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Neil Armstrong
Neil Armstrong,
né à Wapakoneta, Ohio, le 5 août 1930,
astronaute et pilote d'essai américain, il est le premier homme à avoir marché sur la Lune.
Armstrong, né dans le Midwest rural, est l'aîné d'une famille de 3 enfants.Il s'intéresse à l'aviation dès son plus jeune âge, d'abord en pratiquant modélisme, puis en passant son brevet de pilote pendant l'été 1946.
A partir de 1950, Armstrong participa à la guerre de Corée comme pilote de l'US Navy, sur l'USS Essex.
De retour aux Etats-Unis, il intégra l'université Purdue et reçut, en 1955, le diplôme de Bachelor of Science en génie aéronautique.
Armstrong devint ensuite pilote d'essai civil sur la base aérienne d'Edwards (Californie) pour le NACA (devenu NASA en 1958).
Il effectua un total de sept vols en North American X-15, atteignant une altitude de 63km (207 500 pieds) et une vitesse de 6 615 km/h (Mach 5,74) à bord du X-15-1.
Il quitta son poste avec plus de 2 450 heures de vol sur plus de 200 appareils différents (dont jets, hélicoptères, planeurs).
De 1960 à 1962 il participa également au programme de planeur orbital Dyna Soar.
En 1962, Armstrong fut sélectionné par la NASA dans son second groupe d'astronautes. Il prit alors le commandement de la capsule Gemini 8, aux côtés de David Scott pour ce qui allait être le premier amarrage de deux engins spatiaux en orbite.
Le véhicule cible était un engin non habité Agena lancé quelques minutes avant la capsule d'Armstrong et Scott. A la suite d'un dysfonctionnement à bord de Gemini, les deux véhicules durent se séparer prématurément pour permettre un retour sur Terre en urgence des deux hommes.
Armstrong échappa de peu à la mort, le 6 mai 1968, lors du crash du LLRV (atterrisseur lunaire expérimental) qu'il pilotait.
En juillet 1969, Armstrong commanda la mission Apollo 11, qui comprenait également Edwin "Buzz" Aldrin (pilote du module lunaire) et Michael Collins (pilote du module de commande). La mission Apollo 11 quitta le Kennedy Space Center en Floride le 16 juillet 1969 pour se poser sur la lune le 20 Juillet à 20h17 UTC.
Il descendit du LEM six heures plus tard et fut le premier terrien à poser le pied sur la lune le 21 Juillet 1969
à 2 h 56 min 15 s UTC.
A ce moment, il déclara:
« That's one small step for [a] man, one giant leap for mankind. » (« C'est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l'humanité. ») Armstrong put fouler le sol lunaire pendant 2 heures 31 minutes, durée pendant laquelle il parcourut environ 250 m. Armstrong et Aldrin déployèrent plusieurs instruments de mesure et procédèrent à la collecte de 22 kg de roches lunaires.
Le départ pour la Terre eut lieu le même jour et l'amerrissage dans le Pacifique, le 24 juillet.
Peu après, l'Union astronomique internationale baptisa du nom d'Armstrong un petit cratère situé près du site d'alunissage d'Apollo 11, sur la Lune.
Armstrong rejoint l'université de Cincinnati de 1971 à 1979, comme professeur en génie aéronautique. Il fut nommé vice-président de la commission d'enquête sur l'explosion de la navette spatiale Challenger, en 1986. De 1992 à 2002, année de sa retraite, il fut président de la société d'avionique AIL Technologies.
La première biographie consacrée à Armstrong a été publiée (en anglais uniquement) en 2005. |
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Youri Gagarine
Le premier homme dans l'espace fut le commandant de l'Armée de l'air soviétique Youri Gagarine, né le 9 mars 1934, au sein d'une famille de fermiers kolkhoziens.
Son père, Alexeï, était charpentier et sa mère, Anna, trayeuse dans le village de Klouchino. Le jeune Gagarine connut une enfance peu ordinaire. En octobre 1941, un mois seulement après la rentrée des classes, l'armée nazie occupa le village et brûla la seule école.
Les Nazis chassèrent toutes les familles de leurs maisons ; Gagarine et sa famille furent contraints de vivre dans une tranchée-abri creusée dans leur jardin. Deux ans plus tard, après la libération, les Gagarine furent désignés pour aider à reconstruire la ville de Gzhatsk. Ce fut là que Youri continua d'étudier.
Une fois sorti de l'école professionnelle, il fut envoyé dans un collège industriel de Saratov. En 1954, au cours de sa quatrième année au collège, il s'inscrivit au Club d'aviation de Saratov et découvrit la passion de sa vie: voler.
Malgré sa formation de fondeur et mouleur, son amour de l'aviation le poussa à entrer dans l'Armée de l'air.
Peu après la naissance du voyage spatial avec le lancement de Spoutnik 1, il fut stationné tout à fait dans le nord avec un escadron de chasseurs. Deux ans plus tard, lorsque Luna 3 photographia la face cachée de la lune, Youri ne put résister à l'appel de l'espace. Il fit une demande officielle pour entrer dans l'équipe de cosmonautes,
"dût-il en exister une".
En 1960, Gagarine fut convoqué devant un conseil spécial de révision médicale. Une fois admis, à fut invité à Moscou pour des tests encore plus approfondis. Finalement, Gagarine fut déclaré "en assez bonne santé pour dépasser la stratosphère". Le premier groupe de vingt cosmonautes fut réuni en mars 1960. Gagarine et les autres reçurent des cours intensifs sur des sujets théoriques, suivirent un entraînement dans des maquettes de vaisseaux spatiaux, des chambres d'isolement, des centrifugeuses, un entraînement en apesanteur à bord d'avions et effectuèrent des sauts en parachute.
Alors que les essais du Vostok avançaient en 1960, six cosmonautes étaient sélectionnés pour d'autres entraînements préparatoires en vue du premier vol habité et Gagarine était du nombre.
Une fois les essais du Vostok terminés, il fut décidé le 3 avril 1961 de procéder au lancement du premier Vostok habité. Youri Gagarine et les cinq autres cosmonautes quittèrent le site de lancement le 5 avril.
Le 10 avril, Gagarine fut choisi pour conduire le premier le Vostok dans l'espace. Il écrivit à sa femme Valentina, "Imagine un peu, l'homme ordinaire que je suis, se voir confier une tâche d'importance nationale'. Le matin du 12 avril 1961, Gagarine était attaché sur le siège du passager du Vostok. A 9h07, heure de Moscou, les vingt cônes de poussée de l'accélérateur du Vostok se mirent à vrombir et Gagarine entrait dans l'histoire comme premier homme de l'espace.
La destinée empêcha Gagarine d'effectuer un autre vol dans l'espace. De 1963 à 1968, il fut sous-directeur du Centre d'entraînement des cosmonautes et travailla dur pour préparer son second vol spatial. Il fut même membre de l'équipe soviétique d'alunissage à sa création. Mais, après la mort en avril 1967 du cosmonaute Vladimir Komarov pendant le premier vol de Soyouz, il fut écarté du déroulement des vols.
Héros soviétique vénéré, il était considéré comme le Premier citoyen de l'univers. Gagarine était une figure de proue et un objet de propagande trop précieux pour risquer de le perdre dans un accident de vol.
Gagarine combattit amèrement cette décision et gagna sa réintégration dans le déroulement des vols. Le matin du 27 mars 1968, Gagarine et son instructeur de vol, Vladimir Seryogin, décollèrent pour une mission d'entraînement habituelle dans un jet biplace.
A l0h3l, Gagarine s'écrasa non loin de l'aérodrome et fut tué sur le coup. La mort de Youri Gagarine bouleversa l'Union Soviétique. Le choc national fut comparable à celui que les Américains ressentirent lors de l'assassinat de John Kennedy. Gagarine fut enterré au Kremlin, sanctuaire des héros soviétiques. |
Trois sciences
se proposent de nous expliquer l’Univers :
Le milieu interplanétaire
: C’est l’ensemble de tout ce que nous pouvons observer la nuit, les étoiles et l’espace qui les sépare. Mais derrière ces étoiles ! Est-ce le vide ? Existe t il une limite ? Et l’Univers est-il éternel ou il y a eu un commencement un jour ? . Justement, personne ne le sait ! , nous ne pouvons qu’émettre des théories, nous avons cité les plus connus . L’Univers est animé par quatres forces qui gouvernent ses mouvements. A un niveau plus bas, nous pouvons dire que l’Univers observable est constitué de superamas de galaxies, eux même constitués d’amas de galaxies, qui eux même sont constitués de milliers de galaxies.
Une premiére carte de l'univers invisible "la matiére noire"
: L’espace qui sépare les objets de l’Univers n’est pas du vide. Une matière est détectée(matière noire, ou matière invisible, ou encore la masse manquante), représenterait à elle seule plus de 90% de la masse de l’Univers ! .
Les superamas
: C’est un ensemble d'ensembles de galaxies.
Les amas
: C’est un ensemble de galaxies.
Une nouvelle théorie "les quasars"
: Ce sont des objets très lointains, ils brillent comme des étoiles, mais les distances qui nous en séparent sont tellement grandes que les étoiles et les galaxies les plus brillantes ne sont plus visibles. Quasar(quasi-stellaire, ou presque étoile.)
Formation - observation "les trous noirs"
: Ce sont des objets qui absorbent toute la matière à leurs proximités.
Les galaxies
: Elles sont formées d’étoiles, et sont classées par catégorie: Les irrégulières, Les spirales et les spirales barrées, Les elliptiques ou lenticulaires, et Les inclassables et les anormales.
Les groupes d'étoiles
: Ce sont des étoiles groupées en deux ou plus : Nous en citons : les amas ouverts, Les amas Globulaires, les étoiles multiples et les étoiles doubles. D’autres appellations servent à distinguer ces groupes d’étoiles : Les étoiles variables, Les étoiles variables à éclipse, les binaires spectroscopiques, les binaires optiques, les binaires serrées, les étoiles variables, les Céphéides.
Les étoiles
: Ce sont des astres qui émettent de la lumière, elles naissent et meurent. Durant sa vie, une étoile passe par des phases qui lui font changer de forme et d’éclat.
D'autres systèmes solaires "les planétes"
: Ce sont des astres qui reflètent de la lumière, mais ne l’émettent pas. Dans notre système solaire, elles sont de deux types : Telluriques par analogie à la Terre (rocheuses comme la Terre). Jojiennes par analogie à Jupiter (gazeuses comme Jupiter).
Météores, météorites et impacts
: Ce sont des astres minuscules qui se trouvent entre la planète Mars et la planète Jupiter.
: Elles viennent nous visiter de temps à autre. Elles se trouvent dans anneau gigantesque qui englobe notre système solaire.
Son histoire "l'atome"
: En s’arrêtant à l’échelon de l’atome, l’Univers visible n’est composé que de trois particules : les protons, les électrons, et les neutrons. Nous aborderons : les isotopes, les quarks, les particules ,le photon ,l’antimatière et les tachyons.
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Philippe Perrin
Né le 6 janvier 1963 au Maroc Marié, 2 enfants
Spationaute du CNES de 1996 à 2002
Spationaute de l'ESA depuis 2002
Un vol à son actif Polytechnicien, pilote d'essais Colonel de l'Armée de l'Air
Sélectionné comme candidat spationaute en 1990, il suit en novembre 1992 à la Cité des Etoiles (CPK) un stage d'initiation au système spatial russe (SOYOUZ-TM, station MIR et activités extra-véhiculaires).
Envoyé en août 1996 à Houston, Philippe PERRIN suit 2 années d'entraînement à la NASA au Johnson Space Center à Houston (Texas), à l'issue desquelles il est déclaré apte à un vol en qualité de "spécialiste mission".
Mission STS-111
Philippe Perrin a participé à la mission STS-111 en juin 2002 à bord de l'ISS, durant laquelle il a assuré la fonction d'ingénieur de bord. La mission STS-111 était un vol de rotation permettant la relève de l'équipage permanent de la station spatiale internationale. Trois autres objectifs ont été remplis :
poursuivre l'assemblage de l'ISS avec l'emport d'une partie du bras manipulateur, apporter des instruments scientifiques pour le module Destiny tout juste amarré depuis le 10 février 2001 et assurer la réparation du bras robotique canadien.
Trois sorties extravéhiculaires ont été effectuées par Philippe Perrin. Il remplit également des fonctions techniques au Département "Opérations et systèmes" du Bureau des Astronautes à Houston, ce qui l’a amené à travailler sur le CRV dans la définition des interfaces de pilotage et contrôle. Il a travaillé ensuite sur la modernisation du poste de pilotage de la navette spatiale. Parallèlement, il continue à entretenir sa qualification de pilote d’essai en pilotant l’Airbus Zéro-G au cours de 4 campagnes annuelles.
Philippe Perrin entre à l'École Polytechnique en 1982. Pendant ses études, il effectue son service militaire dans la Marine. Il navigue pendant 6 mois dans l'Océan Indien et effectue un entraînement de pilotage et de navigation. Après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur en 1985, il rejoint l'armée de l'air.
En 1986, il est breveté pilote de chasse. De 1987 à 1991, il est affecté à la Base Aérienne de reconnaissance de Strasbourg. Il vole sur Mirage-F1-CR et effectue des missions en Arabie Saoudite et en Afrique.
En 1993, il obtient son diplôme de pilote d'essais à l'Ecole des Equipages d'Essais à Istres (EPNER). Il est affecté au Centre d'Essais en Vol de Brétigny-sur-Orge.
Il est affecté à la Base Aérienne de Dijon jusqu'en 1995, puis retourne à Brétigny où il est nommé Chef Pilote d'Essais adjoint, en charge du développement du MIRAGE 2000-5.
En 1995, il obtient son diplôme de pilote de ligne français théorique. En juillet 1996, il revient au CNES qui annonce sa sélection comme spationaute et il rejoint la NASA pour un entraînement à Houston (Texas).
En 1999, il obtient son diplôme de pilote de ligne américain. Philippe Perrin a effectué 26 missions de combat. Il totalise plus de 3 000 heures de vol sur plus de 30 types d'appareils, qui vont de l'avion de chasse à l'Airbus.
Intégré en décembre 2002 au Corps européen des astronautes (EAC), il travaille actuellement sur l'ATV, au centre de contrôle ATV à Toulouse.
Chevalier de la Légion d’Honneur
Médaille de l'Outre-Mer (Guerre du Golfe en 1991) Deux médailles de la Défense Nationale |
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Michel Tognini
Né le 30 septembre 1949, à Vincennes
Marié, 4 enfants
Spationaute du CNES de 1985 à 1999
Spationaute de l'ESA de 1999 à 2003
Chef du Corps européen des astronautes depuis 2003
2 vols à son actif
Général de l’Armée de l’Air
Très intéressé par le projet français de navette spatiale Hermès, il se porte candidat lorsque le CNES lance en 1985 un concours de recrutement pour le corps des spationautes auquel il est intégré.
En août 1986, il est désigné comme doublure de Jean-Loup Chrétien pour la mission ARAGATZ. Il reçoit une formation au Centre Youri Gagarine à la Cité des Etoiles, près de Moscou, et il s’entraîne en piscine pour des sorties extra-véhiculaires dans le cadre de la mission franco-soviétique ARAGATZ.
Toujours officier de l’Armée française, il est placé en détachement au CNES à partir de septembre 1986. Durant les années 1989-1990, Michel Tognini est membre du programme Hermès à Toulouse. Il est actuellement à l'entraînement à la NASA à Houston, où il remplit les fonctions de CAPCOM (communication avec les astronautes) lors des vols vers l'ISS
Mission ANTARES
En 1991, il retourne à la Cité des Etoiles pour reprendre l’entraînement, cette fois comme spationaute titulaire pour la 3ème mission franco-soviétique, ANTARES.
C’est pour lui l’occasion de piloter le simulateur de la navette Bourane et de voler sur MIG 25 et Tupolev 154.
Le 27 juillet 1992, il décolle de Baïkonour à bord d’un Soyouz avec 2 cosmonautes et il rejoint la station MIR. Il y restera jusqu’au 10 août 1992. De septembre 1993 à juin 1994, Michel Tognini est auditeur à l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale).
En janvier 1995, il est désigné pour suivre un entraînement de spécialiste mission à la NASA (Houston). Il termine cet entraînement en été 1996 et participe à divers groupes de travail NASA relatifs à l’amélioration de l’entraînement des astronautes et à l’occupation de la future Station spatiale internationale. Mission STS-93
En novembre 1997, Michel Tognini est choisi pour participer à la mission STS-93, prévue en juillet 1999, au cours de laquelle il est en charge notamment du déploiement du télescope à rayons X Chandra X-ray Observatory. Il effectue ce vol d'une durée de 5 jours du 22 au 27 juillet 1999, à bord de la navette américaine Columbia, en compagnie de la 1ère femme Commandant de bord Eileen Collins.
Le 1er novembre 1999, il est intégré dans le corps des astronautes européens de l'Agence spatiale européenne. Il reste cependant à Houston aux États-Unis afin de poursuivre son entraînement. Le 1er février 2000, Michel Tognini est promu Général de Brigade. De 1999 à 2003, Michel Tognini fait partie du Corps européens des astronautes de l'ESA. Il reste cependant à Houston, aux Etats-Unis, afin de poursuivre son entraînement. Il y remplit également la fonction de Capcom (communication avec les astronautes), lors des vols vers l'ISS.
Ingénieur de l'Ecole de l'air en 1973, pilote de chasse en 1974, il est affecté en escadre de chasse à Cambrai et devient commandant d'escadrille en 1979.
En 1983, il est diplômé d'études militaires. Après avoir effectué son stage de pilote d'essais en Grande-Bretagne, il est affecté au Centre d'essais en vol de Cazaux et devient chef pilote d'essais. A ce titre, il participe aux essais de nombreux matériels aériens français, notamment le système d'armes du Mirage 2000. Il totalise plus de 4 300 heures de vol sur tous types d’appareils français et sur certains appareils britanniques, américains, et italiens et a effectué 150 sauts en parachute.
En mai 2003, Michel Tognini a quitté le Corps européen des astronautes pour occuper le poste de Chef des astronautes à l'EAC (European Astronaut Corps) de l'Agence spatiale européenne à Cologne en Allemagne, fonction précédemment occupée par Jean-Pierre Haigneré.
Commandeur de la Légion d’Honneur
Officier de l’Ordre National du Mérite
Médaille de l’Aéronautique Ordre Soviétique de l’Amitié des Peuples Ordre Russe |
Nouveau succès pour Arianespace
ESA
Le lanceur lourd européen Ariane 5, dans sa configuration ECA, a correctement placé en orbite les satellites américain Spaceway 3 et japonais BSAT-3A. La mise à feu s'est effectuée comme prévu à 23h44 TU depuis la base européenne de Kourou, et aucun incident n'a été relevé durant le vol, qui s'est avéré exemplaire.
Coiffe du lanceur renfermant les deux satellites. |
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Claudie Haigneré
Née le 13 mai 1957 au Creusot Mariée,
1 enfant
Spationaute du CNES de 1985 à 1999
Membre du Corps des astronautes européens de 1999 à 2002
2 vols à son actif Médecin rhumatologue, spécialiste en médecine aéronautique
Docteur ès-sciences, option Neuro-Sciences Claudie Haigneré est membre de l'Académie des Technologies.
En octobre 1992, elle est désignée comme doublure de Jean-Pierre Haigneré pour le vol spatial franco-russe Altaïr, du 1er au 22 juillet 1993.
Durant toute la mission, elle assure le suivi des expériences biomédicales depuis le centre de contrôle de Kaliningrad, près de Moscou. Dès septembre 1993, elle assure la coordination du programme scientifique de la mission franco-russe Cassiopée en 1996, ainsi que celle des expériences françaises de la mission EUROMIR 94 (ESA).
Elle est désignée titulaire du vol Cassiopée et rejoint, à ce titre, la Cité des Etoiles à Moscou le 1er janvier 1995 afin d'y suivre un entraînement complet. Mission CASSIOPEE
Le 17 août 1996, Claudie Haigneré débute un vol de 16 jours à bord de la station orbitale russe MIR dans le cadre de la mission franco-russe CASSIOPEE.
De nombreuses expériences médico-physiologiques, techniques et biologiques ont été menées par Claudie Haigneré, successivement expérimentateur et sujet d'expériences.
En mai 1998, elle rejoint la Cité des Etoiles comme astronaute suppléante de Jean-Pierre Haigneré pour la mission franco-russe PERSEUS qui débute en février 1999 à bord de Mir. A cette occasion, elle suit un entraînement complet d'ingénieur de bord de la station et de cosmonaute sauveteur de vaisseau Soyouz.
En novembre 1999, elle est intégrée à l'Agence Spatiale Européenne et à ce titre, rejoint le corps des Astronautes Européens situé à Cologne en Allemagne. Mission ANDROMEDE
En janvier 2001, elle rejoint à nouveau la Cité des Etoiles pour un entraînement de 9 mois pour la mission ANDROMEDE. Cette mission du CNES, en collaboration avec les partenaires russes, permet à Claudie Haigneré de se rendre à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en qualité d’ingénieur de bord n°1. A cette occasion, Claudie Haigneré est la première astronaute française à voler à bord de l'ISS. Ce vol appelé " vol taxi " se fait à bord d’un Soyouz, destiné à remplacer le Soyouz amarré à l’ISS et avec lequel l’équipage revient sur Terre, après un séjour de 8 jours à bord de l’ISS.
Pendant les 8 jours à bord de l’ISS, Claudie a réalisé un programme expérimental dans les domaines de l’Observation de la Terre, de l’étude de l’Ionosphère, des Sciences de la Vie ainsi que des Sciences de la matière.
Pendant ses études, Claudie Haigneré obtient successivement son Doctorat en médecine en 1981,
un Certificat d'Etudes Spécialisées (CES) de biologie et de médecine du sport en 1981,
un CES de médecine aéronautique et spatiale en 1982,
un CES de rhumatologie en 1984, un Diplôme d'Etudes Approfondies (DEA) de biomécanique et physiologie du mouvement en 1986,
et soutient une thèse de neuro-sciences en 1992. Elle exerce pendant huit ans une activité médicale au sein de la Clinique de Rhumatologie et du Service de Réadaptation de l'hôpital Cochin à Paris : consultations hospitalières de rhumatologie et traumatologie sportive, techniques rhumatologiques, activités de recherche en électro-myographie et biomécanique osseuse et articulaire.
Elle travaille également pendant six ans au Laboratoire de Physiologie Neuro-Sensorielle du CNRS à Paris :
définition et préparation d'expériences scientifiques dans le domaine de la physiologie humaine, en particulier expériences "Physalie" et "Viminal" intégrées au vol franco-soviétique Aragatz en 1988 avec Jean-Loup Chrétien à bord de la station MIR ;
thèmes de recherche : adaptation des systèmes sensori-moteurs en microgravité. De 1990 à 1992, Claudie Haigneré est responsable des programmes de physiologie et de médecine spatiale à la Division "Sciences de la Vie" du CNES à Paris, participant aux orientations de la recherche spatiale dans ce domaine, en étroite collaboration avec les laboratoires français et internationaux.
Elle assure, de 1989 à 1992, la coordination scientifique de la mission franco-russe Antarès pour les expériences des sciences de la vie, lors de la préparation et du vol de Michel Tognini.
De 2004 à 2005, Claudie Haigneré a exercé la fonction de ministre déléguée aux Affaires européennes, après avoir été ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies de 2002 à 2004.
Claudie Haigneré est également engagée dans un soutien à plusieurs associations de santé : les maisons de parents pour enfants hospitalisés, l'Alliance des maladies rares avec la fondation Groupama et l'association Kourir des enfants atteints de polyarthrite juvénile. Elle est d'autre part marraine de la Cité de l'espace à Toulouse, de l'Institut de myologie de la Pitié Salpétrière réalisé par l'AFM et de nombreuses écoles et promotions d'étudiants.
Officier de la Légion d'Honneur
Chevalier dans l'Ordre National du Mérite Ordre russe de l'Amitié des peuples
Médaille russe du courage personnel |
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Jean-Pierre Haigneré
Né le 19 mai 1948 à Paris
Marié, 3 enfants Spationaute du CNES de 1985 à 1998
Chef du Corps européen des astronautes de 1999 à 2002 (Cologne, Allemagne)
2 vols à son actif
Général de Brigade de l'Armée de l'Air
Pilote d'essai
Sélectionné en tant que spationaute par le CNES en 1985, il supervise la Division Vols Habités au sein de la Direction Hermès et Vols Habités de 1986 à 1989.
A ce titre, il participe aux études préliminaires de l'avion spatial Hermès.
D'autre part, il développe et met au point le programme Caravelle Zéro G (vol parabolique) dont il devient ensuite le responsable technique et opérationnel.
En décembre 1990, il est désigné comme doublure de Michel Tognini pour le vol spatial franco-russe Antarès et suit un entraînement à la Cité des Étoiles près de Moscou.
Mission ALTAÏR
De novembre 1992 à juin 1993, désigné membre de la 4ème mission spatiale franco-russe dénommée ALTAÏR, il s'entraîne à la mise en œuvre d'une dizaine d'expériences scientifiques relatives aux sciences de la vie, au comportement de fluides et matériaux en micropesanteur ainsi qu'à des recherches à caractère technologique. Parti du cosmodrome de Baïkonour le 1er juillet 1993, il rejoint la station spatiale MIR le 3 juillet en compagnie du commandant de bord Vassili Tsibliev et de l'ingénieur de bord Alexandre Serebrov.
Il revient sur Terre le 22 juillet 1993, en compagnie de l'équipage présent à bord de la station depuis 6 mois, composé du commandant de bord Guenadi Manakov et de l'ingénieur de bord Alexandre Polechtchouk. En 1994, il obtient une qualification sur Airbus, appareil destiné à succéder à la Caravelle Zéro G et qui permettra au CNES de poursuivre les campagnes de vol en micropesanteur, avec des expériences à bord, aussi bien françaises qu'européennes.
En septembre 1995, il est chargé de mission pour les affaires spatiales auprès de l'Ambassade de France à Moscou. Parallèlement, il est chargé d'assurer l'interface entre le Centre de Contrôle russe de Kaliningrad, près de Moscou, et l'équipage de la station MIR pendant toute la mission MIR 95. En décembre 1996, il est désigné suppléant de la mission PEGASE .
Mission PERSEUS
En mai 1998, Jean-Pierre HAIGNERÉ est sélectionné comme membre du Corps européen des astronautes de l’Agence spatiale européenne ;
il est mis à la disposition du CNES comme spationaute expérimentateur et ingénieur de bord de l'équipage titulaire désigné pour la mission franco-russe PERSEUS qui s'est déroulée à bord de la station spatiale Mir du 22 février au 28 août 1999.
Cette mission de longue durée (186 jours) comportait en outre une sortie extra-véhiculaire. A l'issue de ce vol, Jean-Pierre Haigneré rejoint le Centre des astronautes européens à Cologne en Allemagne en tant que Chef des astronautes de l'ESA.
Jean-Pierre HAIGNERÉ entre à l'École de l'Air de Salon-de-Provence en 1969 et obtient un diplôme d'ingénieur en 1971.
Breveté pilote de chasse à Tours en 1973, il est pilote de chasse puis commandant d'escadrille jusqu'en 1980, à la 13ème escadre de chasse de Colmar, sur Mirage 5 et Mirage III E. Il suit la formation de pilote d'essais de l'ETPS à Boscombe-Down en Grande-Bretagne dont il sort diplômé en 1981 après avoir passé sa thèse finale sur le Harrier (avion à décollage et atterrissage vertical).
De retour en France, il est responsable de la mise au point de l'une des versions du Mirage 2000 et de la présentation en vol du Dewoitine 520 au Centre d'Essais en Vol de Brétigny-sur-Orge.
En 1983, il est nommé Chef pilote d'essais.
Il totalise 5 500 heures de vol sur 102 types d'avions différents dont 1 800 en essais en vol.
Il possède la licence de pilote de ligne, pilote d'essais, pilote de montagne et d'hydravion.
Commandeur de la Légion d'Honneur Chevalier de l'Ordre National du Mérite Ordre Russe de l'Amitié des Peuples
Médaille Russe du Courage Personnel |
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A la recherche des étoiles
Les désert de l'Atacama, au Chili, est le lieu idéal pour l'observation de l'Univers. Sur le mont Paranal, le VLT (very large télescope) traque chaque nuit de nouvelles étoiles.
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Visite virtuelle de l'Univers
Planétarium de la Cité des Sciences
Le Planétarium de la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris compte parmi les huit plus grands de France. Au programme : projections de films astronomiques sur un écran hémisphérique.
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Explorer la matière grâce à la lumière
Le synchrotron SOLEIL est une des plus puissantes sources de lumière au monde. Grâce à son rayonnement, il permettra de mettre au point de nouveaux matériaux et les médicaments de demain.
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Quand un trou noir attaque une galaxie
La Nasa filme l'attaque d'une galaxie par un trou noir
Pour la première fois, la Nasa a saisi les images d'un jet departicules issues d'un trou noir et qui traversent une galaxie.
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Les cathédrales de la science
Le nouvel accélérateur de particules du CERN
Le CERN est le plus grand laboratoire international de physique au monde. Le LHC, son nouvel accélérateur de particules, mesurera 27 km de circonférence et devrait nous révéler l'origine de l'univers et la structure de la matière.
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La naissance de la Terre
Comment la Terre est apparue dans la galaxie
Il y a 4,5 milliards d'années naissait notre planète, la Terre. Grâce à de magnifiques images de synthèse, cet extrait retrace les premières années de son existence, jusqu'à la formation du système solaire actuel. |
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A la recherche de la vie martienne
Les robots de la Nasa traquent la vie
Qu’est-ce qui est petit, mobile et capable de s’aventurer dans les zones les plus inaccessibles de Mars ? Réponse : Spirit et Opportunity, deux robots à la ultrasophistiqués qui ont réussi à prendre des photos de la planète rouge....
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La formidable énergie du soleil
Le soleil permet la vie sur Terre, en nous apportant l'énergie de sa lumière. Mais comment cette énergie est-elle fabriquée et comment nous parvient-elle ?
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Nucléaire : au coeur de l'EPR d'Areva
Visite virtuelle du futur réacteur nucléaire EPR
Areva nous propose un petit film d'animation en 3D pour comprendre ce que sera l'EPR. Nous effectuons une visite virtuelle de ce futur réacteur nucléaire pour en comprendre en détail le fonctionnement
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L'énergie des océans
Les hydroliennes
La première turbine marémotrice du monde est installée dans la baie de Fundy, au Royaume-Uni. Elle produit assez d'électricité pour 100 à 150 foyers, grâce aux courants marins générés par les marées.
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Virus, des prédateurs microscopiques
Extrait du film "Danger virus"
La guerre s'organise pour lutter contre ces envahisseurs invisibles. Revue de détail des forces en présence et de leurs moyens d'action. Cet extrait est issu du documentaire "Danger virus" diffusé sur France 5 le 19 janvier 2006.
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Galileo, le compte à rebours a commencé
Programme civil européen de radionavigation par satellite
Grâce à sa constellation de satellites, Galileo offrira bientôt des applications multiples pour les particuliers et les professionnels. Un projet à la rentabilité d'ores et déjà garantie.
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Jean-François Clervoy
Né le 19 novembre 1958, à Longeville-lès-Metz Marié, 2 enfants Spationaute à l'ESA depuis 1992 3 vols à son actif Polytechnicien
En 1983, il est détaché par la DGA au CNES où il travaille pendant 2 ans sur différents projets :
le satellite Spot et la sonde Véga.
En 1985, il est sélectionné en tant que spationaute par le CNES ; il travaille au sein du bureau des équipages du projet d'avion spatial Hermès.
En 1992, il intègre le corps des astronautes de l'ESA, dont la base se trouve au Centre des astronautes européens (EAC), à Cologne (Allemagne), où il suit le programme de formation préliminaire. En août 1992, Jean-François Clervoy est détaché par l'ESA au Bureau des astronautes de la NASA à Houston (Etats-Unis), où il suit une année de formation avant de recevoir sa qualification de spécialiste de mission pour la Navette spatiale. Il travaille à la Division de mise au point des missions du Bureau des astronautes, sur des systèmes de robotique et de bras télémanipulateur. Mission STS-66
Pour son 1er vol dans l'espace, Jean-François Clervoy participe à la mission STS-66 de la Navette Atlantis, en novembre 1994.
Cette mission dénommée ATLAS-3 (Laboratoire de recherche fondamentale et appliquée sur l'atmosphère) a pour objectif d'étudier la composition de l'atmosphère terrestre et les effets de l'énergie solaire.
Les scientifiques européens y participent largement, de même que l'ESA, qui contribue aux opérations à distance. L'équipage assure la mise en place et la récupération du satellite SPAS de l'Agence spatiale allemande.
Mission STS-84 En juillet 1996, Jean-François Clervoy est sélectionné pour sa 2de mission spatiale, STS-84. Cette 6ème mission d'amarrage de la Navette spatiale à la station Mir s'est déroulée du 15 au 24 mai 1997. Etant le spécialiste de mission le plus expérimenté, un grand nombre de taches cruciales lui ont été confiées dont la surveillance des systèmes de la navette pendant les phases d'approche et d'amarrage avec la station spatiale Mir.
En sa qualité de commandant de la charge utile, il est également responsable de plus de 20 expériences scientifiques et coordonne le transfert de 4 tonnes de matériel pendant les 5 jours que Atlantis passe amarrée à la station Mir.
Mission STS-103
En décembre 1999, Jean-François Clervoy participe à la troisième mission d’entretien du télescope spatial Hubble. Ce vol a pour principal objectif de remplacer le système de pointage défaillant du télescope. Jean-François Clervoy est chargé de diriger le bras télémanipulateur de la navette lors de plusieurs phases très délicates de la mission, et notamment lors de la capture initiale du télescope et des 3 sorties dans l’espace.
Jean-François Clervoy est diplômé de l'Ecole Polytechnique de Paris (1981) et de l'Ecole supérieure de l'Aéronautique et de l'Espace de Toulouse (1983).
En 1987, il obtient son brevet d'ingénieur navigant d'essai de l'Ecole du Personnel Navigant d'Essais et de Réception d'Istres.
Il est détaché par la Délégation générale pour l'armement auprès du CNES, où il travaille pendant 2 ans sur les dispositifs de stabilisation du satellite SPOT, sur les projets STAR et de sonde "cométaire" (VEGA). Ingénieur-navigant au Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge de 1987 à 1992, il participe aussi aux programmes européens de vols spatiaux habités (programme HERMES).
Il possède les brevets de parachutiste civil et militaire, de plongeur civile et militaire, ainsi qu'un brevet de pilote privé. Jean-François Clervoy travaille ensuite à l'intégration des écrans de contrôle de la Station spatiale internationale au sein du Bureau des astronautes de la NASA-JSC à Houston.
Depuis septembre 2001, Jean-François Clervoy est détaché auprès de l'équipe projet ATV (Automated Transfer Vehicle, destiné à assurer le transport de frêt à destination de l'ISS) de l'ESA, située à EADS Launch Vehicle aux Mureaux (France).
Il suit ainsi le développement du programme en tant que Senior Advisor Astronaut. Il est aussi PDG de Novespace, la filiale du CNES en charge des vols paraboliques sur l’A300 Zero-G.
Chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur Space Flight Medal et Exceptional Service Medal de la NASA Chevalier de l'ordre national du mérite Diplômes "Komarov" et "Korolev" de l'Académie internationale d'astronautique |
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Léopold Eyharts
Né le 28 avril 1957 à Biarritz
Marié, un enfant Spationaute de l'ESA depuis 1998
Un vol à son actif
Pilote d'essais Général de l'Armée de l'Air
Sélectionné spationaute en 1990 par le CNES, il collabore au programme HERMES.
En 1992, il devient responsable du programme Caravelle Zéro-G (vols paraboliques) en tant que pilote d'essais. Cette même année, il est présenté aux épreuves de sélection des spationautes de l'Agence spatiale européenne (ESA).
Il effectue, en 1991 et 1993, 2 stages de formation à la Cité des Etoiles (CPK), près de Moscou. Il est nommé cosmonaute suppléant de la mission franco-russe Cassiopée.
Mission Pégase Léopold Eyharts est cosmonaute titulaire de la mission Pégase (29 janvier au 19 février 1998).
Il séjourne 19 jours à bord du complexe orbital MIR. En tant que cosmonaute expérimentateur, il a pour principal objectif de compléter les mesures effectuées lors de la mission Cassiopée en 1996, en particulier dans le domaine des sciences de la vie et des sciences physiques. Léopold Eyharts travaille actuellement au Bureau des astronautes de la NASA-JSC au sein de la Division Station spatiale, sur les véhicules russes Soyuz/Progress.
Il entre à l'Ecole de l'air de Salons-de-Provence en 1977 et obtient un diplôme d'ingénieur en 1979. Breveté pilote de chasse à Tours en 1980, il devient chef de patrouille à la septième escadre de chasse à Istres, sur Jaguar A, puis commandant d'escadrille à Saint-Dizier.
En 1987, il entre à l'Ecole des équipages d'essais à Istres et devient pilote d'essais en 1988.
En 1990, il est nommé chef-pilote d'essais. Il totalise 3 800 heures de vols sur plus de 50 types d'appareils, 21 sauts en parachute dont une éjection.
Léopold Eyharts poursuit actuellement son entraînement à Houston. Il travaille également pour le bureau des astronautes de la NASA au sein de la division Station spatiale, sur les véhicules russes Soyouz et Progress, ainsi que sur les aspects informations de l'ISS.
Chevalier de la Légion d'Honneur
Chevalier de l'ordre national du Mérite Médaille d'outre-mer Médaille d'argent de la Défense nationale Médaille russe pour le Courage et l'Amitié |
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Survolant la Terre , cette vue de l’Europe de l’Ouest nous permet de découvrir la France telle que les astronautes peuvent nous voir. Neige sur les Alpes, temps dégagé ; nuages sur les Pyrénées.
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L’ouragan Isabelle de catégorie 3 a touché la côté Est des Etats Unis en septembre 2003. Spectacle effrayant en dessous… magnifique au dessus! |
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Comment ne pas être ébloui par ce coucher de soleil au dessus de la Terre ? Spectacle à vous couper le souffle dont quelques privilégiés seulement peuvent être témoins.

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Lui aussi vit ! Le soleil est en évolution constante. Cette photo prise par la NASA nous montre une éruption solaire , comme il s’en produit tout les jours. Celle-ci, heureusement, n’était pas dirigée vers la Terre…

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Majestueux tourbillon de l’espace. Composée de millions d’étoiles, la galaxie NGC 1232 est un exemple de galaxie spirale.
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Lorsque les astronomes colorent Saturne , c’est pour étudier les différents types de nuages composant l’atmosphère de la sixième planète de notre système solaire… Cela reste pour nous, observateurs, un spectacle haut en couleur.

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De la surface de l’une des postulantes à la place de lune de Pluton , admirons cette vue sur la planète. Pluton aurait 3 lunes qui graviteraient autour d’elle : Charon (l’officielle lune), Nix et Hydra.
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La nébuleuse du Pélican situé dans la constellation du Cygne retient l'attention des astronomes du fait de son ensemble particulièrement actif d'étoiles en formation et de nuages de gaz.
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Cette "Jupiter chaud" est une planète si proche de son étoile qu’elle tourne autour de son étoile en un temps très court et à une vitesse démentielle. Accrochez vous !

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Une explosion céleste provoquant un écho de lumière qui se reflète dans les nuages de poussières environnants. L'étoile donne ainsi l'impression de s'agrandir. Tout simplement magique !
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La lumière de l'étoile qui vient de traverser le nuage se réfléchit sur sa surface. La Pléiade, sur cette image, appartient à un amas d'étoiles dont les noms sont les sept filles d'Atlas dans la mythologie grecque.

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Patrick Baudry
Né le 6 mars 1946 , à Douala (Cameroun) Marié, 3 enfants
Un vol à son actif
Pilote d'essais Colonel de l'Armée de l'Air
Sélectionné par le CNES en 1980, il est désigné comme suppléant pour le vol PVH (premier vol habité).
Il passe 2 ans à la Cité des Etoiles (CPK), près de Moscou.
En mars 1984, il est sélectionné pour une mission spatiale avec la NASA et vole du 17 au 24 juin 1985 avec la mission STS-51G comme spécialiste de charge utile.
Il entre à l'Ecole de l'air en 1967.
Pilote de chasse depuis 1970, il vole en unité sur F-100 et Jaguar.
Admis à l'ETPS (Empire Test Pilots School) de Boscombe Down en Grande-Bretagne, en 1977, il vole sur Hunter, Harrier, Lightningen, et sort titulaire du Patuxent Trophy.
A son retour en France, il est affecté au Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge.
Depuis 1993, Patrick Baudry est pilote d'essais à Airbus Industrie et Président de Espace 4000 (ingénierie aéronautique et spatiale) et Academia (ingénierie pédagogique - groupe scolaire Acadis).
Il est également pilote de ligne et pilote professionnel d'hélicoptères.
Il totalise plus de 12000 heures de vol sur plus de 350 types d'appareils différents, dont 10000 sur avions à réaction.
Officier de la Légion d'honneur
Chevalier de l'ordre national du Mérite Médaillé de l'aéronautique Space Flight Medal américaine Membre de l'ordre soviétique de l'Amitié des peuples |
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Jean-Loup Chrétien
Né le 20 août 1938, à La Rochelle
Marié, 5 enfants Spationaute du CNES de 1980 à 1999
Spationaute américain de 1999 à 2001 3
vols à son actif
Pilote d'essais Général de l'Armée de l'Air
Il est sélectionné comme spationaute du CNES en 1980 et effectuera 3 vols spatiaux. De 1991 à 1998,
Jean-Loup Chrétien est Directeur des Astronautes du CNES. Ayant quitté ses fonctions au sein du CNES le 1er février 1999, il participe au groupe de travail sur la Station spatiale internationale au centre de la NASA à Houston (Texas, Etats-Unis), et occupe plus particulièrement le poste de Directeur adjoint du groupe ISS Expedition Corp.
A quelques mois de la reprise de son entraînement en vue d'une mission à bord de l'ISS, il est victime d'un accident et est contraint de cesser ses activités de spationaute.
Mission PVH
Sélectionné par le CNES en 1980, Jean-Loup Chrétien va suivre un entraînement de 2 ans à la Cité des Etoiles, près de Moscou en Union Soviétique, pour préparer la mission franco-soviétique PVH (Premier Vol Habité).
Il effectue 189 heures de vol spatial à bord du vaisseau Soyouz T6 et de la station Saliout 7 du 25 juin au 2 juillet 1982, en tant qu'ingénieur de bord d'un équipage composé de Vladimir DJANIBEKOV et d'Alexandre IVANTCHENKOV.
En orbite, il réalise 9 expériences scientifiques dans les domaines de la médecine, de la biologie, de l'astronomie et de l'élaboration des matériaux dans l'espace. En 1984-1985, il participe à un entraînement à Houston pour la mission 51-G CNES-NASA "Sciences de la Vie", comme doublure de Patrick Baudry. Mission ARAGATZ
Il effectue un 2nd vol spatial du 26 novembre au 21 décembre 1988,
au terme d'un nouvel entraînement de 2 ans à la Cité des Etoiles, lors de la mission scientifique et technique franco-soviétique ARAGATZ.
Durant ce vol, il séjourne à bord :
du vaisseau Soyouz TM7 (aller) en compagnie d'Alexandre Volkov commandant de bord, et de l'ingénieur de bord Serge Krikaliev ;
de la station spatiale MIR où sont effectuées 9 expériences scientifiques et techniques ;
du vaisseau Soyouz TM6 (retour) en compagnie de Vladimir Titov et de Moussa Manarov, détenteurs du record de durée de vie en orbite (365 jours).
Le 9 décembre 1988, il effectue, en compagnie d'Alexandre Volkov, une EVA (sortie extra-véhiculaire) de six heures, détenant ainsi jusqu'au 17 juillet 1990 le record de la plus longue EVA.
Mission STS-86 Du 25 septembre au 5 octobre 1997, il participe en tant que spécialiste de mission au vol NASA STS-86 à bord de la navette américaine Atlantis avec amarrage à la station orbitale Mir dans laquelle il séjourne 4 jours.
Titulaire d'une maîtrise en Génie aéronautique et ingénieur de l'Ecole de l'Air en 1961,
il rejoint la 5ème escadrille de Chasse à Orange.
Pilote d'essais au Centre d'essais en vol d'Istres de 1970 à 1977,
il est responsable du programme MIRAGE F1 de 1970 à 1973.
Il est officier-adjoint en chef de la Division de la Défense aérienne du sud-est de 1977 à 1980. Il totalise plus de 6 000 heures de vol sur de nombreux types d'avion.
Jean-Loup Chrétien a quitté la NASA depuis le mois d'août 2001.
Il travaille pour une société sous-traitant du matériel électronique pour l'agence spatiale américaine à Houston. Il y occupe les fonctions de vice-président en recherche et développement, et est plus particulièrement chargé de suivre les applications industrielles d'un brevet auprès de la NASA.
Il a également été conseiller pour les activités spatiales auprès du président de Dassault et a fait partie du conseil d'administration de BRIT AIR.
Il est membre de l'Académie de l'Air et de l'Espace, de l'Association des Explorateurs de l'Espace, de l'Association des Astronautes européens, de l'International Academy of Aeronautics.
Il totalise plus de 8 000 heures de vol sur de nombreux types d'avion.
Officier de la Légion d'honneur
Chevalier de l'ordre national du Mérite Médaillé de l'Aéronautique
Héros de l'Union soviétique |
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Audouin Dollfus
Audouin Dollfus est né le 12 Novembre 1924, d’un père aéronaute et conservateur du Musée de l’Aéronautique (Charles Dollfus, 1893 – 1981). Il évolue donc dès son plus jeune âge dans ce milieu qui conditionnera tout le reste de sa vie. A l’âge de 8 ans, il effectue ainsi son premier vol en ballon et attrape aussitôt le virus. Suite à la découverte d’un livre dans la bibliothèque de ses grands-parents (« Le Ciel », d’André Guillemin) le jeune Audouin Dollfus est rapidement attiré par l’appel du ciel, d’abord en tant qu’observateur, car il se passionne pour l’astronomie. Il déclarera plus tard : « Je n’y comprenais rien, mais les gravures de champs d’étoiles et de planètes m’ont immédiatement fasciné. Et j’ai entrevu là que l’on pouvait sûrement devenir astronome ». En 1941, le 14 Juillet, il fait une observation qui sera pour lui une révélation. L’astronome amateur Jean Dragesco lui fait observer Mars dans sa lunette de 153mm de diamètre. Avec un grossissement de 200 fois, le jeune Audouin est émerveillé par le disque planétaire et les détails de la surface, ce souvenir restera gravé dans sa mémoire toute sa vie. Il décide alors qu’il consacrera sa vie à l’astronomie. Dès 1945, il se rend à l’Observatoire du Pic du Midi de Bigorre, dans les Pyrénées, où il est initié par celui qui deviendra son mentor : Bernard Lyot. Bernard Lyot est un ami du père d’Audouin Dollfus, Charles Dollfus, et célèbre inventeur du coronographe. Selon Audouin Dollfus, c’est grâce à cet homme, à sa rigueur et à la générosité de son enseignement qu’il est devenu un astronome accompli. Il observe là-bas dans une nouvelle lunette de 600mm de diamètre donnant des grossissements de 1000 fois, elle est alors la plus grossissante lunette du monde ! Audouin Dollfus étudie notamment Saturne à partir du mois de décembre, il est alors loin de se douter que la planète aux anneaux sera le théâtre d’une de ses plus grandes découvertes … En parallèle, il étudie à la faculté des sciences de Paris et obtient sa licence en mathématiques dès 1946. Il devient dans la foulée astronome assistant à la section astrophysique de l’Observatoire de Meudon, à Paris. Par la suite, il y deviendra aide astronome, puis adjoint, puis titulaire, et enfin honoraire … Quoique sa situation soit à Paris, il se rend très fréquemment au Pic du Midi pour y effectuer des travaux en compagnie de Bernard Lyot. En 1947, Audouin Dollfus est diplômé d’études supérieures de physique. En 1948, il devient attaché de recherches au CNRS, puis assistant à l’Observatoire de Paris l’année suivante. Très vite, il choisit de se spécialiser dans l’étude du système solaire. En effet, alors qu’auparavant l’étude du ciel portait essentiellement sur les objets diffus du ciel profond, notamment catalogués par Charles Messier, les planètes du système solaire étaient reléguées au second plan, ne suscitant qu’un intérêt très limité. Mais, suite aux premières observations de Mars au XIXème siècle et à la cartographie de sa surface (laissant apparaître tout un réseau de canaux qu’on croyait signe d’une présence civilisée), les astronomes se mirent à se passionner pour ces mondes mystérieux, passion dont le principal moteur et le but ultime était la recherche de vie extraterrestre.
Suite à ce nouvel engouement par la communauté scientifique de l’exploration du système solaire, la Société Astronomique de France créé en 1956 (à l’occasion du rapprochement de la planète Mars) la Commission des Surfaces Planétaires. Le but de cette commission est alors de publier de façon régulière des comptes rendus de travaux établis autant par les professionnels que par les amateurs. C’est Audouin Dollfus qui prend la tête de cette commission. De nombreuses réunions sont organisées pour échanger des observations, des idées et lancer des débats et de profondes discussions pour tenter de percer les mystères du système solaire. Les travaux les plus approfondis sont même publiés dans le revue de la SAF, l’Astronomie. Audouin Dollfus focalise essentiellement ses travaux sur l’étude du Soleil et sur l’étude des sols planétaires grâce à la méthode de détection par polarisation de la lumière. Il est ainsi chargé de déterminer la composition du sol martien, à la faveur du rapprochement de la planète à cette période. Il est vrai qu’avant qu’on y envoie la première sonde, Viking, ce sujet portait à débat. Afin de déterminer avec la plus grande précision possible la polarisation de la lumière martienne, il faut veiller à ce qu’elle soit la moins « polluée » possible par l’atmosphère terrestre qui, par phénomène de turbulences atmosphériques et d’humidité trop importante, perturbent les trajectoires des rayons lumineux, et par la même occasion leur interprétation. A l’époque, aucun télescope spatial du type Hubble n’existe, la seule solution est alors d’atteindre la plus haute altitude possible. Dollfus se rend donc à l’Observatoire du Pic du Midi, qui semble le meilleur site au monde à l’époque pour ce genre d’observation. Il fait notamment équipe avec Henri Camichel, Marcel Hugon, Jean Focas.
Pour certaines recherches, il est évident que l’atmosphère est encore trop épaisse, la lumière martienne observée n’est pas exploitable lorsqu'il s'agit de rechercher la présence d'eau dans son atmosphère … Et c’est là que l’observateur prend le costume d’explorateur. Audouin Dollfus, qui par un heureux hasard a été initié depuis toujours au voyage en ballon, va ainsi marier ses deux passions. Pour se faire, il retourne en région parisienne. En véritable pionnier de l’exploration spatiale, il s’envole donc une première fois de l'Observatoire de Meudon en 1954 pour un vol en ballon à 7000 mètres d’altitude, la nacelle du ballon étant munie sur son côté du télescope. L’expédition est un succès, les résultats obtenus sont bons mais améliorables … Afin d’obtenir des résultats absolument satisfaisants, l’altitude doit être quasiment doublée pour atteindre la stratosphère, afin que l’atmosphère terrestre ne soit plus handicapante. Le projet est une folie, et pourtant le professeur Dollfus et son équipe vont relever le défi ! Son équipe entame ainsi la construction en 1957-58 d’une nacelle étanche faite en aluminium (1.2mm d’épaisseur) recouvert de polystyrène (2cm d’épaisseur), mesurant 1.80m de diamètre. A son sommet, on installe un télescope de type Cassegrain de 500mm de diamètre. La masse totale de la cabine est ainsi de 105kg. Dans cette nacelle conservant les conditions de pression, de température et d’oxygène de la surface, l’explorateur s’envole donc une seconde fois le 22 Avril 1959, depuis la base de Villacoublay. L’envol était initialement prévu pour la fin 1958, mais les conditions météorologiques défavorables repoussent l’échéance au printemps 1959… Entre temps, l’objectif de la mission change lui aussi du fait du changement de la configuration du ciel, il s’agit désormais d’observer l’atmosphère de Vénus, de la Lune et de la Terre. Cette fois-ci, la structure du ballon est d’une toute autre nature … Il ne s’agit pas cette fois-ci d’un ballon à gaz, mais d’une sorte de « grappe de raisin » haute de 450 mètres (!!), constituée de 105 petits ballons en caoutchouc regroupés par groupes de 3 le long d’un câble central. Lors de la montée, les ballons se dilatent, certlains éclatent et l’engin se stabilise ainsi à une altitude donnée, avant d’effectuer la redescente en douceur. L’objectif est finalement atteint, avec une stabilisation à 14 000 mètres, un record du monde ! L’observation par le télescope embarqué est un succès (grâce à la présence d’un télescope muni d’un spectroscope dont la mission était de traquer la vapeur d’eau dans l’atmosphère) et la redescente se déroule sans encombre, avec un atterrissage en douceur, 5 heures après le décollage.
Voici le récit complet de l’expérience relaté par Audouin Dollfus lui-même, minute après minute, sur le site du CNES : Cliquez ici Pour comparer avec ces résultats par photographie, photométrie et polarimétrie sur les planètes, Audouin Dollfus décide de déterminer la lumière polarisée de centaines de minéraux terrestres, jusqu’à ce que leur lumière corresponde à celle du sol martien. Après maintes expériences, il s’aperçoit que la limonite (Fe2O3) pulvérisée correspond. Il en conclu alors que le sol désertique martien est recouvert d’oxyde de fer. Ces conclusions sont discutées avec l’astronome Gérard Kuiper (astronome qui donnera son nom à la célèbre ceinture de Kuiper, situé au-delà de l’orbite de Neptune) de l’Université de Chicago, qui conclue aussi pour une roche ignée à grains fins. Les mesures de polarisation excluent toute idée de végétation sur le sol, mais la quantité d’eau décelée dans l’atmosphère est jugée suffisante pour envisager une certaine forme de vie sur la planète … Grâce à cette technique d’observation par polarisation de la lumière, Audouin Dollfus est également capable de détecter contre toute attente la présence d’une très faible atmosphère mercurienne. En 1950, on croit toujours que la proximité de la planète avec le Soleil et la faible masse de celle-ci sont contradictoires avec toute existence possible d’atmosphère. Dollfus réussi néanmoins à en détecter la trace à l’Observatoire du Pic du Midi. Il détermine que cette atmosphère ne peut être supérieure au 1/300ème de celle de la Terre. En réalité, on sait aujourd’hui qu’elle est très ténue : 10-15 bar, la masse totale répartie sur la petite planète n’excédant pas 1 tonne. Dollfus profitera également de la grande lunette du Pic du Midi en 1959 pour observer la surface mercurienne et affiner les premières observations, faites en 1889, par l’astronome italien Giovanni Schiaparelli. Audouin Dollfus et Bernard Lyot étudient également la possibilité d’une atmosphère sur la Lune, et bien que le taux de dissipation thermique des gaz soit très élevé, aucune polarisation n’est détectable, la question est donc définitivement close.
Les recherches d’Audouin Dollfus se portent désormais sur le système de Saturne. En effet, dès le début des années 1950, les astronomes pensent que les divisions présentes dans les anneaux sont dues à la présence de satellites encore inconnus. En 1957, à l’Observatoire de Meudon, Dollfus pressent l’existence d’un satellite dont l’attraction perturbe les anneaux de Saturne. Audouin Dollfus s’affaire donc à observer les anneaux dans les plus grands télescopes du monde, notamment dans le puissant télescope de l’Observatoire Mc Donald au Texas (2m de diamètre), afin d’obtenir une finesse d’image inégalée. De retour au Pic du Midi, ils procèdent à une analyse micrométrique révélant très précisément la structure des anneaux. La position des divisions est sensée correspondre parfaitement avec la distance des satellites Mimas, Encelade et Téthys, par phénomène de résonance. Pourtant les résultats ne correspondent pas parfaitement, et l'astronome en conclue la présence d’un satellite supplémentaire dont la masse perturbe les résultats. Selon lui, si on ne l’a jusqu’à présent jamais découvert, c’est parce qu’il doit être situé très près de l’anneau, dans le rebords externe, et il est ainsi noyé dans la lumière de la planète reflétée sur les anneaux, il doit donc être indétectable visuellement. La seule solution pour l’observer est d’attendre le moment propice où la Terre passera précisément dans le plan des anneaux de Saturne. Nous somme en 1966, et cet évènement doit se produire 2 fois dans l’année. La première fois, le 29 Octobre 1966 : Pendant une vingtaine de jours, l’Académie des Sciences de l’Union Soviétique met à la disposition de Dollfus ses meilleurs télescopes. Pourtant, il ne peut faire que des observations visuelles et pas de photographie. Malgré de bonnes conditions d’observation, ce handicap empêche toute découverte. La seconde fois, le 17 Décembre 1966 : dernière chance de trouver le satellite manquant avant la prochaine « occultation » des anneaux prévu pour 1981 … Dollfus reste en France, grâce à l’installation d’un nouveau télescope de 107cm de diamètre à l’Observatoire du Pic du Midi. Afin de capturer l’image du satellite, il doit poser suffisamment longtemps … Mais pour cela il faut absolument masquer la lumière aveuglante de Saturne. Il installe donc une bande de celluloïd absorbant la lumière dans le plan focal du télescope, ce qui permet d’atténuer le globe planétaire en réduisant par un facteur 100 sa luminosité, tout en préservant la faible lueur des anneaux vus par la tranche. Le détail à observer est si minime qu’il faut bénéficier d’une précision extrême de l’image : Il faut donc encore jouer avec les effets de contraste en rajoutant des plaques photographiques, les temps de pose (entre 10 et 20 minutes), les tremblements du tube optique, les variations atmosphériques, les imperfections minimes du moteur électrique de la monture équatoriale, etc … Mais grâce au génie de l’équipe, tout est prêt pour effectuer au mieux leur recherche au jour J. Le télescope prend finalement 3 clichés sur une période de 3 jours, sur lesquels apparaît un très faible point lumineux non identifié, situé exactement sur le plan des anneaux et se déplaçant d’est en ouest. Les résultats sont formels, le satellite est découvert ! Au total, 28 clichés sont pris, et les orbites sont calculés. L’équipe de Dollfus transmet les résultats à d’autres observatoires de la planète, qui se relaient et confirment la découverte, prenant eux aussi une foule de clichés. Après calculs, il apparaît que l’inclinaison orbitale du satellite est nulle. Le satellite, le dixième satellite de Saturne, est baptisé « Janus » sur proposition d'Audouin Dollfus lui-même, du nom d’une divinité grecque. Cette découverte est une consécration dans la carrière d'Audouin Dollfus. En 1969, l’astronome amateur Jean Dragesco (l’homme ayant montré Mars pour la première fois au jeune Dollfus) succède à Audouin Dollfus en tant que président de la Commission des Surfaces Planétaires. Durant cette période, Audouin Dollfus s’investit dans divers projets spatiaux internationaux : Après avoir démontré grâce à sa technique de polarisation de la lumière que le sol lunaire était recouvert d’une épaisse couche de poussière composée de basalte pulvérisé, les chercheurs soviétiques du projet Luna et l’équipe américaine du projet Apollo11 se servent de ces résultats pour déterminer la nature de l’alunissage à effectuer (cette couche épaisse de plusieurs dizaines de centimètres par endroits est le résultats des très nombreux impacts météoritiques qu’à connu la Lune dans sa jeunesse). Audouin Dollfus met également au point en 1973 un polarimètre pour la mission soviétique Mars-5, qui effectuera sept tours en orbite autour de la planète Mars … En parallèle, il continue ses observations du système Saturnien et découvre en 1979 l’anneau extérieur. En 1989, après avoir présidé les Commissions internationales pour l'étude des planètes et de la lune, Audouin Dollfus reprend la direction de la Commission des Planètes de la Société Astronomique de France, qui a été rebaptisée Commission des Surfaces Planétaires en raison de la diversification des études planétaires dû à l’élargissement du champ d’observations et à la multiplication des missions d’exploration spatiales américaines et soviétiques. Audouin Dollfus se focalise à partir de cet instant à la diffusion de la connaissance, il est depuis un vulgarisateur émérite. En Juin 2002, la Commission des Planètes se scinde en deux et sa branche observationnelle devient la Commission des Observations Planétaires ; Daniel Crussaire y succède au professeur Dollfus. Aujourd’hui, toujours astronome honoraire à l’Observatoire de Paris-Meudon, Audouin Dollfus est également président de l’Observatoire de Triel-sur-Seine (Le Parc aux Etoiles, Yvelines). Outre ses activités scientifiques, il accorde aujourd’hui une importante part de son emploi du temps à la vulgarisation scientifique, dont il est très soucieux, notamment auprès des jeunes générations (qui hésitent de plus en plus à opter pour un cursus scientifique, ce qui risque d’entraîner la science dans son ensemble vers une crise des effectifs à court terme) : Il se rend dans les écoles, assiste ou anime des conférences, publie des ouvrages à succès, etc … Son œuvre est désormais très conséquente, puisque tout au long de sa carrière il a réparti ses recherches (spécialisées sur l’astrophysique du système solaire) dans plus de 300 publications scientifiques. Il est titulaire de nombreux prix et distinctions scientifiques dont le prix Janssen, qui est la plus haute distinction de la Société Astronomique de France, le diplôme Tissandier de la Fédération Aéronautique Internationale et le Grand Prix de l’Académie des Sciences. En son honneur, l’astéroïde 2451 Dollfus porte son nom. Dernière conférence en date, celle du 24 Février 2006, organisée en son honneur à Plaisir par l’association Véga Astronomie, dont le titre était : « 50 ans d’astronomie : Audouin Dollfus, une vie au service de l’astronomie » Cliquez ici pour lire le compte rendu de cette conférence En voici quelques photos … |
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Hubert Reeves
Hubert Reeves, le plus célèbre astrophysicien canadien, est né le 13 Juillet 1932, à Montréal, Québec. Très jeune déjà, il est attiré par les sciences, et sa famille lui transmet rapidement la fibre artistique et musicale. Ce beau mélange explique aisément les talents de conteur et de poète qui valent aujourd’hui la renommée d’Hubert Reeves. Tout au long de sa vie, il s’attachera à chercher un compromis entre science et art afin d’interpréter, d’expliquer et de partager sa vision de l’univers dans lequel nous vivons tous. Le jeune Reeves effectue ses études classiques chez les Jésuites, au collège Jean de Brébeuf, puis obtient en 1953 son baccalauréat ès sciences physiques à l’Université de Montréal. Il s’inscrit alors au Eaton Laboratory de l’Université McGill où il présente son mémoire de maîtrise de physique atomique sous la direction de J.D Jackson : Formation of Positronium in Hydrogen and Helium en 1955. Il poursuit en astrophysique nucléaire au Physics Department de l’Université Cornell (Ithaca, Etat de New York) où il soutient sa thèse de doctorat sous la direction de E.E Salpeter : Thermonuclear Reaction Involving Medium Light Nuclei en 1960. Entre les années 1960 et 1964, il enseigne en tant que professeur de physique à l’Université de Montréal et également à l’Université Columbia de New York. Il devient également conseiller scientifique à l’Institute for Space Studies de la National Aeronautics and Space Administration (NASA). En 1964-65, il quitte le Canada car il est invité en tant que professeur au service de Marcel Demeur, Physique nucléaire, à l’Université libre de Bruxelles. Il y reste une année et part pour la France en 1966. Il est alors nommé Directeur de Recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) de Paris, et est affecté en tant que Conseiller scientifique au Commissariat à l’Energie Atomique de Saclay. Il reste malgré tout attaché à l’Université de Montréal à titre de professeur associé. En 1981, il fait un séjour d’un semestre au Département d’Astronomie de l’Université Berkeley, en Californie. Depuis 1981, il enseigne également un mois par an (octobre) la cosmologie au Département de Physique de l’Université de Montréal. Depuis 1982, Hubert Reeves organise des cycles de conférences de vulgarisation astronomique « l’Histoire de l’Univers » au Département de l’Education permanente de l’Université de Montréal. Depuis 1986, il enseigne la cosmologie à l’Université Paris VII, puis également à l’Université de Toulouse depuis 1993. Depuis 1993, il organise toujours ses conférences de vulgarisation astronomique « Histoire de l’Univers », cette fois-ci à la Sorbonne.
Très tôt dans sa carrière, Hubert Reeves est reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes au monde sur l’origine des éléments légers (hélium, deutérium, lithium). Il écrit nombre d’articles destinés aux professionnels : environ une centaine dans des revues spécialisées (telles Bulletins of American Physics, The Astronomical Journal, Institute for Space Studies, Planetary and Space Physics, Physics Review, Publications de l’Institut Interuniversitaire de Sciences nucléaires de Belgique, Journal de physique et du radium, Ecole de physique théorique de Les Houches, …), ainsi que deux livres : Stellar evolution and nucleosynthesis en 1968, et Nuclear Reactions in Stellar Surfaces, en 1972. Ses travaux de recherches portent sur divers sujets : - Réactions thermonucléaires dans les noyaux stellaires : fusion du carbone et de l’oxygène. - Spectre de neutrinos solaires. - Processus r et s dans les étoiles. - Origine des éléments légers : lithium, béryllium et bore. - Abondance du deutérium et de l’hélium dans le système solaire et dans l’univers. - Densité de l’univers. - Etude de la transition quark-hadron en cosmologie. - Origine et développement de l’énergie libre dans l’univers en expansion. Malgré l’étendue de ses domaines de compétences, Hubert Reeves est surtout célèbre pour autre chose. En effet, il considère « que la communication du savoir est au moins aussi importante que l’avancement des connaissances : il est malsain et parfois dangereux de cultiver le secret mandarinal autour de la science. ». Ainsi, vous l’aurez désormais compris même si vous le saviez déjà, Hubert Reeves est connu dans le monde entier pour être un ambassadeur de la science auprès du public, souvent profane mais désireux d’apprendre et de comprendre ce qui leur semble la plupart du temps inaccessible. Hubert Reeves consacre donc le tiers de son temps à la vulgarisation, on peut dire qu’il consacre sa vie à révéler l’histoire de l’Univers et à partager ses connaissances au plus grand nombre d’entre nous. Il considère, à juste titre, que ce partage est l’une des principales responsabilités du scientifique, car les implications des découvertes scientifiques « vont au-delà de la science, changer notre vision du monde ». Selon Hubert Reeves, « la science remet en question la manière de penser au sujet de la signification de la vie, car non seulement elle nous explique comment le monde est fait, mais procure les éléments indispensables au dossier qui nous aidera à prendre des décisions d’ordre moral tout en enrichissant le contexte. ». Comme Albert Einstein, qui était animé d’un sens passionné de justice et de responsabilité sociale, Hubert Reeves se soucie beaucoup du futur de l’humanité et de la santé de la planète. « Nous sommes tous les enfants du cosmos, fils et filles des étoiles qui ont engendré les atomes de nos corps, car l’existence même du cerveau humain, comme produit de l’évolution cosmique, est liée à des développements qui s’étirent sur quinze milliards d’années ». Pour Hubert Reeves, c’est autant une raison de responsabilisation profonde qu’une cause d’un émerveillement sans limite… Hubert Reeves a œuvré sur 16 ouvrages de vulgarisation destinés au grand public depuis la fin des années 70 : - Soleil - 1977 - Patience dans l’azur - 1981 - Poussières d’étoiles – 1984 - L’heure de s’enivrer – 1986 - Malicorne – 1990 - Comme un cri du cœur – 1992 - Compagnons de voyage – 1992 (avec Jelica Obrenovich) - Dernières nouvelles du cosmos – 1994 - L’espace prend la forme de mon regard – 1995 - La première seconde – 1995 - La plus belle histoire du monde – 1995 - Intimes convictions – 1996 - Oiseaux, merveilleux oiseaux – 1998 - Sommes-nous seuls dans l’Univers ? – 2000 - Les artisans du huitième jour – 2000 - Mal de Terre – 2003 (avec Frederic Lenoir)
Hubert Reeves a également travaillé sur nombre de films et de spectacles de vulgarisation scientifique : - Les étoiles naissent aussi. (Centre National de la Documentation Pédagogique, Paris). - Le Soleil, notre étoile. (Centre National de la Documentation Pédagogique, Paris). - La vie dans l’Univers. (15 émissions de 30 minutes sur FR3, en 1982). - Un soir, une étoile. (66 émissions de 2 minutes sur TF1, en 1984). - Diaporama : Cosmologie. (avec Alain Superbie et Michel Gonzales, 1982). - Initiation à l’astronomie. (15 heures, télé-enseignement, Université de Montréal, 1990). - Spectacle de planétarium à Strasbourg et à Montréal. (les dialogues du ciel et de la vie, avec Benoît Reeves et Michel Gonzalez, audio-visuel). - Hubert Reeves, conteur d’étoiles. (film et dvd avec Iolande Rossignol, Office National du film du Canada, 2002-2003. Hubert Reeves ne compte plus les pays qu’il dans lesquels il s’est rendu afin d’y organiser des conférences de vulgarisation astronomique : Outre tous les pays d’Europe, il s’est rendu en Algérie, en Arabie Saoudite, au Brésil, au Burundi, au Canada, au Chili, aux Etats-Unis, au Japon, au Mali, au Maroc, en Mauritanie, au Mexique, au Qatar, à La Réunion, au Sénégal, à Tahiti, en Tunisie, au Vietnam… Outre la centaine d’articles publiés dans les revues spécialisées, il prend également le temps d’adapter ses travaux à des périodiques et des revues populaires : Larousse, Ciel et espace, Art Press, La Recherche, etc… Son habileté à vulgariser les théories scientifiques souvent complexes voire obscures, à les rendre accessibles (même aux plus jeunes, quitte à susciter des vocations !), à donc fait d’Hubert Reeves un personnage célèbre dans toute la francophonie, un ambassadeur de la science, et pour les jeunes une fenêtre autre que celle souvent rébarbative et insipide de l’enseignement scolaire. Bien qu’il affirme « je n’avais jamais imaginé que je deviendrai un vulgarisateur », son succès repose plus sur ses dons innés de communicateur que de scientifique accompli (cela n’a rien de péjoratif, bien au contraire, et ne doit pas minimiser ses compétences en physique qui sont indiscutables et indiscutées !!). Une anecdote : Patience dans l’azur, son best seller de 1981, avait au préalable été refusé par une trentaine d’éditeurs ! Traduit en vingt-cinq langues, il s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires…
L’utilité pour notre société d’un personnage tel que Hubert Reeves, ne tient pas uniquement dans le fait qu’il consente à bien vouloir prendre la peine de partager ses découvertes avec le grand public (ce qui est déjà très bien), mais c’est un homme qui, à travers ses travaux et ses convictions, est porteur d’un message. Hubert Reeves est très engagé dans l’écologie car il a conscience du miracle du vivant, et de la fragilité d’un tel équilibre. Pendant de nombreuses années, il a été très actif au sein du mouvement écologiste en tant que porte parole de différentes causes, essentiellement celles qui s’intéressaient aux espèces en voie de disparition. Extrait d’un entretien entre Jacques Languiran, journaliste, et Hubert Reeves, le 10/11/1986) : « Dans votre dernier livre, je crois percevoir une certaine tristesse : en même temps que vous nous dites que la solution est dans la vie passionnée, on voit que vous même vous êtes très déchiré. Je pensais à ce mot de René Char qui me paraissait s’appliquer à vous : " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil ". Parce que je vous trouve tellement lucide, et dans votre lucidité, tellement partagé : d’un côté, cette vision positive, cette recherche d’une vie passionnée, d’amour et d’ivresse, qui nous permettrait de franchir cette étape apparemment stagnante de l’évolution pour arriver à un niveau de conscience plus élevé, et d’autre part, cette inquiétude que vous d’exprimez sur la nature humaine qui semble piétiner, tourner en rond. H.R : C’est pire que ça! Parce qu’en même temps que la nature humaine piétine, les dangers, eux, s’accélèrent. Il y a un tel progrès aujourd’hui des armes, qu’on se demande même si l’amélioration personnelle - qui est la seule solution possible - peut prendre de vitesse la course aux armements. On ne peut pas piétiner, arrêter là et attendre que ça se passe. La menace devient de plus en plus fabuleusement inquiétante : c’est une question de course, et on peut se demander si cette course n’est pas déjà perdue. J’espère toujours que non… » Hubert Reeves est ambassadeur de l’Observatoire du Saint Laurent à Montréal dans le cadre du projet Biosphère conjoint Canada et Etats-Unis. Il est également membre des associations suivantes : Terre d’avenir, groupe Universitaire pour l’écologie et la protection de l’environnement, Environnement sans frontière, France Nature Environnement, Demain l’environnement, Association des amis du Conservatoire de la Nature Paul Bert. « En février 2001, Hubert Reeves est devenu président de la Ligue pour la préservation de la faune sauvage (ROC), prenant la succession de Théodore Monod, décédé en novembre 2000. Il prépare également un livre sur la détérioration de la planète. L'astrophysicien se dit inquiet de l'état du monde dans lequel vivront ses petits-enfants en 2050 : « L'astronomie nous apprend qu'il a fallu 15 milliards d'années pour fabriquer le cerveau humain. C'est un paradoxe de voir que cet être humain menace à très court terme la poursuite de l'évolution, la biodiversité. Nous sommes en train de faire régresser la vie et de rendre la planète inhabitable. En nous montrant le long chemin parcouru pour mener à la Terre telle que nous la connaissons, l'astronomie donne une portée plus vaste aux problèmes actuels. Cela amplifie l'idée de gâchis. » Au sein de l'association qu'il préside, Hubert Reeves veut internationaliser la lutte pour la protection de l'environnement et rêve de faire accepter un droit d'ingérence écologique. » Le Monde édition du 17 Février 2002 Déclarations d’Hubert Reeves, Président, sur le site http://www.roc.asso.fr/ : « L'humanité se trouve à une étape cruciale de son existence, car les choix relatifs à la planète faits aujourd'hui, sont d'importance critique pour les forêts, les océans, les fleuves, les montagnes, la flore et la faune sauvages et les autres systèmes qui rendent la vie possible pour les générations présentes et futures {…} Ce n'est ni une prophétie sinistre ni un voile jeté pudiquement sur la réalité qui nous attend. C'est l'évaluation qui fait le plus autorité à ce jour sur ce que nous avons été, ce à quoi nous sommes parvenus, et l'itinéraire que nous allons probablement emprunter.» « Nous avons entre nos mains déjà des centaines de déclarations, d'accords, de directives, de traités légalement contraignants conçus pour remédier aux problèmes de l'environnement et écarter les menaces qu'ils posent pour la faune et la flore sauvages, la santé et le bien-être des hommes. Ayons maintenant le courage politique et trouvons les moyens novateurs de financer l'action nécessaire pour appliquer ces accords et pour guider l'évolution de la planète Terre vers un terrain plus salubre, vers une plus grande prospérité… Ce n'est pas seulement la responsabilité des hommes politiques. Nous sommes tous en quelque sorte des actionnaires de cette entreprise mondiale.» Troisième rapport sur " l'avenir de l'environnement mondial " par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE - 2002). « Astrophysicien , je suis engagé pour la défense de la biodiversité. Et par éthique, je crois profondément que tuer pour le plaisir est un acte inhumain, indigne et dégradant. Aussi suis-je devenu en 2001 le Président de la Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs. L'avenir dépend largement des décisions prises aujourd'hui et demain. Prenons les choses en mains ! Dans le vaste programme d’actions à mettre en œuvre, toutes les bonnes volontés sont mobilisées. A chacun sa part du travail.»
Dans son dernier dvd, Hubert Reeves, conteur d’étoiles, cet écologiste de la première heure nous met en garde contre la destruction actuelle que subit notre planète. Contrairement à la croyance populaire, martelée par deux millénaires de religions monothéistes, l’être humain n’a pas le statut spécial d’espèce choisie, de peuple élu, et son comportement risque de le mener tout droit à sa propre destruction. Face au développement économique érigé en dogme, la mondialisation de l’écologie est peut-être notre seul véritable espoir de salut. Déjà, dans l’heure de s’enivrer (1986), œuvre dans laquelle il est question du sens de l’Univers, Hubert Reeves examine les choix qui s’offrent à l’humanité alors que l’auto-élimination de l’espèce devient possible. Dans son dernier livre, Mal de Terre (2003), il fait de nouveau un constat alarmant sur les menaces que l’homme fait peser sur lui-même. Les années passent mais son combat reste le même, faire prendre conscience à l’humanité qu’elle n’est pas immortelle et que son action sur l’environnement ne saurait être sans conséquences… D’une manière générale, ses livres, tout en s’appuyant sur une très solide base scientifique, sont empreints de poésie. Hubert Reeves compare souvent son œuvre et sa mission à celles d’un historien ; souvent dans ses livres il raconte l’histoire de l’évolution tout en suscitant systématiquement des questions difficiles sur le passé et le futur de l’humanité, il est soucieux de provoquer une prise de conscience pour chaque lecteur sur la responsabilité qui est la sienne sur son action au sein de son propre écosystème. Reeves se demande si l’humanité saura trouver sa propre place dans l’ordre de la vie, et insiste sur le fait que les espèces qui survivent sont celles qui sont capables de s’adapter à l’écosystème de la planète, et dieu sait si ce dernier est en train de changer du fait de l’activité intense des hommes. Le problème, croit-il, tient dans les relations complexes entre l’intelligence et la nature plutôt qu’entre l’humanité et la nature et dans le fait que, « sur notre planète, c’est l’intelligence de l’être humain qui a dépouillé celle des autres espèces ». A l’instar de bon nombre de ses confrères scientifiques, il est atterré par la manière dont les connaissances scientifiques on été utilisées au service de l’humanité « qui poursuit ardemment son autodestruction ». Distinctions reçues par Hubert Reeves au cours de sa carrière : Doctorats honorifiques Université de Montréal, Québec, juin 1983 Université de Berne, Suisse, décembre 1989 Université de Moncton, Canada, octobre 1991 Université Libre de Bruxelles, Belgique, 1992 Université d’Ottawa, Canada, mars 2004 Chevalier de l’Ordre National du Mérite, République Française, 1976 Chevalier de la Légion d’Honneur, France, 1986 Membre de l’Académie Canadienne-française, 1988 Membre de la Société Royale du Canada, avril 1991 Officier de l’Ordre du Canada, avril 1991 Officier de la Légion d’Honneur, Paris, 2003 Commandeur de la Légion d’Honneur, Paris, 2003 Compagnon de l’Ordre du Canada, février 2004 Prix Prix de la Fondation de France, 1982 Prix de la Société Française de Physique, 1985 Prix Blaise Pascal de la ville de Clermont-Ferrand, 1988 Grand Prix de la Francophonie décerné par l’Académie Française, 1989 Prix littéraire de la ville de Limoges, avril 1991 Prix littéraire de la ville de Saint-Etienne, 1992 Prix de l’Académie Lutèce de Paris, 1992 Prix Albert Einstein de la Société Albert Einstein, Berne, juin 2001 Citations d’Hubert Reeves : Pour tirer le meilleur parti des connaissances acquises, pour en extraire toute la richesse, il importe de ne pas s'y habituer trop vite, de se laisser le temps de la surprise et de l'étonnement. Extrait de L'Espace prend la forme de mon regard La question n'est pas de savoir si Dieu existe ou non. Mais plutôt : qui est-Il, et à quoi joue-t-Il ? Extrait de L'Espace prend la forme de mon regard Toute philosophie est indissociable du monde émotif duquel elle émerge. Son intérêt vient du fait qu'elle témoigne d'une expérience humaine, d'une rencontre d'un monde intérieur avec le monde extérieur. Extrait de L'Espace prend la forme de mon regard Distinguer le "raisonnable" et le "rationnel". Le premier inclut l'intuition et l'affectif. Le second n'implique qu'un déroulement correct du processus logique. Extrait de L'Espace prend la forme de mon regard La science moderne est un admirable monument qui fait honneur à l'espèce humaine et qui compense (un peu) l'immensité de sa bêtise guerrière. Extrait de L'Espace prend la forme de mon regard Le drame de l'existence humaine est de devoir renoncer un jour à être dans la lumière. Extrait de Intimes Convictions Les hérésies jouent un rôle essentiel. Elles tiennent les esprits en état d'alerte. Extrait de Patience dans l’azur Si deux théories expliquent également bien un résultat, il convient de "trancher" en faveur de la plus simple. Extrait de Patience dans l’azur Observer, c'est perturber. Extrait de Patience dans l’azur En science comme ailleurs, l'inertie intellectuelle, la mode, le poids des institutions et l'autoritarisme sont toujours à craindre. Extrait de Patience dans l’azur L'homme est un accident de parcours, dans un cosmos vide et froid. Il est un enfant du hasard. Extrait de Patience dans l’azur Si la nuit n'était pas noire, il n'y aurait personne pour s'en rendre compte. Extrait de Patience dans l’azur Notre univers s'étend comme gonfle dans le four un pudding aux raisins, dans un espace qu'il crée lui-même. Extrait de Patience dans l’azur Dans quelques décennies, nous ne serons plus, mais nos atomes existeront toujours, poursuivant ailleurs l'élaboration du monde. Extrait de Patience dans l’azur Qui serait assez téméraire pour affirmer que nous connaissons et percevons toutes les forces, toutes les ondes et tous les moyens de communications ? Extrait de Patience dans l’azur Estimer correctement son degré d'ignorance est une étape saine et nécessaire. Extrait de Patience dans l’azur Regarder "loin", c'est regarder "tôt". Extrait de Patience dans l’azur Comme la femme enceinte ne sait pas ce que son ventre prépare, nous ignorons quelles merveilles peuvent encore surgir du développement de la complexité cosmique. Extrait de Intimes convictions Les nombres ont-ils un mode d'existence en dehors de la tête de celui qui les pense ? Extrait de L'espace prend la forme de mon regard L'univers est une machine à faire de la conscience. Extrait de Patience dans l'azur A l'échelle astronomique, la lumière progresse à pas de tortue. Les nouvelles qu'elle nous apporte ne sont plus fraîches du tout ! Extrait de Patience dans l'azur A l'échelle cosmique, l'eau est plus rare que l'or. Le vrai problème c'est : " Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? " |
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Principales Données
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Diamètre
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1 392 530 km
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Masse (en tonnes)
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2*1027
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Composition (en masse)
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Hydrogène : ~ 75 %
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Hélium : ~ 25 %
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Densité moyenne
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1.4 g/cm³
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Température de surface
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5 770 K
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Type spectral
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G2V (étoile jaune)
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Magnitude visuelle apparente
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- 26.8
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Magnitude visuelle absolue
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+ 4.8
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Pesanteur à la surface
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27,9 fois celle régnant sur la Terre
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Distance moyenne à la Terre
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149 597 870 km
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Localisation dans la Galaxie
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à 28 000 années de lumière du centre
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Période de rotation sidérale
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25.4j à l'équateur
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34j aux pôles
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Vitesse de déplacement absolue dans l'espace
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216 km/s
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Vitesse de déplacement relative par rapport aux autres étoiles
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19 km/s
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Période de révolution autour du centre de la Galaxie
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240 millions d'années
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Age
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~ 5 milliards d'années | |
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Moyenne Mensuelle du Nombre de Taches Solaires
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Mois
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1994
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1995
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1996
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1997
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1998
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1999
|
2000
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2001
|
2002
|
2003
|
2004
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2005
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2006
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2007
|
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Janvier
|
57.8
|
24.2
|
11.5
|
5.7
|
31.9
|
62.0
|
90.1
|
95.6
|
113.9
|
79.5
|
37.2
|
31.3
|
15.4
|
16.9
|
|
Février
|
35.3
|
29.9
|
4.4
|
7.6
|
40.3
|
66.3
|
112.9
|
80.6
|
108.0
|
46.2
|
45.9
|
29.1
|
4.7
|
10.6
|
|
Mars
|
31.7
|
31.1
|
9.2
|
8.7
|
54.8
|
68.8
|
138.5
|
113.5
|
98.1
|
61.5
|
48.9
|
24.8
|
10.8
|
4.8
|
|
Avril
|
16.1
|
14.0
|
4.8
|
15.5
|
53.4
|
63.7
|
125.5
|
108.2
|
120.4
|
60.0
|
39.3
|
24.4
|
30.2
|
3.7
|
|
Mai
|
17.8
|
14.5
|
5.5
|
18.5
|
56.3
|
106.4
|
121.6
|
97.3
|
120.8
|
55.2
|
41.5
|
42.6
|
22.2
|
11.7
|
|
Juin
|
28.0
|
15.6
|
11.8
|
12.7
|
70.6
|
137.6
|
124.9
|
134.0
|
84.5
|
77.4
|
43.2
|
39.6
|
13.9
|
12.0
|
|
Juillet
|
35.1
|
14.5
|
8.2
|
10.4
|
66.6
|
113.5
|
169.1
|
82.2
|
99.9
|
85.0
|
51.0
|
39.9
|
12.2
|
10.0
|
|
Août
|
22.5
|
14.3
|
14.4
|
24.4
|
91.7
|
93.8
|
130.5
|
106.8
|
116.4
|
72.7
|
40.9
|
36.4
|
12.9
|
-
|
|
Septembre
|
25.7
|
11.8
|
1.6
|
51.3
|
92.9
|
71.4
|
109.9
|
150.7
|
109.3
|
48.8
|
27.7
|
22.1
|
14.5
|
-
|
|
Octobre
|
43.8
|
21.1
|
0.9
|
22.7
|
55.5
|
116.7
|
99.4
|
125.6
|
97.5
|
65.6
|
48.4
|
8.5
|
10.4
|
-
|
|
Novembre
|
18.0
|
9.0
|
17.9
|
39.0
|
73.6
|
133.2
|
106.8
|
106.5
|
95.0
|
67.2
|
43.7
|
18.0
|
21.5
|
-
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Décembre
|
26.7
|
10.0
|
13.3
|
41.2
|
81.6
|
84.6
|
104.3
|
131.8
|
81.6
|
47.0
|
17.9
|
41.2
|
13.6
|
- |
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SOHO
Une équipe d’astrophysiciens européens comprenant des chercheurs du Service d'Astrophysique (SAp), du CEA/DSM/DAPNIA, de l'Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC, Espagne) et de l'Observatoire de la Côte d'Azur (Departement Cassiopée OCA-CNRS). Aprés plus de 10 années d'observation continue du Soleil, par l'instrument GOLF à bord du satellite SoHO, ont pu mettre en évidence des modes d’oscillations du Soleil nous donnant accès à la dynamique du cœur nucléaire de notre étoile favorite.
Différents modes d'oscillation
Des modifications de la forme de la surface du Soleil et des décalages spectraux mesurables par effet Doppler.
Mouvements périodiques
Le cœur de notre étoile tournerait plus rapidement que les couches supérieures à l’intérieur du Soleil.
le coeur du soleil
la rotation rapide du coeur solaire est un vestige de l’époque de la formation de notre étoile, avant que les couches supérieures n’aient ralenti
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Mercure
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Mercure - Caractéristiques Orbitales
|
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Distance moyenne au Soleil
|
57 909 176 km
(0,39 ua)
|
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Distance maximale au Soleil
|
69,7 millions de km
|
|
Distance minimale au Soleil
|
45,9 millions de km
|
|
Distance maximale à la Terre
|
220 millions de km
|
|
Distance minimale à la Terre
|
80 millions de km
|
|
Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
|
7,004 87°
|
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Excentricité de l'orbite
|
0,205 630 69
|
|
Période de révolution sidérale
|
87,969 35 jours
|
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Période de révolution synodique
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115,8776 jours
|
|
Vitesse orbitale moyenne
|
47,36 km/s |
|
Mercure - Caractéristiques Physiques
|
|
Diamètre équatorial
|
4 880 km
|
|
Diamètre polaire
|
4 880 km
|
|
Aplatissement
|
0
|
|
Masse
|
3,302×1023 kg
|
|
Masse (Terre = 1)
|
0.055
|
|
Masse volumique moyenne
|
5,427×103 kg/m³
|
|
Gravité à la surface
|
3,701 m/s²
|
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Période de rotation sidérale
|
58,6462 jours
|
|
Inclinaison de l'équateur sur l'orbite
|
0,1°
|
|
Albedo
|
0,106
|
|
Vitesse de libération
|
4,435 km/s
|
|
Température Face éclairée
|
entre 200 et 430 °C
|
|
Température Face non éclairée
|
entre -150 et -200 °C
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Pression atmosphérique
|
2×10-7 Pa
|
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Atmosphère
|
-Potassium K : 31,7 %
-Sodium Na : 24,9 %
-Oxygène (atome) : 9,5 %
-Argon Ar : 7,0 %
-Hélium He : 5,9 %
-Oxygène O2 : 5,6 %
-Azote N2 : 5,2 %
-Dioxyde de carbone CO2 : 3,6 %
-H2O : 3,4 %
-Hydrogène H2 : 3,2 %
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Nbre de Satellites connus
|
aucun | |
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Coeur liquide
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Alors que les astrophysiciens étaient convaincus que Mercure était bien trop petite pour avoir un noyau liquide , c'est avec surprise qu'ils avaient constaté que la sonde Mariner 10 y avait détecté un faible champ magnétique lors de ses trois passages en 1974 et 1975.
Or, même si ce champ est approximativement 100 fois plus faible que celui de la Terre, il ne peut être engendré que par un cœur liquide dont la vitesse de rotation est légèrement différente de celle du reste de la planète. .
A partir de 2002, les astronomes ont commencé à diriger certaines antennes vers la planète, dont le radiotélescope de 70 mètres de Goldstone, en Californie. A 18 reprises , celui-ci a sondé Mercure. Ces données ont permis de définir sa vitesse de rotation avec une précision d'un millième de pourcent, et de mettre en évidence de faibles fluctuations incompatibles avec un noyau rocheux
Mais la découverte d'un noyau liquide implique aussi la présence d'un élément plus léger que le fer. Les astronomes pensent qu'il pourrait s'agir de soufre, ou encore d'autres produits chimiques, qui auraient pu se mélanger au matériau durant la formation de la planète. |
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Albert Einstein
Albert Einstein est né le 14 Mars 1879 à Ulm, Wurtemberg, Allemagne, dans une famille juive peu pratiquante. Son père, Hermann Einstein, était patron d’une usine électrochimique. Sa mère, Pauline Koch, était musicienne. La famille vivait également avec l’oncle d’Albert, un ingénieur. C’est son oncle, et non son père, qui donnera le goût au jeune Albert des mathématiques. A 5 ans, son père lui offre un cadeau qui le marquera toute sa vie : une boussole. Tout gamin qu’il est, il est très impressionné par le mystère qui fait rester immobile l’aiguille, toujours pointée vers la même direction, alors qu’il tourne l’objet dans tous les sens… Il prend conscience de l’action à distance.
A 6 ans, poussé par ses parents, il prend des cours de violon. Au début, il manifeste assez peu d’intérêt pour cette musique, jusqu’au jour où il découvre les sonates de Mozart. Il gardera cette passion pour le violon jusqu’à la fin de sa vie. Il entre au même âge à l’école élémentaire de sa paroisse. Einstein n’est pas un modèle de réussite scolaire… Très fort en mathématiques, il est mauvais dans les autres matières, notamment en langues vivantes. S’il apprend les mathématiques par goût pour ceux-ci, il se force tant bien que mal à apprendre les autres matières par obligation pour l’obtention de l’examen. Einstein souffre même d’un retard de langage, il avait mis très longtemps à apprendre à parler et est encore la cible de difficultés d’élocutions, qui le gêneront jusqu’à l’âge de 9 ans. A 10 ans, il quitte son école primaire pour le Luitpold gymnasium de Munich. Einstein vit alors assez mal la rudesse de la discipline qui y est appliquée. Ces gymnases (entendre lycée) allemands sont d’une sévérité militaire en cette fin de XIXème siècle. Einstein dira : « Les professeurs m’ont fait à l’école primaire l’effet de serpents, et au gymnase de lieutenants ». A treize ans, il lit la « petite bible » de la géométrie. Cet ouvrage le marque profondément, il lui inculque la rigueur du raisonnement logique et lui fait abandonner toute croyance religieuse dogmatique. Ses études au gymnase terminées,il quitte l’Allemagne pour entrer, après avoir au préalable rejoint ses parents en Italie, à l’école Polytechnique Fédérale Suisse de Zurich… Mais échoue à l’examen d’entrée ! Il paie là ses lacunes dans les matières qu’il juge inintéressantes, telles les langues, les sciences naturelles… Il fait néanmoins sensation sur ses connaissances en mathématiques, et le directeur de polytechnique lui propose d’obtenir le diplôme dans une autre école suisse, située à Aarau. Il est donc accepté à l’école à sa deuxième tentative. A la fin de ses études, Einstein se met à la recherche d’un emploi, non sans difficulté. Ne trouvant pas dans son domaine, il se rabat sur un emploi d’agent de brevet, examinant les inventions apportées. Il s’installe à Berne et épouse une camarade d’études (au Polytechicum), Mileva Maritch. En fait, il l’épouse peu après la mort de son père, car celui-ci était hostile à ce mariage. Ils auront ensemble deux fils, Hans-Albert (1904) et Eduard (1910). Liersel, leur fille née avant leur mariage, a été abandonnée, car cela aurait pu, selon les critères de l’époque, l’obliger à quitter l’office des brevets.
En ce début de XIXème siècle, la physique traverse une grave crise. Les deux théories expliquant les phénomènes physiques se contredisent et sont incompatibles. D’un côté, la mécanique, basée sur la relativité de Galilée qui dit : rien n’est immobile, tout dépend du référentiel dans lequel on se place. A l’opposé, la théorie de l’électromagnétisme de Maxwell établie dans les années 1850, décrivant la lumière comme une onde évoluant dans l’éther. L’éther (explication du vide avant la découverte du rayonnement fossile, vestige du big bang), théoriquement parfaitement immobile, ne sera jamais décrit physiquement. C’est cette immobilité qui est en complète contradiction avec le principe de relativité. De plus, une autre contradiction vient semer le trouble dans une science déjà ébranlée : La matière est constituée d’atomes, elle est donc discontinue. Or d’après Maxwell la lumière est continue. Comment quelque chose de discontinu peut-il engendrer un phénomène continu ? Aucun physicien de l’époque ne peut répondre à cette question et la physique est dans l’impasse.
En 1905, Einstein publie le résultat de ses recherches dans Annalen der Physik : quatre articles qui se révèleront révolutionnaires. Le premier expose une nouvelle théorie de la nature corpusculaire de la lumière (étude de l’effet photoélectrique). Elle est donc constituée de grains ou « photons », elle est donc ni continue ni discontinue, mais les deux à la fois !! Le deuxième article est ce qu’on connaît sous le nom de la relativité restreinte, théorie basée sur les travaux de Hertz, Poincaré et Lorentz. Pour Einstein, l’éther n’a pas lieu d’être, la seule donnée permettant de décrire la lumière est sa vitesse c, constante quelle que soit la vitesse de l’observateur. Il unifie donc les théories de la matière et de la lumière. De plus, il apparaît que le temps n’est plus un invariant, mais il devient lui aussi une donnée relative. Cette théorie introduit bien une équivalence entre la matière et l’énergie, c’est elle qui sera à l’origine du développement de la technologie nucléaire, à des fins civiles ou militaires … Le troisième démontre l’équation la plus célèbre du monde : E = mc². L’énergie est égale au produit de la matière et de sa vitesse au carré. Le quatrième article parle du mouvement brownien.
N’oublions pas qu’Einstein est toujours simple fonctionnaire à l’office des brevets !! Cette publication fait alors un tel émoi que, pour les physiciens des universités suisses, l’auteur n’est pas à sa place dans une fonction si primaire. Il est alors nommé professeur « extraordinaire » à l’université de Zurich, en 1909. Entre temps, en 1907, il réfléchit beaucoup à sa théorie de la relativité générale, qui explique la chute des corps. Cette théorie nécessite néanmoins de plus grandes connaissances en mathématiques modernes, notamment en géométrie non euclidienne. En 1910, c’est la chaire de physique théorique de l’université de Prague qu’Einstein ambitionne. En effet, celle-ci vient de se libérer, mais un autre physicien désire également cette place : Gustave Jaumann. Par choix politique, c’est ce dernier qui est accepté pour remplir ces fonctions, même si Einstein était le premier choix. Pour faire face aux critiques sur son élection, Jaumann répondra : « Si Einstein a été proposé le premier à votre choix, parce qu’on croit qu’il a une œuvre plus importante à son crédit, je n’ai alors rien à faire avec une université qui court après la modernité et n’apprécie pas le mérite vrai. ». En 1912, il devient professeur à l’école polytechnique de Zurich, et retrouve un ancien camarade du nom de Marcel Grossmann. Il obtient auprès de lui l’aide dont il avait besoin en mathématiques pour entreprendre les travaux sur sa théorie. Les offres se multiplient et, en 1913, il est nommé à l’Académie des sciences de Prusse, à cette époque il a déjà la nationalité suisse, il doit en plus adopter la nationalité prussienne. On l’invite au Congrès Solvay, en Belgique, il fait là-bas la connaissance de plusieurs scientifiques éminents : Marie Curie, Max Planck, Paul Langevin… L’année suivante, il retourne en Allemagne, à Berlin, afin de se concentrer sur ses recherches. La première guerre mondiale éclate et Einstein profite de sa notoriété pour prêcher le pacifisme. A cette époque, il se sépare de sa femme Mileva, et fréquente une cousine berlinoise. Après une erreur dans sa théorie qui lui fait perdre trois années, il sort, en 1915, sa théorie de la relativité générale. Einstein y remplace la force d’attraction empruntée à la théorie de l’attraction universelle de Newton par une déformation de l’espace autour des corps. On peut aisément se matérialiser cette idée en la comparant à une bille de plomb placé sur un drap tendu. La bille crée un creux de par sa masse et chaque corps qui s’y approche suffisamment près tombe avec la même accélération. Chaque corps suit la même ligne de plus grande pente du creux formé dans l’espace. Autre point capital de la théorie, Einstein énonce le fait que l’espace et le temps sont indissociables de la présence de matière. Par exemple, si une étoile déforme l’espace autour d’elle, alors la lumière émise par une autre étoile placée derrière sera déviée et son image ne sera pas à l’endroit où elle devrait être. Sir Arthur Eddington, astronome britannique, validera cette expérience après l’observation d’une éclipse. Cette théorie étant désormais avérée, une tempête médiatique déferle et offre à Einstein la reconnaissance et la gloire qu’il mérite. Engagé politiquement, Einstein profite de sa notoriété soudaine pour promouvoir son idéal de paix. Défenseur de la cause juive, il milite en faveur de la création d’une université de haut niveau en Palestine. En 1921, il récolte les fonds nécessaires lors d’un voyage aux Etats-Unis (il reçoit la même année le prix Nobel de physique). Einstein réside alors toujours en Allemagne, à une époque où monte la pensée nationaliste et anti-sémite. Juif, pacifiste et mondialiste, il subit alors les foudres des extrémistes national-socialistes, plus connus sous le nom de nazis. En 1928, il est nommé président de la ligue des Droits de l’Homme. En 1932, il apprend que sa maison de Berlin a été pillée par les nazis. L’année d’après, Hitler prend le pouvoir, plus exactement il est élu démocratiquement par son peuple. Einstein rentre alors d’un nouveau voyage aux Etats-Unis et, conscient du danger qui découle de cette élection et craignant pour sa vie, il décide de ne pas rentrer à Berlin mais de rejoindre les savants de l’Institute for Advanced Study de Princeton. En 1940, il prend définitivement la nationalité américaine. Il décide alors de convaincre le président Roosevelt de développer le programme de la bombe nucléaire, de peur que l’Allemagne n’y parvienne avant eux. Il lui réécrira plus tard pour demander d’abandonner ce projet, contraire à ses idées de pacifiste … Malheureusement, deux bombes seront lâchées à la fin de la guerre sur Hiroshima et Nagasaki, en 1945. Einstein regrettera son geste toute sa vie et soutiendra jusqu’à sa mort l’action du Comité d’Urgence des savants atomistes, qui vise à limiter les ingérences de l’état dans la recherche scientifique. La théorie de la relativité générale prévoit une expansion infinie de l’Univers, idée que réfute en bloc Einstein. En effet, Einstein est de ceux qui ne croient pas au big bang, à la singularité initiale. Il crée donc un moyen de la contrer en établissant ce qu’il appelle la constante cosmologique. Une théorie qu’il niera ensuite en disant qu’elle a été la plus grande erreur de sa vie. Aussi respecté et écouté qu’il est, il se met en marge de la jeune génération de physiciens comme Heisenberg, Pauli et Bohr. En effet, Einstein vient de poser les bases d’une nouvelle théorie, la théorie quantique (notamment en expliquant l’effet photoélectrique), qu’il n’accepte pas. Il ne veut pas admettre le fait que cette théorie interdit toute représentation physique des briques élémentaires de la matière, comme les électrons, les protons etc … Ils ne peuvent être décrits qu’en terme de probabilité ! Probabilité de trajectoire, de position, de vitesse. Einstein n’accepte décidemment pas cette vision probabiliste de la réalité. Pour lui, la mécanique quantique est sinon inexacte, du moins incomplète. On peut dire en ce sens qu’il est le dernier physicien classique. Pour justifier ses pensées, il dit : « Dieu ne joue pas aux dés ». Exprimant son désaccord, Bohr répondra : « Qui êtes-vous Albert Einstein pour dire à Dieu ce qu’il doit faire ? ». Albert Einstein meurt le 18 Avril 1955 d’une rupture d’anévrisme. Citations d’Albert Einstein: « Un être humain est une partie du tout que nous appelons "Univers"... Une partie limitée dans le Temps et dans l'Espace. » "Ne t'inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t'assurer que les miennes sont bien plus importantes !" "Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue." "Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu'ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement." "Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité." "La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi !" "Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, et par ceux qui les regardent sans rien faire. » "Dieu ne joue pas aux dés." "Ce qui fait la vraie valeur d'un être humain, c'est de s'être délivré de son petit moi." "Une personne qui n'a jamais commis d'erreurs n'a jamais tenté d'innover." "La valeur d'un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir." "La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle." "Je veux connaître les pensées de Dieu ; tout le reste n'est que détail." « L'imagination est plus importante que le savoir. » « La plus belle chose que nous puissions éprouver, c'est le mystère des choses. »
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Edwin Powell Hubble
Edwin Hubble naît en 1889 à Marshfield, aux Etats-Unis. Il grandit dans le Kentucky jusqu’au jour où il se rend à Chicago avec son père, qui était avocat. Il entre à l’école et se fait remarquer par ses bons résultats, tant dans le domaine scolaire que sportif. Il bénéficie d’une bourse pour entrer à l’université de Chicago, et y entame donc de brillantes études, où il découvre avec passion les mathématiques et l’astronomie. Il est influencé par Millikan et Hale. Toujours sportif, il jongle entre mathématiques, astronomie et boxe (catégorie poids lourd). Il obtient avec succès son diplôme en 1910 et grâce à une bourse de Rhodes, il part pour Oxford afin d’entreprendre des études de Droit. Il préfère en effet la jurisprudence aux mathématiques qu’il juge trop spécialisées.
Tout en continuant la boxe dans des spectacles, il retourne aux Etats-Unis en 1913 et entre au barreau du Kentucky (à Louisville) en tant qu’avocat durant un court moment (il sera déçu de cette expérience). Il change donc d’avis et accepte finalement un poste de chercheur à l’observatoire Yerkes de Chicago où il entreprend des études universitaires avec F.B Frost. Il obtient alors une thèse de recherche sur les nébuleuses, dans laquelle il expose que les nébuleuses planétaires se situent à l’intérieur de note galaxie, alors que les spirales se trouvent à l’extérieur, en 1917. Grâce à cette brillante découverte, il impressionne Hale, qui lui offre un poste au mont Wilson, près de Pasadena (où se trouve déjà un télescope de 1.5m et un autre de 2.5m en construction). Enthousiaste, Hubble accepte ; malheureusement il est envoyé en France par l’armée américaine car les Etats-Unis sont entrés dans le premier conflit mondial. Il télégraphie alors à Hale, avec dépit : « Je regrette de ne pouvoir accepter votre invitation, je pars pour la guerre. ». Il sert donc son pays avec le corps expéditionnaire sous le grade de major, puis avec l’armée d’occupation, en Allemagne.
Il retourne chez lui en Octobre 1919, où le poste au mont Wilson l’attend toujours… En 1923, Grâce au télescope de 2.5m, il étudie les étoiles (les céphéides) situées dans la grande nébuleuse d’Andromède M31. En se servant de la loi Leavitt-Shapley, il juge sa distance à 800 000 années lumière de nous, ce qui place M31 hors de notre galaxie. Cette découverte est révolutionnaire car pour la première fois, on comprend que les astres diffus lointains sont d’autres galaxies comme la nôtre, et l’univers prend alors une dimension insoupçonnée. Ses limites sont repoussées de plusieurs milliers de fois ! Dès 1925, il tente de classer les galaxies récemment découvertes selon leur morphologie : galaxies lenticulaires, spirales, elliptiques, spirales barrées et irrégulières qui sont ensuite classées par leur taille (voir schéma). Les proportions des types de galaxies sont alors : 67% de type spirale (barrées comprises), 20% de type elliptique, 10% de type lenticulaire et 3% d'irrégulières.
Quatre années plus tard, Hubble analyse les vitesses radiales des galaxies, mesurées par Slipher à partir des décalages de raies spectrales. Il commence par les galaxies situées à moins de six millions d’années lumière, en se basant sur les étoiles les plus lumineuses de chaque galaxie, et s’aperçoit que la relation vitesse-distance est approximativement linéaire. Il s’attaque ensuite aux galaxies distantes jusqu’à cent millions d’années lumières de la Terre, en compagnie de Milton Humason, et s’aperçoit que la relation reste une droite. Il énonce alors la célèbre loi : la constante de Hubble (v = HL) Plus une galaxie est éloignée, plus le décalage spectral vers le rouge est grand. Cette loi stipule que la vitesse de fuite d’une galaxie (v) est égale à sa distance astronomique (L) multipliée par une constante (H), dite constante de Hubble. Autrement dit, plus une galaxie s’éloigne et plus sa vitesse accélère. Après avoir donc étudié 46 galaxies, Edwin Hubble démontre que la vitesse d’éloignement d’une galaxie est proportionnelle à sa distance, ce qui implique inévitablement l’expansion de l’Univers, déjà proposée par Lemaître à partir des travaux d’Einstein. Aujourd’hui encore, la détermination de la valeur exacte de la constante de Hubble (et donc de la dimension réelle de l’Univers observable) donne lieu à de nombreux débats… Dans les années trente, Hubble s’affaire à étudier la distribution spatiale des galaxies, ce qui l’amène à la qualifier d’isotropique, et à grande distance elle est uniforme.
Durant la seconde guerre mondiale, il est chef d’un laboratoire balistique pour le Département de la Défense et obtient une médaille de Mérite pour ses services. Il obtiendra également une médaille d’or par la Royal Society d’astronomie en 1940. En 1935, grâces à ses travaux, les limites de l’Univers sont repoussées à 500 millions d’années lumière. Par la suite, Hubble continuera ses recherches durant de nombreuses années, participant activement à l’édification de la cosmologie moderne. Souffrant du cœur, il meurt en 1953, d’une thrombose cérébrale, alors qu’il se préparait à quatre nuits d’observation au mont Palomar. Hubble a désormais donné son nom au télescope spatial le plus célèbre du monde, véritable œil de l’humanité posant son regard sur les mystères du ciel. |
|
Venus
|
|
Vénus - Caractéristiques Orbitales
|
|
Distance moyenne au Soleil
|
108 208 926 km
(0,72 ua)
|
|
Distance maximale au Soleil
|
109 millions de km
|
|
Distance minimale au Soleil
|
107,4 millions de km
|
|
Distance maximale à la Terre
|
258 millions de km
|
|
Distance minimale à la Terre
|
41 millions de km
|
|
Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
|
3,394 71°
|
|
Excentricité de l'orbite
|
0,006 773 23
|
|
Période de révolution sidérale
|
224,70096 jours
|
|
Période de révolution synodique
|
583,9210 jours
|
|
Vitesse orbitale moyenne
|
35,021 km/s |
|
Vénus - Caractéristiques Physiques
|
|
Diamètre équatorial
|
12 103,7 km
|
|
Diamètre polaire
|
12 103,7 km
|
|
Aplatissement
|
0
|
|
Masse
|
4,8685×1024 kg
|
|
Masse (Terre = 1)
|
0,817
|
|
Masse volumique moyenne
|
5,204×103 kg/m³
|
|
Gravité à la surface
|
8,87 m/s²
|
|
Période de rotation sidérale
|
243,0185 jours (rétrograde)
|
|
Inclinaison de l'équateur sur l'orbite
|
2,64°
|
|
Albedo
|
0,65
|
|
Vitesse de libération
|
10,361 km/s
|
|
Température au sol
|
460 °C
|
|
Pression atmosphérique
|
9321,9 kPa
|
|
Atmosphère
|
-Dioxyde de carbone : 96 %
-Azote : 3 %
-Traces de :
Dioxyde de soufre Vapeur d'eau Monoxyde de carbone Argon Hélium Néon Sulfure de carbonyle Acide chlorhydrique Acide fluorhydrique
|
|
Nbre de Satellites connus
|
aucun |
| |
|
Terre
|
|
Terre - Caractéristiques Orbitales
|
|
Distance moyenne au Soleil
|
149 597 870 km
(1 ua)
|
|
Distance maximale au Soleil
|
152,1 millions de km
|
|
Distance minimale au Soleil
|
147,1 millions de km
|
|
Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
|
0° par définition
|
|
Excentricité de l'orbite
|
0,016 710 22
|
|
Période de révolution sidérale
|
365,256 96 jours
soit 365j 6h 9m 9.5s
|
|
Période de rotation sidérale
|
23h 56m 04s
|
|
Vitesse orbitale moyenne
|
29,783 km/s
|
|
Terre - Caractéristiques Physiques
|
|
Diamètre équatorial
|
12 756,28 km
|
|
Diamètre polaire
|
12 713,55 km
|
|
Aplatissement aux pôles
|
0,003 352 9 1÷298,242
|
|
Masse
|
5,973 6×1024 kg
|
|
Masse volumique moyenne
|
5,515×103 kg/m³
|
|
Gravité moyenne à la surface
|
9,780 m/s²
|
|
Période de rotation sidérale
|
0,997 258 jours
soit 23,934 19 heures
|
|
Inclinaison de l'équateur sur l'orbite
|
23,45°
|
|
Albedo
|
0,367
|
|
Vitesse de libération
|
11,186 km/s
|
|
Température moyenne au sol
|
12 °C
|
|
Pression atmosphérique
|
101 325 Pa
|
|
Atmosphère
|
-Azote N2 : 78,11 %
-Oxygène O2 : 20,953 %
-Argon Ar : 0,934 %
-Eau H2O (vapeur) : de 0 à 7 %
-Dioxyde de carbone CO2 : de 0,01 à 0,1 %
|
|
Nbre de Satellites connus
|
1 |
| |
|
Mars
|
Mars - Caractéristiques Orbitales
|
|
Distance moyenne au Soleil
|
227 936 637 km
(1,523 662 31 ua)
|
|
Distance maximale au Soleil
|
249 millions de km
|
|
Distance minimale au Soleil
|
207 millions de km
|
|
Distance maximale à la Terre
|
400 millions de km
|
|
Distance minimale à la Terre
|
56 millions de km
|
|
Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
|
1,850 61°
|
|
Excentricité de l'orbite
|
0,093 412 33
|
|
Période de révolution sidérale
|
686,9601 jours
soit 1 ans 321 jours 17,04 heures
|
|
Période de révolution synodique
|
779,9643 jours
|
|
Vitesse orbitale moyenne
|
24,077 km/s |
|
Mars - Caractéristiques Physiques
|
|
Diamètre équatorial
|
6 804,9 km
|
|
Diamètre polaire
|
6 754,8 km
|
|
Aplatissement
|
0,007 36
|
|
Masse
|
6,4185×1023 kg
|
|
Masse (Terre = 1)
|
0.108
|
|
Masse volumique moyenne
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3,934×103 kg/m³
|
|
Gravité à la surface
|
3,69 m/s²
|
|
Période de rotation sidérale
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1,025 957 j
soit 24,622 962 heures
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Inclinaison de l'équateur sur l'orbite
|
25,19°
|
|
Albedo
|
0,15
|
|
Vitesse de libération
|
5,027 km/s
|
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Température au sol
|
-25 °C
|
|
Pression atmosphérique
|
0,7-0,9 kPa
|
|
Atmosphère
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-Dioxyde de carbone : 95,32 %
-Diazote : 2,7 %
-Argon : 1,6 %
-Dioxygène : 0,13 %
-Monoxyde de carbone : 0,07 %
-Vapeur d'eau : 0,03 %
-Traces de :
Néon Krypton Xénon Ozone Méthane
|
|
Nbre de Satellites connus
|
2 |
|
Caractéristiques Déimos
|
|
Date de la Découverte
|
1877
|
|
Découvert par
|
Asaph Hall
|
|
Dimension
|
12 km
|
|
Rayon orbital
|
23 460 km
|
|
Période de révolution
|
30h 18m
|
|
excentricité
|
0.0002
|
|
inclinaison (en degrés)
|
1.793
|
|
magnitude visuelle
|
12.5 |
|
Caractéristiques Phobos
|
|
Date de la Découverte
|
1877
|
|
Découvert par
|
Asaph Hall
|
|
Dimension
|
27 x 21 x 19 km
|
|
Rayon orbital
|
9 380 km
|
|
Période de révolution
|
7h 39m
|
|
excentricité
|
0.0151
|
|
inclinaison (en degrés)
|
1.075
|
|
magnitude visuelle
|
11.4 |
| |
|
|
Lune
|
|
Caractéristiques Physiques
|
|
Diamètre
|
3 476 km
|
|
Diamètre apparent minimal
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29' 23,2"
|
|
Diamètre apparent maximal
|
33' 28,8"
|
|
Masse
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73.52*1021
|
|
Densité moyenne (Eau = 1)
|
3.341 g/cm³
|
|
Albédo géométrique
|
0.12
|
|
Pesanteur à l'équateur
|
1.627 m/s
|
|
Magnitude visuelle
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-12,55
|
|
Température à la surface :
|
|
|
Régions exposées au Soleil
|
+ 117 °C
|
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Régions non exposées
|
- 50 °C
|
|
Face non éclairée
|
- 163 °C
|
|
Atmosphère
|
très ténue |
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Eléments Orbitaux
|
|
Distance moyenne à la Terre
|
384 400 km
|
|
Distance maximale à la Terre
|
406 720 km
|
|
Distance minimale à la Terre
|
356 375 km
|
|
Excentricité moyenne de l'orbite
|
0.0549
|
|
Inclinaison moyenne de l'orbite sur l'écliptique
|
5.145 3°
|
|
Inclinaison moyenne de l'équateur lunaire sur l'écliptique
|
1° 32' 32.7"
|
|
Inclinaison de l'équateur lunaire sur l'orbite
|
6° 41'
|
|
Période de révolution sidérale
|
27j 7h 43m 11.5s
|
|
Période de révolution synodique
|
29j 12h 44m 2.9s
|
|
Période de révolution tropique
|
27j 7h 43m 4.7s
|
|
Période de révolution anomalistique
|
27j 13h 18m 33.1s
|
|
Période de révolution draconitique
|
27j 5h 5m 35.8s
|
|
Période de rotation sidérale
|
27j 7h 43m 11.5s
|
|
Libration apparente en latitude
|
6° 50'
|
|
Libration apparente en longitude
|
7° 54'
|
|
Libration diurne
|
1.0° |
| |
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Camille Flammarion
Né le 26 Février 1842 à Montigny-le-Roi (Haute Marne), Camille Flammarion est issu d’une famille modeste de 4 enfants, dont le cadet n’était autre qu’Ernest Flammarion (1846-1936), fondateur de la librairie Flammarion / éditions Flammarion. A la suite de déboires financiers, la famille part pour Paris, en laissant au curé du village de Langres le soin d’éduquer le petit Camille, au séminaire. Il y restera jusqu’en 1856, date à laquelle il rejoint ses parents sur Paris. Pour pouvoir subsister, il accepte un travail d’apprenti chez un graveur ciseleur, où il apprend le dessin. A cette époque, il manifeste déjà un intérêt pour les phénomènes naturels, les religions, et les philosophies religieuses (notamment el bouddhisme), de façon éclectique. Le soir, après son travail, il suit des cours du soir gratuits afin d’obtenir son baccalauréat. Le surmenage a raison de lui, et le médecin qui s’occupe de lui est intrigué par son grand intérêt de l’astronomie. Il découvre un manuscrit de 500 pages, écrit par Camille: « Cosmogonie universelle », et se rend compte que le jeune homme démontre des aptitudes pour le travail intellectuel et scientifique. En Juin 1858, grâce à ce médecin, il est embauché en tant qu’élève astronome au bureau des calculs de l’Observatoire de Paris, alors dirigé par Urbain Le Verrier (découvreur de Neptune) afin de rectifier la position des étoiles à la lunette méridienne. Camille Flammarion ne peut observer les astres, il est déçu par cette expérience car il n’y apprend que la mécanique céleste, alors qu’il voulait découvrir les merveilles du ciel et apprendre l’astrophysique. Le soir, après sa journée de travail, il assiste donc l’astronome Jean Chacornac dans ses observations. Cependant, sa situation ne lui convient plus, et bien qu’il reconnaisse la nécessité des calculs dans la connaissance des positions et mouvements des astres, il affirmera de façon critique (dans ses mémoires) à l’encontre des astronomes mathématiciens : « Certes, je suis loin de dire que l’on ne travaille pas à l’Observatoire de Paris, mais c’est un fait général que les travaux particuliers, effectués avec amour, sont exécutés avec plus de soin et vont beaucoup plus vite que ceux d’une administration. ». Il dira également dans ses mémoires (p.204) : « J’ai eu l’heureuse fortune devoir naître l’analyse spectrale des corps célestes, la photographie du Soleil, des planètes, des comètes, des étoiles, des nébuleuses et toutes les méthodes qui, depuis un demi-siècle, ont substitué la vivante astronomie physique à l’ancienne et léthargique astronomie mathématique ». Il publie donc son premier livre de vulgarisation, intitulé « La pluralité des mondes habités », qui est un ouvrage sur la présence de la vie sur les planètes du système solaire. De sa propre bouche : « Si l’on observe ainsi les planètes, c’est pour certes chercher à mieux les connaître, mais sommes-nous donc si sûrs d’être seuls dans le vaste Univers ? ». Si cet ouvrage est un succès auprès du grand public, c’en est un moindre au sein de sa confrérie : Il se fait congédier par Urbain Le Verrier en 1862. Flammarion s’intéresse déjà à cette époque au spiritisme, il fréquente les milieux spirites parisiens (Allan Kardec), anglais (British National Association of Spiritualists) et américains (American Brench for Psychical Research). Après son renvoi de l’Observatoire de Paris, on lui offre un autre emploi au Bureau des longitudes pour calculer les éphémérides annuelles de la Lune.
Après le succès de son livre, Flammarion va alors se faire connaître par ses ouvrages de vulgarisation et ses conférences, il prendra part à la rédaction de nombreux articles pour journaux et revues (l’Intransigeant, Cosmos, le Magasin pittoresque), français et étrangers ; il participe ainsi au grand mouvement scientifique de cette seconde moitié du XIXème siècle. Il publie donc des livres dont les sujets ne se cantonnent pas au strict domaine de l’astronomie, mais également des sciences de la nature (foudre, tremblements de Terre), du spiritualisme (pour ne pas dire spiritisme), de la philosophie, du roman (récits de voyages en ballon). Une grande productivité, des dizaines d’ouvrages dont voici quelques exemples : « Les Merveilles Célestes » (1865), « Dieu dans la Nature » (1867), « L’Atmosphère » (1872), « Les Terres du Ciel » (1877), etc … En 1867, il devient le premier président du Cercle parisien de la Ligue de l’Enseignement de Jean Macé. Dès son départ de l’Observatoire de Paris, il fréquente les contructeurs d’instruments connus par les amateurs et les scientifiques : Bardou, Secrétan. Il se fait d’ailleurs construire sa première lunette par Secrétan, en 1866 (une lunette de 108mm de diamètre). La guerre de 1870 l’interrompt dans la publication de ses ouvrages. La situation étant redevenue calme, il décide de s’installer rue Cassini, non loin de l’Observatoire. Il se marie en 1874 avec Sylvie Petiaux, son amour de jeunesse et l’emmène en voyage de noces en ballon ! Sa femme devient une active collaboratrice. L’esprit revanchard, Camille Flammarion fait campagne contre l’autoritaire Urbain Le Verrier dans le journal « Le Siècle », avec d’autres astronomes de l’Observatoire de Paris. En 1873, Le Verrier demande à Flammarion de réintégrer l’Observatoire. Il reprend ainsi ses activités rédactionnelles et publie en 1878 un catalogue d’étoiles : « Les étoiles doubles, catalogue des étoiles multiples en mouvement ». L’année d’après, il sort son œuvre majeure qui assoie définitivement sa réputation de vulgarisateur à succès : « l’astronomie populaire » (1879). Dans ce livre, il diffuse notamment le modèle d’une lunette astronomique dite « lunette des écoles », une lunette méridienne mise au point par Bardou et lui-même. Il multiplie les conférences, lors desquelles il se sert de supports pédagogiques de son époque : la photographie ou la diapositive. En 1882, il publie une nouvelle revue mensuelle de vulgarisation astronomique, « l’Astronomie ». Il sort également des guides indispensables pour plusieurs générations d’astronomes amateurs : « l’Annuaire Astronomique Flammarion » et « Grand Atlas Céleste ».
Toujours en 1882, un admirateur, riche propriétaire bordelais (Louis-Eugène Mérel), offre à Camille Flammarion une propriété à Juvisy s/ Orge (Essonne) à 20km au sud de Paris. C’est une aubaine pour Flammarion qui s’empresse, dès 1883, de bâtir avec sa femme Sylvie un observatoire astronomique avec une couple et une lunette équatoriale de 240mm de diamètre et de 3750 mm de focale. Cette grande lunette, Flammarion la fait construire par Bardou (optique), Gaussin (mécanique) et Bréguet (horlogerie). Il s’inspire de la lunette de l’Observatoire de Paris pour la monture équatoriale. Grâce à elle, il étudie les planètes avec des grossissements allant jusqu’à 600 fois ! Né dans le monde de la photographie (son père était employé aux studios Tournachon-Nadar, frère du grand Nadar), Camille Flammarion allie sa passion du ciel à la photographie, et devient donc un précurseur en matière d’astrophotographie. Il développera les techniques d’astrophotographie avec son adjoint F.Quénisset, et installera quatre objectifs. L’observatoire sera même à terme équipé d’une chambre photographique. <
La finalisation de l’observatoire de Juvisy prendra ainsi plusieurs années, l’inauguration ayant lieu le 29 Juillet 1887 avec la présence de l’Empereur du Brésil Don Pedro d’Alcantara. Flammarion étant pétri de convictions républicaines, c’est toute la république des « Jules » qu’il fait défiler dans son salon. En grand vulgarisateur brandissant ses idéaux d’instruction publique et laïque, il correspond avec le Ministère, avec la bibliothèque des amis de l’Instruction populaire … La rédaction de ses ouvrages de vulgarisation constitue sa principale source de financement de son observatoire ; en contrepartie, son emploi du temps rédactionnel ne lui permet pas d’observer à loisirs dans sa lunette. Il est donc très souvent secondé par des astronomes comme Antonialdi ou Quénisset. Quelques observations photographiées à l’observatoire de Juvisy : Cette même année, il fonde la Société Astronomique de France (située dans le quartier Latin) en compagnie d’amis scientifiques, dont la vocation est de diffuser autant que possible les sciences de l’Univers et faire participer le plus grand nombre à leurs progrès. Cette association sera bientôt dotée d’un observatoire populaire et ouvert au public. Flammarion en profite pour publier une nouvelle revue, intitulée « Bulletin de la Société Astronomique de France ». Dans son observatoire privé, Camille Flammarion observe essentiellement Mars car, toujours fidèle à ses convictions de pluralité des mondes habités, il y recherche les fameux canaux et les traces de vie (le nom de Flammarion sera d’ailleurs donné à un cratère martien). Il correspond notamment avec deux sommités de l’astronomie du XIXème siècle : Percival Lowell de Flagstaff (USA) et Schiaparelli (Italie) qui défendent l’existence de ces prétendus canaux martiens, et qui viendront observer à Juvisy.
Camille Flammarion a l’ambition de faire de son observatoire de Juvisy un condensé de sciences, un laboratoire, un pôle d’expérimentation complet ne se limitant pas à l’astronomie. Il s’intéresse tout particulièrement à la climatologie, plus précisément à l’étude de la variation des conditions atmosphériques de la Terre et de l’influence du Soleil sur notre planète. Ses études en la matière le pousseront à faire plusieurs voyages en ballons. En 1894, il crée une station de radio culture, composée de plusieurs serres de verre coloré. Le but de cette pratique étant de démontrer que les radiations solaires ont une influence sur la croissance des végétaux. Il confiera les expériences à l’ingénieur Loisel et à sa femme Sylvie. Flammarion découvre ainsi que la lumière rouge est plus efficace dans la pousse des plantes, et que la température n’est pas un facteur déterminant. En 1898, il établit les mêmes conclusions en étudiant des têtards et des vers à soie. L’observatoire de Juvisy sera aussi le théâtre d’expériences « scientifiquement parallèles », du domaine paranormal, notamment de séances de spiritisme. En effet, dès son plus jeune âge, Camille Flammarion était attiré par les philosophies et religions orientales (bouddhisme), ce qui le conduit progressivement à s’intéresser aux phénomènes paranormaux ou parapsychologiques, et donc au spiritisme … Après avoir fréquenté les milieux spirites de tout le globe, l’astronome organise dans son observatoire de Juvisy des séances menées par Eusapia Paladino, médium italienne, en 1898. Cet intérêt pour les phénomènes paranormaux et inexplicables doit être remis dans le contexte de l’époque. Cette époque est en effet en proie à une juxtaposition de croyances en tout genre, de phénomènes de foires, de découvertes sur le psychisme humain et des interrogations qui en découlent (survivance de l’âme après la mort) en dehors de toute conviction religieuse… Il est vrai que ce genre de croyances pourrait aujourd’hui nuire à la réputation de scientifiques. Mais Flammarion n’était pas le seul à croire à des choses qui semblent aujourd’hui marginales dans la communauté scientifique. Par exemple, le célèbre astronome hollandais Huygens croyait à l’existence des extraterrestres, Newton se livrait à l’alchimie et Branly au spiritisme. Il est vrai que Camille Flammarion n’a lui-même jamais fait de grande découverte dans le domaine de l’astronomie, mais son action a permis l’amélioration généralisée des connaissances scientifiques et astronomiques, notamment sur le système solaire (taches solaires, taches de Vénus, anneaux de Saturne, Jupiter, etc …) ou le ciel profond (étoiles doubles, amas, nébuleuses, etc …). Son observatoire sera également le théâtre de la découverte de deux comètes en 1893 et 1911. Camille Flammarion est un touche à tout, très dispersé dans ses domaines de recherches. Il mettra en place de grands projets : renouvellement de l’expérience du pendule de Foucault en 1902, organisation de la fête du Soleil à chaque solstice d’été autour de la tour Eiffel entre 1904 et 1914 (il est un ami de Gustave Eiffel). Il tentera même de transformer la place de la Concorde en gigantesque cadran solaire, malheureusement ce projet sera avorté à cause de l’arrivée de la première guerre mondiale… L’investissement en faveur de la vulgarisation scientifique qui sera le sien place tout au long de sa vie lui vaudra en 1912 la Légion d’honneur. La période d’après guerre voit progressivement s’éloigner Camille Flammarion de l’actualité scientifique. En effet, un nouveau courant scientifique émerge, mené par le jeune Albert Einstein qui, au travers de sa théorie de la relativité générale, est l’instigateur d’une révolution intellectuelle qui sera fatale à bon nombre de scientifiques aux facultés d’adaptations limitées. Flammarion, qui est un scientifique formés selon l’esprit encyclopédique, fait partie de ceux-là … A cette période, il se focalise donc d’avantage sur des questions relatives à la métaphysique, portant notamment sur la vie après la mort. Cette période voit également le décès de Sylvie, la femme de Camille Flammarion. Peu de temps après, il s’éprend de son assistante Gabrielle Renaudot, et l’épouse en 1919. Gabrielle est bachelière, ce qui est assez rare à l’époque pour une femme. En collaboratrice fidèle, elle l’accompagne dans toutes ses entreprises. Flammarion restera, après en avoir été le premier président, secrétaire général de la Société Astronomique de France, jusqu’à sa mort, le 3 Juin 1925. Il décède à Juvisy-sur-Orge. Sa femme Gabrielle reprendra le flambeau de son mari au sein de la SAF, jusqu’à sa mort, en 1962. Aujourd’hui, la SAF continue de véhiculer des valeurs chères au grand astronome : rigueur scientifique, désintéressement, enthousiasme, foi en l’avenir… Infatigable travailleur, les actions de Flammarion s’étendirent sur un très large domaine : - magnétisme terrestre et aurores boréales - physique du globe - observations portant sur l’étude physique de la Lune et des planètes. - Constellations, amas, nébuleuses du catalogue de Messier - Etude de la Voie Lactée - Etude du Soleil : taches et cycle de 11 ans - Systèmes d’étoiles multiples - Etude des comètes et des astéroïdes - Eclipses lunaires et solaires - Etude des phénomènes météorologiques : foudre, tremblements de Terre - Histoire des systèmes de monde et de leur compréhension - Calendrier et heures - Analyse spectrale - Climatologie agricole, radio culture Les œuvres de Camille Flammarion : - La Pluralité des mondes habités (1862) - Les Mondes imaginaires et les mondes réels (1865) - Les merveilles célestes (1865) - Études et lectures sur l'astronomie (9 volumes, 1866-1880) - Dieu dans la nature (1869) - Contemplations scientifiques (1870) - L'Atmosphère (1871) - Récits de l'infini (1872) - Lumen, histoire d'une comète (1872) - Dans l'infini (1872) - Les Terres du ciel (1877) - Cartes de la Lune et de la planète Mars (1878) - Catalogue des étoiles doubles en mouvement (1878) - Astronomie sidérale (1879) - Astronomie populaire (1880, couronnée par le prix Montyon de l'Académie française) - Le Monde avant la création de l'homme (1885) - Les Comètes, les étoiles et les planètes (1886) - Uranie (1889) - Centralisation et discussion de toutes les observations faites sur Mars (2 volumes, 1892-1902) - La fin du monde (1894) - Les Imperfections du calendrier (1901) - L'Atmosphère et les grands phénomènes de la nature (1905) - L'Inconnu et les problèmes psychiques (1917) - La Mort et son mystère (1917) |
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Max Planck
Max Planck, physicien allemand, est né le 23 Avril 1858 à Kiel, capitale du Schleswig-holstein, issu d’une famille nombreuse (il en est le sixième enfant) de la haute bourgeoisie allemande. Willem Planck, son père, est professeur de Droit à l’université de la ville, puis à Munich en 1867. C’est là que le jeune Max entame ses études secondaires.
Il hésite alors entre se consacrer à la science ou à la musique. En 1874, il a fait son choix et entame des études de mathématiques et de physique à l’université. Il obtient son baccalauréat à dix-sept ans et trois ans plus tard, il part pour Berlin afin d’y apprendre sous la direction de Helmholtz et de Kirchhoff. Max Planck est déçu des cours qu’on lui administre et prend la décision de travailler en solitaire, par la lecture et l’étude. En 1880, il soutient sa thèse de doctorat sur la théorie de la chaleur : le second principe de la thermodynamique, les états d’équilibre des corps isotropes aux différentes températures. C’est une réussite et on lui accorde d’enseigner à l’université. Il devient donc dans un premier temps professeur adjoint à Munich, puis à Kiel. En 1885, il est nommé professeur extraordinaire de physique théorique à l’université de sa ville natale. Quatre ans plus tard, à la mort de Kirchhoff, et sur recommandation de Helmholtz, il est appelé à l’université de Berlin, où il poursuit ses travaux en thermodynamique, en électromagnétisme et en physique statistique. Il y passera quarante années… Planck est partisan de la théorie de la chaleur nous l’avons vu, néanmoins il rejette le modèle atomiste des gaz de Maxwell et Boltzmann. Pour lui, la théorie atomique s’effondrera à terme en faveur de l’hypothèse de la matière continue.
Travaillant à formuler avec exactitude le second principe de la thermodynamique, il s’intéresse dès 1894 à l’équilibre entre le flux continu du rayonnement électromagnétique et un « corps noir » constitué de « caisses de résonance » absorbant et émettant (le noir de carbone, absorbant 97% du rayonnement, se rapproche de cet idéal). Planck se rend compte que le rayonnement émis par le corps noir peut absorber de façon égale toutes les radiations, quelle qu’en soit la fréquence. Il veut démontrer les spectres expérimentaux d’intensité du rayonnement du corps noir, mais il échoue partiellement, ce qui le conduit à adopter les méthodes statistiques de Boltzmann. Lorsqu’on porte le corps noir à une certaine température, l’émission et l’absorption se fait de façon discontinue, par « quanta ». De fait, après avoir subdivisé le continuum des énergies accessibles aux résonateurs en éléments de taille fixée (la taille des éléments d’énergie de Boltzmann était arbitraire), il calcule statistiquement l’entropie. Le problème se résout en imaginant l’énergie électromagnétique portée par des grains, de telle façon que l’énergie soit proportionnelle à la fréquence du rayonnement. En Octobre 1900, il découvre ainsi la loi spectrale du rayonnement thermique dans le vide. Pour simplifier, il émet l’hypothèse qu’il n’existe que des niveaux d’énergie déterminés par une constante universelle, le quanta énergétique. Ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Constante de Planck. L’équation résultante s’écrit e=hv. La dimension des éléments d’énergie e dépend de la constante universelle h et de la fréquence v du rayonnement. La constante de Planck vaut 6.626x10-34 J.s.
Devant l’importance de la découverte, Planck recule dans un premier temps, en pensant aux conséquences d’un tel impact sur la pensée physique de l’époque. C’est le 14 Décembre 1900 qu’il fait part de sa découverte à la société de physique de Berlin. Il ne se doute alors pas qu’il vient d’inventer une nouvelle branche de la physique : la physique quantique. C’est donc la naissance de la théorie des quantum, et Planck en est le père. Si Planck est le fondateur de la théorie quantique, il faudra attendre 1927 et le principe d’« incertitude » d’Heisenberg, qui feront apparaître la constante de Planck comme l’expression quantitative d’une limite fondamentale imposée à la détermination des couples de variables qui définissent l’état d’un système en physique classique. Ce sont précisément les travaux de Planck qui mettront Einstein sur la voie, pour établir sa théorie de la relativité restreinte et de sa célèbre équation E=mc², en 1905. Les travaux d’Einstein (relativité restreinte puis générale), de Bohr (création du modèle de l’atome en 1913) et de Louis de Broglie (élaboration de la mécanique ondulatoire) conduisent les physiciens à considérer que le rayonnement électromagnétique et les orbites électroniques autour du noyau sont quantifiés selon des expressions similaires à celles des éléments d’énergie de Planck.
En 1912, Max Planck devient secrétaire perpétuel du comité de physique de l’académie de Prusse. Il reçoit pour son œuvre le prix Nobel de physique en 1919. On fonde alors la médaille « Max Planck » de physique, qui lui est conjointement attribuée à Einstein en 1929. L’année suivante, à la mort de von Harnack, Planck devient président de la société Kaiser-Wilhelm. Dans le même temps, il rédige toujours des traités de physique théorique, et travaille également sur des ouvrages de vulgarisation réputés pour leur accessibilité. Max Planck meurt le 4 octobre 1947 à Göttingen. Planck aura été reconnu par les plus grands scientifiques, même avant sa mort. Einstein dit de lui qu’il fut « un homme à qui il a été donné de doter le mode d’une grande idée créatrice. » Quant à Louis de Broglie, il affirme : « l’œuvre qu’il a accomplie est de celles qui assurent à leur auteur une gloire immortelle et, si quelque cataclysme ne vient pas anéantir notre civilisation, les physiciens des siècles à venir parleront toujours de la constante de Planck et ne cesseront de répéter avec admiration le nom de celui qui a révélé aux hommes l’existence des quanta. ». |
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Jupiter
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Jupiter - Caractéristiques Orbitales
|
|
Distance moyenne au Soleil
|
778 412 027 km
(5,2 ua)
|
|
Distance maximale au Soleil
|
816 millions de km
|
|
Distance minimale au Soleil
|
740 millions de km
|
|
Distance maximale à la Terre
|
960 millions de km
|
|
Distance minimale à la Terre
|
590 millions de km
|
|
Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
|
1,305 30°
|
|
Excentricité de l'orbite
|
0,048 392 66
|
|
Période de révolution sidérale
|
4 335,3545 jours
soit 11 ans 317 jours 14,51 heures
|
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Période de révolution synodique
|
398,8613 jours
soit 1 an 33 jours
|
|
Vitesse orbitale moyenne
|
13,0572 km/s |
|
Jupiter - Caractéristiques Physiques
|
|
Diamètre équatorial
|
142 984 km
|
|
Diamètre polaire
|
135 135 km
|
|
Aplatissement
|
0,064 87
|
|
Masse
|
1,8986×1027 kg
|
|
Masse (Terre = 1)
|
317,83
|
|
Masse volumique moyenne
|
1 326 kg/m³
|
|
Gravité à la surface
|
23,12 m/s²
|
|
Période de rotation sidérale
|
0,413 51 j
soit 09h 54mn
|
|
Inclinaison de l'équateur sur l'orbite
|
3° 04'
|
|
Albedo
|
0,52
|
|
Vitesse de libération
|
59,5 km/s
|
|
Température Maximale en surface
|
450 °C
|
|
Température Minimale en surface
|
-180 °C
|
|
Pression atmosphérique
|
70 kPa
|
|
Atmosphère
|
-Hydrogène H2 : >81 %
-Hélium He : >17 %
-Méthane CH4 : 0,1 %
-Eau H2O (vapeur) : 0,1 %
-Ammoniac NH3 : 0,02 %
-Éthane C2H6 : 0,0002 %
-Hydrure de phosphore PH3 : 0,0001 %
-Sulfure d'hydrogène SH2 : <0,0001 %
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|
Nbre de Satellites connus
|
63 + anneaux*
|
|
*les anneaux ont été découverts en 1979 |
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Caractéristiques Io
|
|
Date de la Découverte
|
1610
|
|
Découvert par
|
Galilée
|
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Diamètre
|
3 643 km
|
|
Rayon orbital
|
421 800 km
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Période de révolution
|
1j 18h 18m
|
|
Densité
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3.53
|
|
excentricité
|
0.0041
|
|
inclinaison (en degrés)
|
0.036
|
|
magnitude visuelle
|
5.0 |
|
Caractéristiques Europe
|
|
Date de la Découverte
|
1610
|
|
Découvert par
|
Galilée
|
|
Diamètre
|
3 122 km
|
|
Rayon orbital
|
671 100 km
|
|
Période de révolution
|
3j 13h 14m
|
|
Densité
|
3.03
|
|
excentricité
|
0.0094
|
|
inclinaison (en degrés)
|
0.466
|
|
magnitude visuelle
|
5.3 |
|
Caractéristiques Ganyméde
|
|
Date de la Découverte
|
1610
|
|
Découvert par
|
Galilée
|
|
Diamètre
|
5 262 km
|
|
Rayon orbital
|
1 070 400 km
|
|
Période de révolution
|
7j 03h 43m
|
|
Densité
|
1.93
|
|
excentricité
|
0.0013
|
|
inclinaison (en degrés)
|
0.177
|
|
magnitude visuelle
|
4.6 |
|
Caractéristiques Callisto
|
|
Date de la Découverte
|
1610
|
|
Découvert par
|
Galilée
|
|
Diamètre
|
4 821 km
|
|
Rayon orbital
|
18 800 000 km
|
|
Période de révolution
|
16j 16h 32m
|
|
Densité
|
1.79
|
|
excentricité
|
0.0074
|
|
inclinaison (en degrés)
|
0.192
|
|
magnitude visuelle
|
5.8 |
| |
|
N°
|
Satellite
|
Découvert en
|
Par
|
Dimensions (en km)
|
Révolution (en jours)
|
Rayon orbital (en km)
|
excentricité
|
inclinaison (en degrés)
|
Magnitude visuelle
|
|
V
|
-
|
Amalthée / Amalthea
|
1892
|
E. Barnard
|
270 x 150 x 170
|
0.498
|
181.400
|
0.0032
|
0.380
|
14,1
|
|
VI
|
-
|
Himalia
|
1904
|
C. Périne
|
170
|
250.56
|
11.461.000
|
0.1623
|
27.496
|
14,8
|
|
VII
|
-
|
Elara
|
1974
|
C. Périne
|
86
|
259.64
|
11.741.000
|
0.2174
|
26.627
|
16,6
|
|
VIII
|
-
|
Pasiphaé / Pasiphae
|
1908
|
P. Melotte
|
60
|
743.63
|
23.624.000
|
0.4090
|
151.431
|
16,9
|
|
IX
|
-
|
Sinope
|
1914
|
S. Nicholson
|
38
|
758.90
|
23.939.000
|
0.2495
|
158.109
|
18,3
|
|
X
|
-
|
Lysithéa / Lysithea
|
1938
|
S. Nicholson
|
36
|
259.20
|
11.717.000
|
0.1124
|
28.302
|
18,2
|
|
XI
|
-
|
Carme
|
1938
|
S. Nicholson
|
46
|
734.17
|
23.404.000
|
0.2533
|
164.907
|
17,9
|
|
XII
|
-
|
Ananke
|
1951
|
S. Nicholson
|
28
|
629.77
|
21.276.000
|
0.2435
|
148.889
|
18,9
|
|
XIII
|
-
|
Léda / Leda
|
1974
|
C. Kowall
|
20
|
240.92
|
11.165.000
|
0.1636
|
27.457
|
20,2
|
|
XIV
|
S/1979 J2
|
Thébé / Thebe
|
1979
|
Voyager Science Team/Voyager 1
|
99
|
0.675
|
221.900
|
0.0176
|
1.080
|
16,0
|
|
XV
|
S/1979 J1
|
Adrastée / Adrastea
|
1979
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
16
|
0.298
|
129.000
|
0.0018
|
0.054
|
18,7
|
|
XVI
|
S/1979 J3
|
Métis / Metis
|
1980
|
Voyager Science Team/Voyager 1
|
43
|
0.295
|
128.000
|
0.0012
|
0.019
|
17,5
|
|
XVII
|
S/1999 J1
|
Callirrhoe
|
1999
|
J.V. Scotti, T.B. Spahr, R.S. McMillan, J.A. Larsen, J. Montani, A.E. Gleason, T. Gehrels
|
9
|
758.77
|
24.103.000
|
0.2829
|
147.167
|
20,7
|
|
XVIII
|
S/2000 J1
|
Themisto
|
Redécouverte de S/1975 J 1
|
C.T. Kowal et E. Roemer (1975), S.S. Sheppard, D.C. Jewitt, Y.R. Fernandez, G. Magnier, M. Holman, B.G. Marsden, G.V. Williams (2000).
|
8
|
130.02
|
7.284.000
|
0.2428
|
43.254
|
21,0
|
|
XXIII
|
S/2000 J2
|
Kalyke
|
2000
|
Sheppard, Jewitt, Fernandez, Magnier
|
5
|
742.06
|
23.483.000
|
0.2471
|
165.179
|
21,8
|
|
XXIV
|
S/2000 J3
|
Iocaste
|
2000
|
Sheppard, Jewitt, Fernandez, Magnier
|
5
|
631.60
|
21.060.000
|
0.2158
|
149.425
|
21,8
|
|
XXV
|
S/2000 J4
|
Erinome
|
2000
|
Sheppard, Jewitt, Fernandez, Magnier
|
3
|
728.46
|
23.196.000
|
0.2664
|
164.936
|
22,8
|
|
XXII
|
S/2000 J5
|
Harpalyke
|
2000
|
Sheppard, Jewitt, Fernandez, Magnier
|
4
|
623.32
|
20.858.000
|
0.2269
|
148.644
|
22,2
|
|
XXVI
|
S/2000 J6
|
Isonoe
|
2000
|
Sheppard, Jewitt, Fernandez, Magnier
|
4
|
726.23
|
23.155.000
|
0.2471
|
165.272
|
22,5
|
|
XXVII
|
S/2000 J7
|
Praxidike
|
2000
|
Sheppard, Jewitt, Fernandez, Magnier
|
7
|
625.39
|
20.908.000
|
0.2311
|
148.975
|
21,2
|
|
XIX
|
S/2000 J8
|
Megaclite
|
2000
|
Sheppard, Jewitt, Fernandez, Magnier
|
5
|
752.86
|
23.493.000
|
0.4198
|
152.766
|
21,7
|
|
XX
|
S/2000 J9
|
Taygete
|
2000
|
Sheppard, Jewitt, Fernandez, Magnier
|
5
|
732.41
|
23.280.000
|
0.2525
|
165.268
|
21,9
|
|
XXI
|
S/2000 J10
|
Chaldene
|
2000
|
Sheppard, Jewitt, Fernandez, Magnier
|
4
|
723.72
|
23.100.000
|
0.2521
|
165.190
|
22,5
|
|
XXVIII
|
S/2001 J1
|
Autonoe
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
4
|
760.95
|
24.046.000
|
0.3168
|
152.416
|
22,0
|
|
XXIX
|
S/2001 J2
|
Thyone
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
4
|
627.21
|
20.939.000
|
0.2286
|
148.509
|
22,3
|
|
XXX
|
S/2001 J3
|
Hermippe
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
4
|
633.90
|
21.131.000
|
0.2096
|
150.725
|
22,1
|
|
XXXII
|
S/2001 J4
|
Eurydome
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
3
|
717.33
|
22.865.000
|
0.2759
|
150.274
|
22,7
|
|
XXXVI
|
S/2001 J5
|
Sponde
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
2
|
748.34
|
23.487.000
|
0.3121
|
150.998
|
23,0
|
|
XXXVIII
|
S/2001 J6
|
Pasithee
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
58
|
719.44
|
23.004.000
|
0.2675
|
165.138
|
23,2
|
|
XXXIII
|
S/2001 J7
|
Euanthe
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
3
|
620.49
|
20.797.000
|
0.2321
|
148.910
|
22,8
|
|
XXXVII
|
S/2001 J8
|
Kale
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
2
|
729.47
|
23.217.000
|
0.2599
|
164.996
|
23,0
|
|
XXXV
|
S/2001 J9
|
Orthosie
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
2
|
622.56
|
20.720.000
|
0.2808
|
145.921
|
23,1
|
|
XXXIV
|
S/2001 J10
|
Euporie
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
2
|
550.74
|
19.304.000
|
0.1432
|
145.767
|
23,1
|
|
XXXI
|
S/2001 J11
|
Aitne
|
2001
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna
|
3
|
730.18
|
23.229.000
|
0.2643
|
165.091
|
22,7
|
|
XLIII
|
S/2002 J1
|
Arche
|
2002
|
S. S. Sheppard
|
3
|
723.90
|
22.931.000
|
0.2588
|
165.001
|
22,8
|
|
XLVII
|
S/2003 J1
|
Eukelade
|
2003
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna, Fernandez, Hsieh
|
4
|
730.47
|
23.328..000
|
0.2634
|
165.240
|
22,6
|
|
XLV
|
S/2003 J6
|
Helike
|
2003
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna, Fernandez, Hsieh
|
4
|
626.32
|
21.069.000
|
0.1506
|
154.853
|
22,6
|
|
XLI
|
S/2003 J7
|
Aoede
|
2003
|
Sheppard, Jewitt, Kleyna, Fernandez, Hsieh
|
4
|
761.50
|
23.980.000
|
0.4311
|
158.260
|
22,5
|
|
XXXIX
|
S/2003 J8
|
Hegemone
|
2003
|
S. S. Sheppard
|
2
|
739.88
|
23.577.000
|
0.3396
|
154.186
|
22,8
|
|
XLIV
|
S/2003 J11
|
Kallichore
|
2003
|
S. S. Sheppard
|
2
|
728.73
|
23.288.000
|
0.2503
|
165.127
|
23,7
|
|
|
S/2003 J12
|
|
2003
|
S. S. Sheppard
|
1
|
489.72
|
17.833.000
|
0.4920
|
151.104
|
23,9
|
|
XLVIII
|
S/2003 J13
|
Cyllene
|
2003
|
S. S. Sheppard
|
2
|
752.00
|
23.809.000
|
0.4115
|
150.389
|
23,2
|
|
XLIX
|
S/2003 J14
|
Kore
|
2003
|
S. Sheppard, D.C. Jewitt, J. Kleyna
|
2
|
779.17
|
25.543.000
|
0.3245
|
144.969
|
23,6
|
|
XLVI
|
S/2003 J20
|
Carpo
|
2003
|
S. S. Sheppard
|
3
|
456.30
|
17.058.000
|
0.4316
|
51.628
|
23,0
|
|
XL
|
S/2003 J21
|
Mneme
|
2003
|
B. Gladman, L. Allen
|
2
|
620.04
|
21.035.000
|
0.2301
|
148.693
|
23,3
|
|
XLII
|
S/2003 J22
|
Thelxinoe
|
2003
|
S. S. Sheppard
|
2
|
628.09
|
21.164.000
|
0.2194
|
151.370
|
23.5
|
|
|

Edmond Halley
Edmond Halley est né en 1656 à Haggerston, en Angleterre. Il entreprend ses études au Queen’s College d’Oxford et manifeste très tôt un intérêt pour l’astronomie, il collectionne d’ailleurs les instruments de mesure et d’observation. Il rencontre à dix-sept ans John Flamsteed, qui sera nommé astronome royal trois ans plus tard, à la cour d’Angleterre. Il se décide alors à partir pour l’île de Sainte-Hélène, sur laquelle il restera deux années, pour y rédiger un catalogue des étoiles de l’hémisphère boréal.
A son retour en Angleterre en 1678, il publie son ouvrage sous le nom de Catalogus stellarum australium, et est aussitôt considéré par la profession comme un astronome de talent. Halley soutient son aîné Isaac Newton (qu’il considère à juste titre comme le père fondateur de la science moderne) pendant la rédaction de son livre Principia mathematica, et en financera la publication en 1687. Toujours en 1678, Edmond Halley entre à la Royal Society et en devient membre, il devient diplômé de l’université d’Oxford avec l’appui du roi Charles II.
Il se met alors à travailler avec acharnement à l’observatoire de Greenwich. Le 16 Décembre 1681, il aperçoit une comète dans le ciel londonien. Fort de ses connaissances en astronomie antique, il entreprend de fastidieuses recherches en bibliothèque afin de recueillir et recenser les dates des apparitions des plus spectaculaires comètes observées par le passé. Parmi les comètes rassemblées par ses soins, trois l’intriguent. L’une a été observée en -476 av J.C. en Chine, où l’on a décrit une étoile se déplaçant à grande vitesse avec un large panache. La même apparition est mentionnée par certains traducteurs arabes ayant traduits l’Almageste de Ptolémée. La deuxième comète a été observée au XIème siècle et est mentionnée sur la très célèbre tapisserie de Bayeux (tapisserie représentant l’invasion de l’Angleterre en 1066 par Guillaume le Conquérant), où l’on peut voir le roi d’Angleterre Harold II entouré de courtisans et observant une étoile à panache. Il prend aussi note de celle observée en 1531, du temps de Charles Quint. Enfin, Halley reprend l’observation faite en 1607 par Johannes Kepler, soit 75 ans plus tôt.
Parallèlement à ses recherches, Halley observe et étudie bien entendu la comète qui trône au-dessus de sa tête. Durant l’hiver 1681-82, il entreprend des calculs sur sa trajectoire (il lui attribue une trajectoire elliptique), en tenant compte des lois de la gravitations d’Isaac Newton. Il se rend rapidement compte qu’il s’agit de la même comète… En 1684, le jeune Halley rencontre pour la première fois son aîné Isaac Newton, qui devient rapidement son ami. Conscient du génie mathématique de ce dernier, il le pousse à rédiger et publier ses travaux sur l’attraction universelle (Newton sera toujours réticent à publier ses travaux). Il corrige et préface Philosophiae naturalis principia mathematica et en paie même l’édition de sa poche en 1687. Entre 1698 et 1700, l’astronome britannique part en mer, à bord du navire de guerre Paramour pink, pour le premier voyage en mer organisé pour la seule recherche scientifique. Il prend des mesures et effectue des observations, ce qui lui permet d’établir la première carte magnétique des zones atlantique et pacifique. Il est nommé professeur de géométrie à Oxford en 1704, en remplacement de Wallis. Il s’affaire à éditer les travaux sur les coniques de Ménélaüs et d’Apollonius de Perge. Halley s’intéresse de près à ces coniques, car Kepler a découvert les trajectoires elliptiques des planètes et de certaines comètes, le Soleil jouant le rôle de foyer principal. Il convient de noter que toutes les comètes n’ont pas une trajectoire elliptique, certaines ont une orbite hyperbolique, c'est-à-dire qu’elles ne reviennent pas.
En 1705, après vingt trois années de recherches, Halley termine enfin ses travaux sur la comète et affirme qu’elle tourne autour du Soleil en 76 ans environ. Une telle périodicité valide alors la théorie selon laquelle les comètes appartiennent bien au système solaire. Elle traverse les orbites de Neptune, Uranus, Saturne, Jupiter, Mars et la Terre, puis elle effectue son virage autour du Soleil. C’est à ce moment que le réchauffement solaire sublime la glace qui est à sa surface et laisse échapper le grand panache de gaz et de poussières que l’on observe depuis notre planète. Ce panache est toujours opposé à la direction du Soleil. Après les passages de 1531, 1607 et 1682, Halley prédit le passage suivant pour 1758, à cette occasion on attribue le nom de Halley à la comète… (En ce qui nous concerne, le prochain passage de la comète de Halley est prévu pour le 23 Juillet 2061. On ne peut cependant pas prévoir son arrivée au jour près –même avec les plus puissants ordinateurs actuels-, du fait de la complexité de la force d’attraction qu’exercent les planètes et les milliers d’astéroïdes entre eux au sein du système solaire, force à laquelle elle est bien évidemment soumise elle aussi.) La même année, Halley sort Astronomiae cometicae synopsis, dans lequel il applique les lois de mouvement décrites par Newton aux données alors connues sur les comètes. Petite anecdote sur la comète de Halley : Peu avant son passage en 1910, l’astronome français Camille Flammarion (1842-1925) s’inquiéta et annonça au grand public, à tort, que la queue de la comète, dans laquelle la Terre allait passer, contenait des gaz toxiques. Il s’ensuivit une panique générale… En 1720, Halley prend la succession de Flamsteed en tant qu’astronome royal, et entreprend une étude sur les mouvements de la Lune sur une période de dix-huit ans (cycle de Saros : période de révolution de la ligne des points nodaux lunaires). Edmond Halley s’intéresse également à la géodésie, à la physique, aux mathématiques et à l’archéologie jusqu’à sa mort, à Greenwich, en 1742.
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Urbain Le Verrier
Urbain Jean-Joseph Le Verrier est né le 11 Mars 1811 à Saint-Lô. Il commence ses études au collège de sa ville natale pendant huit années, puis entre au Collège Royal de Caen, où il étudie les mathématiques de 1827 à 1830. Il rejoint ensuite le Lycée Louis-Le-Grand de Paris et entre en 1831 à Polytechnique. Il en ressort en 1833 comme ingénieur des tabacs. Il part alors travailler pour le laboratoire de Gay-Lussac.
En 1837, il sollicite le poste de répétiteur de chimie à l’école polytechnique, mais c’est Henri-Victor Regnault qui le prend. On lui propose alors, en guise de consolation, la place de répétiteur de géodésie, astronomie et machines : Il accepte et se spécialise en mécanique céleste. Peu de temps après, en 1839, il présente à l’académie des sciences de Paris son tout premier mémoire concernant les variations séculaires des orbites planétaires
Uranus, la septième planète du système solaire, découverte par William Herschel, présente des irrégularités axiales et orbitales, qui s’expliqueraient par la présence d’un autre corps massif, bien au-delà de son orbite. Le Verrier se met donc à étudier le sujet à l’aide de calculs mathématiques (à partir des données recueillies comme la masse, la position actuelle, l’orbite, et en s’inspirant des lois de Kepler) en 1844 et découvre la planète Neptune en 1846. Neptune est la première planète découverte uniquement par calculs mathématiques : un exploit... Le Verrier communique le résultat de ses travaux à l’académie des sciences le 31 août 1846. L’astronome allemand Johann Galle confirme par observation la présence de Neptune le jour même qu’il reçoit les résultats de Le Verrier, le 23 Septembre 1846. Grâce à se découverte et à la notoriété qui en découle, il entre à l’académie des sciences la même année. Arago dira : « M. Le Verrier vit le nouvel astre au bout de sa plume. »
Parallèlement à la découverte de l’astronome français, le jeune anglais John Adams de Cambridge parvint aux mêmes résultats (par calculs également) avec une année d’avance. Malheureusement pour lui, ses pairs ne prirent pas en compte ces résultats et Le Verrier récolta toute la gloire. Il a été établi que les deux astronomes ont bel et bien travaillé indépendamment l’un de l’autre, sans être au courant des travaux de l’autre. Le Verrier est alors dans les mois qui suivent la cible de toutes les éloges et des articles vantant ses mérites sortent très fréquemment dans les revues scientifiques. Toute l’Europe lui décerne des médailles et des récompenses.
Après cette découverte, il devient professeur d’astronomie à la Faculté des sciences et astronome adjoint au Bureau des Longitudes. En 1849, il devient également député de la Manche à l’Assemblée Législative. Après le coup d’état de Décembre, le président L. Napoléon le nomme sénateur et inspecteur général de l’enseignement supérieur. En 1853, il prend également la succession de François Arago, qui décède, à la direction de l’observatoire de Paris. Plus tard, il perdra son poste à la fin de l’Empire, mais le récupèrera grâce à M Thiers, et le conservera jusqu’à sa mort. Après son succès sur la découverte de Neptune, Le Verrier tente de rééditer l’exploit en annonçant l’existence d’une nouvelle planète entre Mercure et le Soleil (au niveau de son périhélie), planète qui expliquerait les perturbations orbitales de Mercure. Plusieurs astronomes préviennent Le Verrier qu’ils ont observé des disques noirs passant devant le Soleil. Il prédit même le passage de cette planète, qu’il appelle Vulcain, devant le Soleil en 1877. Ces anomalies trouvent en fait leur réponse uniquement dans la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein. Durant sa présidence à l’observatoire, Le Verrier établit un catalogue de 306 étoiles dites fondamentales. Il possède également un petit service météorologique dans son observatoire. C’est lui qui met en place un réseau de 24 stations météorologiques sur le territoire français (puis 59 en Europe), destiné avant tout à prévenir les marins des tempêtes en formation (cela suite à un ouragan ayant causé la perte de 41 navires sur la mer noire en 1854). Jugeant Le Verrier odieux, quatorze astronomes démissionnent de leurs fonctions. Il est vrai que l’astronome vedette est assez autoritaire et est devenu hautain … Ainsi, il citera : «On ne doit pas livrer à la publicité les noms des aides-astronomes qui font des découvertes, dont tout le mérite revient exclusivement au directeur sous les ordres duquel ils sont placés. Du reste, ces jeunes astronomes reçoivent une gratification et une médaille pour chaque découverte. ». Ces émules attirent au bout d’un certain temps le gouvernement ; il est alors lui-même relevé de ses fonctions en 1870 par décret impérial. En même temps, il démissionne du conseil général. Son successeur, Charles-Eugène Delaunay, mourra en 1873 et Urbain Le Verrier reprendra son poste, qu’il occupera jusqu’à sa mort. A la fin de sa vie, bien que très souffrant, il persiste dans ses recherches et pense qu’il faut revoir à la baisse de l’Unité Astronomique (distance Terre-Soleil) ainsi que la baisse de la vitesse de la lumière. Il travaille également sur l’achèvement d’une théorie complète sur le mouvement des planètes du système solaire. Pour ses travaux sur les mouvements des planètes gazeuses, il est pour la dernière fois récompensé par la Royal Astronomical Society, d’une médaille d’honneur en 1876. Urbain Le Verrier meurt le 23 Septembre 1877 à Paris. |
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Saturne
Casserole et atlas
Prometheus et Pandora
Epimetheus
Janus
Mimas
Enceladus
Tethys, Telesto et calypso
Dione et Helene
Rhea
Titan
Hyperion
Iapetus
Phoebe
Satellites récemment découverts
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Saturne - Caractéristiques Orbitales
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Distance moyenne au Soleil
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1 426,725 millions de km
(9,5 ua)
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Distance maximale au Soleil
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1 511 millions de km
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Distance minimale au Soleil
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1 346.4 millions de km
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Distance maximale à la Terre
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1 650 millions de km
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Distance minimale à la Terre
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1 200 millions de km
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Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
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2,484 46°
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Excentricité de l'orbite
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0,054 150 60
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Période de révolution sidérale
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10 757,7365 jours
soit 29 ans 165 jours 11,68 heures
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Période de révolution synodique
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378,0944 jours
soit 1 an 13 jours
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Vitesse orbitale moyenne
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9,6446 km/s |
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Saturne - Caractéristiques Physiques
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Diamètre équatorial
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120 536 km
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Diamètre polaire
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108 718 km
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Aplatissement
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0,097 96
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Masse
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5,6846×1026 kg
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Masse (Terre = 1)
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95,19
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Masse volumique moyenne
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0,6873×103 kg/m³
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Gravité à la surface
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8,96 m/s²
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Période de rotation sidérale
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10h14 à 10h39 selon latitude
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Inclinaison de l'équateur sur l'orbite
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26° 44'
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Albedo
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0,47
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Vitesse de libération
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35,5 km/s
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Température Moyenne en surface
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-160 °C
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Pression atmosphérique
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140 kPa
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Atmosphère
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-Hydrogène : > 93 %
-Hélium He : > 5 %
-Méthane CH4 : 0,2 %
-Eau H20 (vapeur) : 0,1 %
-Ammoniac NH3 : 0,01 %
-Éthane C2H6 : 0,0005 %
-Hydrure de phosphore PH3 : 0,0001 %
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Nbre de Satellites connus
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60 + anneaux*
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*les anneaux ont été observés pour la première fois par Galilée en 1610 |
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Caractéristiques Mimas
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Date de la Découverte
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1789
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Découvert par
|
W. Herschel
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Dimension
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397 km
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Rayon orbital
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185 540 km
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Période de révolution
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23h 07m
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excentricité
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0.0196
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inclinaison (en degrés)
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1.572
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magnitude visuelle
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12.8 |
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Caractéristiques Encélade
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Date de la Découverte
|
1789
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Découvert par
|
W. Herschel
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Dimension
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499 km
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Rayon orbital
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238 040 km
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Période de révolution
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1j 08h 53m
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|
excentricité
|
0.0047
|
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inclinaison (en degrés)
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0.009
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magnitude visuelle
|
11.8 |
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Caractéristiques Tethys
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Date de la Découverte
|
1684
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Découvert par
|
J.D. Cassini
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Diamètre
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1 060 km
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Rayon orbital
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294 670 km
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Période de révolution
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1j 21h 19m
|
|
excentricité
|
0.0001
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|
inclinaison (en degrés)
|
1.091
|
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magnitude visuelle
|
10.2 |
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Caractéristiques Titan
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Date de la Découverte
|
1655
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Découvert par
|
C. Huygens
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Diamètre
|
5 150 km
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Rayon orbital
|
1 221 870 km
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Période de révolution
|
15j 22h 41m
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|
excentricité
|
0.0288
|
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inclinaison (en degrés)
|
0.280
|
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magnitude visuelle
|
8.4 |
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Caractéristiques Dione
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Date de la Découverte
|
1684
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Découvert par
|
J.D. Cassini
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Diamètre
|
1 118 km
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Rayon orbital
|
377 420 km
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Période de révolution
|
2j 17h 11m
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excentricité
|
0.0022
|
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inclinaison (en degrés)
|
0.028
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magnitude visuelle
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10.4 |
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Caractéristiques Rhéa
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Date de la Découverte
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1672
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Découvert par
|
J.D. Cassini
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Diamètre
|
1 528 km
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Rayon orbital
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527 070 km
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Période de révolution
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4j 12h 25m
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excentricité
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0.0010
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inclinaison (en degrés)
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0.331
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magnitude visuelle
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9.6 |
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Caractéristiques Hyperion
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Date de la Découverte
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1848
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Découvert par
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W. Bond
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Dimension
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420 x 260 x 220 km
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Rayon orbital
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1.500.880 km
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Période de révolution
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21j 06h 37m
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excentricité
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0.0274
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inclinaison (en degrés)
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0.630
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magnitude visuelle
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14.4 |
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Caractéristiques Japet
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Date de la Découverte
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1671
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Découvert par
|
J.D. Cassini
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Diamètre
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1 436 km
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Rayon orbital
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3.560.840 km
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Période de révolution
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79j 07h 51m
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excentricité
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0.0283
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inclinaison (en degrés)
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7.489
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magnitude visuelle
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11.0 |
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Cassini va survoler Japet
La lune de Saturne, Japet, est l’un des objets les plus mystérieux du système solaire . A part Titan, aucune autre lune de Saturne n’avait bénéficié d’autant d’égards et Japet devrait être le premier satellite glacé étudié de près au radar, à une distance de seulement 1 640 kilomètres.

Japet est en effet bien singulier, avec sa longue montagne tout le long de son équateur qui le fait ressembler à une noix, et surtout ses deux faces dont l’une est blanche comme la neige et l’autre noire comme le charbon.
Autant dire que bien des instruments à bord de Cassini vont être mis à contribution pour scruter sa surface à différentes longueurs d’ondes et en déterminer la composition. Les chercheurs seront aussi à l’affût de possibles éruptions avec des panaches de gaz ou de glace, comme sur Encelade, et chercheront à détecter une mince atmosphère.
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Christiaan Huygens
Christiaan Huygens est né le 14 Avril 1629 à La Haye, aux Pays-Bas. Son père, Constantinjn Huygens, est un poète renommé et un diplomate expert en mathématiques et en sciences. Il est également l’ami de René Descartes (1596-1650) et correspond avec le père Marin Mersenne (1588-1648), par qui transitent toutes les dernières découvertes scientifiques. Jusqu’à 16 ans, Christiaan est éduqué par des précepteurs. A 17 ans, le jeune Christiaan est influencé par les oeuvres de Descartes, à travers lesquelles il entame ses études scientifiques, sous la direction du disciple Frans van Schooten. Il bénéficie donc d’un climat favorable et d’une éducation exemplaire du fait des relations de sa famille. Il suit des études de droit et de mathématiques.
Ses études terminées, Huygens revient chez les siens à La Haye, afin de méditer sur ce qu’on lui a enseigné et de reprendre les recherches du défunt Mersenne. C’est pendant cette période d’intense activité qu’il ébauchera les structures de ses futurs traités. A 23 ans, en 1652, ses idées sur les règles de choc des corps commencent à diverger avec celles établies par Descartes. Deux ans plus tard, il confirme et déclare même que Descartes abuse de la conjecture et de la fiction, comparant même son œuvre Principes de la philosophie naturelle à un roman… Il se met alors en marge de la science cartésienne. Huygens est très attaché à l’idée d’information reçue et de la méthode ; pour lui « Sans poser de principe, il est impossible de rien démontrer. » Il travaille donc sur une théorie concernant les forces agissant sur un corps dans un mouvement circulaire. Il y applique la fabrication d’une horloge utilisant le mouvement régulier d’un balancier.
Son père, qui pensait que les voyages favorisaient l’ouverture d’esprit, profita de son statut de diplomate pour faire voyager son fils en europe. En 1655, il arrive à Paris. Il y amène son traité sur la quadrature du cercle et expose son observation du premier satellite de Saturne, Titan. Là-bas, il rencontre Gassendi, l’astronome Ismaël Boulliau, le mathématicien Gilles Personne de Roberval. Il apprend beaucoup de choses, notamment sur les travaux de Girard Desargues, de Pascal et de Fermat (théorie des probabilités) relatifs aux recherches sur les problèmes des jeux de hasard. De fait, en 1657, il sort un traité en latin nommé Tractatus de ratiociniis in aleae ludo. A son retour aux Pays-Bas, Huygens se concentre néanmoins d’avantage sur l’astronomie et la mécanique que sur les mathématiques. Ainsi, il entame la construction d’une lunette qui lui permettra d’observer la rotation de Saturne et de ses anneaux. Il met également au point sa théorie sur le choc des corps, et démontre la loi de la chute des corps, en employant le principe de la relativité. Toujours en 1657, il montre son horloge aux Etats Généraux, il publiera en 1673 horlogium oscillatorum (horloge à balancier). Cette horloge était utile pour ses études astronomiques. Grâce à son frère qui l’aida dans la fabrication de ses lentilles, il découvre la nébuleuse d’Orion, ainsi qu’un deuxième satellite de Saturne. Il parvient également à observer le relief de Mars. Il retourne peu après à Paris, en 1660, et multiplie ses contacts avec les scientifiques français. On le présente même au roi de France. Huygens fait de même à Londres, il observe là-bas le passage de Mercure devant le Soleil.
Il fait un gros travail de synthèse à son retour chez lui, de tout ce qu’il a recueilli à l’étranger. Il s’affaire sur les logarithmes hyperboliques, il établit le calcul de la circonférence d’un cercle à partir de son rayon (mathématiques), travaille sur la mesure du temps (physique), les tons de la musique et la division tempérée de la gamme, ainsi que sur la machine pneumatique qu’il a pu observer chez Robert Boyle. En plus de tous ces travaux, il perfectionne la pompe à air et le baromètre, et il construit un micromètre très précis qui permet de calculer les angles. Mais surtout, il définit les notions de force centrifuge et de moment d’inertie, et établit le principe du mouvement ondulatoire de la lumière (il explique les effets de réfraction et de diffraction), en contredisant les idées d’Isaac Newton. En 1661, il devient membre de la Royal Society.
En 1665, il devient docteur honoris causa à Angers, en France. Le 21 Avril 1666, il est invité par Colbert à s’installer à Paris comme membre de l’Académie Royale des Sciences. Il y sera doté de la pension la plus élevée, logé à la bibliothèque du roi, et possédant son propre laboratoire. Cette académie est très récente, créée en réponse à l’anglaise Royal Society of London. Ayant été membre et connaissant le fonctionnement de cette organisation, il prend naturellement les rênes de l’Académie de France. Il travaille à Paris avec acharnement, en collaboration avec Adrien Auzout sur le perfectionnement d’instruments d’observation, et avec Denis Papin (expériences sur le vide). C’est en 1673 qu’il publie Horlogium Oscillatorum, un de ces ouvrages majeurs, où il explique le fonctionnement et le montage d’une horloge à pendule. Il s’intéresse aussi à la dynamique des corps (il est le premier). En 1678, il édite un nouvel ouvrage de haute importance, le Traité de la Lumière. Il y expose sa théorie ondulatoire de la lumière, qui va à l’encontre de la théorie corpusculaire de la lumière défendue par Newton. Newton, jouissant alors d’une popularité énorme, fait beaucoup d’ombre aux travaux de Huygens sur la lumière, bien que les résultats de ceux-ci permettent d’expliquer de nombreux phénomènes optiques. Huygens est de santé fragile, et son assiduité au travail n’y arrange rien. Par trois fois, il sera contraint de regagner La Haye pour se faire soigner. Suite au décès de son ami Colbert et la politique de plus en plus réactionnaire de Louis XIV (la révocation de l’édit de Nantes en 1685), il se résout à ne plus retourner à Paris pour poursuivre ses travaux.Hormis un dernier voyage à Londres en 1689, Huygens ne quittera plus jamais son pays natal. Il suit son frère et rencontre Isaac Newton. Malgré son opposition à la théorie de la lumière de Newton et les doutes qu’il émet quant à sa théorie sur l’attraction universelle, il a beaucoup de respect et d’estime pour ce dernier. En 1690, il entame un manuscrit sur un traité de dioptrique ainsi qu’un essai de système du monde nommé Cosmotheoros. Ces travaux ne seront publiés qu’à titre posthume. Christiaan Huygens meurt le 8 Juillet 1695 à La Haye. |
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Isaac Newton
Isaac Newton est né le 25 Décembre 1642 (année de la mort de Galilée) à Woolsthorpe dans le Lincolnshire (Angleterre), de parents paysans. Son père meurt trois mois avant sa naissance, et sa mère se remarie… Le petit Isaac, qui a alors 2 ans, est donc placé chez sa grand-mère sous la tutelle de son oncle, son enfance semble ne pas être très heureuse. A 5 ans, il fréquente l’école primaire de Skillington, puis à Stokes. A 12 ans, il part pour l’école secondaire de Grantham où il est un élève médiocre, il y reste quatre années jusqu’à ce que sa mère le rappelle à Woolsthorpe pour qu’il devienne fermier et qu’il apprenne à administrer son domaine. Pourtant, sa mère s’apercevant que son fils était plus doué pour la mécanique que pour le bétail, l’autorisa à retourner à l’école pour peut-être pouvoir entrer un jour à l’université. A 17, Newton tombe amoureux d’une camarade de classe, mademoiselle Storey. On l’autorise à la fréquenter et même à la fiancer, mais il doit terminer ses études avant de se marier. Finalement, le mariage tombe à l’eau quelques années après. Newton restera alors célibataire toute sa vie, et Voltaire écrira même qu’il n’aura connu aucune femme de sa vie.
l’université, il se fait repérer par Stokes, qui l’aide à entrer au Trinity Collège de Cambridge. 18 ans, il entre alors au Collège (il y restera quarante années), où il se fait remarquer par son maître, Isaac Barrow. Il y étudie l’arithmétique, la géométrie dans les « éléments » d’Euclide et la trigonométrie, mais s’intéresse personnellement à l’astronomie, à l’alchimie et à la théologie. Il devient à 25 ans bachelier des arts, mais est contraint à stopper ses études pendant deux années suite à l’apparition de la peste qui s’est abattue sur la ville en 1665, il retourne dans sa région natale. C’est à cette période que Newton progresse fortement en mathématiques, physique et surtout en optique (il comprend que la lumière n’est pas blanche mais qu’elle est constituée d’un spectre coloré), toutes les grandes découvertes qu’il explicitera dans les années suivantes découlent de ces deux années. C’est également à cette époque qu’eu lieu l’épisode (très certainement légendaire) de la pomme tomba de l’arbre sur sa tête, lui révélant les lois de la gravitation universelle. Newton accélère dans ses recherches, il entame en 1666 l’étude des fonctions dérivables et de leurs dérivées à partir du tracé des tangentes sur la base des travaux de Fermat. Il classifie les cubiques et en donne des tracés corrects avec asymptotes, inflexions et points de rebroussement. En 1669, il rédige un compte-rendu sur les fondements du calcul infinitésimal qu’il appelle « méthode des fluxions ». Newton a alors fondé l’analyse moderne. En 1669 toujours, Newton reprend succède à son maître et reprend sa chaire de mathématiques, en fait Barrow est tellement impressionné par le talent de son élève qu’il démissionne à son profit. Trois ans plus tard, à l’âge de 29 ans, il entre à la Royal Society de Londres, après avoir réussi l’exploit de mettre au point un télescope à miroir sphérique dépourvu d’aberration chromatique. L’année d’après, pris la décision de communiquer grandement sur ses travaux sur la lumière, ce qui le rendit célèbre d’un seul coup. Cette célébrité fit de ses découvertes l’objet de nombreuses controverses et querelles dont il avait horreur. Il expose ses travaux sur la lumière et prouve qu’elle est constituée d’un spectre de plusieurs couleurs, à l’aide de son prisme. En 1675, il complète ses travaux en exposant sa théorie corpusculaire. Après avoir terminé ses travaux en optique, il est contacté en 1684 par l’astronome britannique Edmund Halley (le découvreur de la célèbre comète éponyme) à propos des lois de Kepler sur les orbites elliptiques des planètes. Newton répond de manière convaincante et Halley le pousse à publier ses travaux.
En 1687, il publie donc son œuvre majeure : Philosophiae naturalis principia mathematica. Cette œuvre marque le début de la mathématisation de la physique. Newton y expose le principe d’inertie, la proportionnalité des forces et des accélérations, l’égalité de l’action et de la réaction, les lois du choc, il y étudie le mouvement des fluides, les marées, etc … Mais il expose aussi et surtout sa théorie de l’attraction universelle ! Les corps s’attirent avec une force proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare. Newton répugne à communiquer ses travaux et les publie souvent plusieurs années après les avoir finalisés. Il s’accroche également souvent avec Robert Hooke à propos de la lumière et de sa théorie sur la gravitation. Newton attendra même que Hooke meure pour publier ses travaux sur l’optique. Hooke accusa même Newton de l’avoir plagié sur la théorie des inverses carrés, car ce dernier avait commencé ses travaux en parallèle de Hooke et sans rien dire à personne, ce qui rendit Hooke furieux. Newton prétendit alors n’avoir pas eu connaissance des recherches de Hooke et n’avoir pas lu ses travaux sur la gravitation. On sait aujourd’hui que Newton a menti, non pas par culpabilité, mais par son horreur du personnage…
Newton était doté d’une personnalité tourmentée et complexe. En 1692-93, il subit une grave période de dépression nerveuse, probablement due à la mort de sa mère, la destruction de son laboratoire d’alchimie, ou à l’excès de travail… Il subit de grands troubles émotifs et vit alors dans un état de prostration, vivant dans un état de paranoïa, et étant sujet à des hallucinations. Il mit alors trois ans à s’en remettre. En 1696, il est nommé gardien de la monnaie de l’Angleterre et maître dès l’année suivante. En 1699, il est nommé membre du conseil de la Royal Society et y est élu président en 1703, il gardera cette place jusqu’à sa mort. Auparavant, en 1701, il lu lors d’une réunion le seul mémoire de chimie qu’il ai fait connaître et présenta sa loi sur le refroidissement par conduction, ainsi que des observations sur les températures d’ébullition et de fusion. Il décide alors de quitter sa chaire lucasienne à l’université de Cambridge. En 1705, il est anobli par la Royauté. Isaac Newton tombe malade en 1724. Trois ans plus tard, il se remet à peine d’une crise de goutte qu’il se rend à Londres pour présider une réunion de la Royal Society. Ce voyage le fatigue terriblement… De retour à Kensington, il doit resté alité et meure le 20 Mars 1727, dans sa 85ème année. Son corps fut alors porté en grande pompe et inhumé à Westminster, aux côtés des rois d’Angleterre.
Newton est devenu l’un des plus grands génies et savants de l’histoire humaine. On peut le comparer, par l’envergure de ses travaux et découvertes, à deux autres grands nom de la science : Archimède et Albert Einstein. L’étendue de ses travaux et son éclectisme sont tels qu’ils auraient suffi à faire la réputation d’une bonne douzaine de savants. |
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Uranus
Miranda
Ariel
Umbriel
Titania
Oberon
Cordelia, Ophelia, Bianca, Cressida, Desdemona, Juliet, Portia, Rosalind, Belinda et galet
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Uranus - Caractéristiques Orbitales
|
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Distance moyenne au Soleil
|
2 870,972 220 millions de km
(19,2 ua)
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Distance maximale au Soleil
|
3 008 millions de km
|
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Distance minimale au Soleil
|
2 742 millions de km
|
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Distance maximale à la Terre
|
3 150 millions de km
|
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Distance minimale à la Terre
|
2 600 millions de km
|
|
Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
|
0,769 86°
|
|
Excentricité de l'orbite
|
0,047 167 71
|
|
Période de révolution sidérale
|
30 708,160 jours
soit 84 ans 27 jours 3,84 heures
|
|
Période de révolution synodique
|
369,6538 jours
soit 1 an 4,6 jours
|
|
Vitesse orbitale moyenne
|
6,7989 km/s |
|
Uranus - Caractéristiques Physiques
|
|
Diamètre équatorial
|
51 312 km
|
|
Diamètre polaire
|
50 136 km
|
|
Aplatissement
|
0,022 93
|
|
Masse
|
8,6832×1025 kg
|
|
Masse (Terre = 1)
|
14,58
|
|
Masse volumique moyenne
|
1,318×103 kg/m³
|
|
Gravité à la surface
|
8,69 m/s²
|
|
Période de rotation sidérale
|
0,718 jours (rétrograde)
soit 17h 13,9mn
|
|
Inclinaison de l'équateur sur l'orbite
|
97,86°
|
|
Albedo
|
0,51
|
|
Vitesse de libération
|
21,3 km/s
|
|
Température au niveau des nuages
|
-223 °C
|
|
Pression atmosphérique
|
variable selon l'altitude
|
|
Atmosphère
|
-Dihydrogène : 83%
-Hélium : 15%
-Méthane : 1,99%
-Ammoniac : 0,01%
-Éthane : 0,000 25%
-Acétylène : 0,000 01%
-Monoxyde de carbone : traces
-Sulfure d'hydrogène : traces
|
|
Nbre de Satellites connus
|
27 + anneaux*
|
|
*les anneaux ont été découverts en 1977 | | |
|
Caractéristiques Miranda
|
|
Date de la Découverte
|
1948
|
|
Découvert par
|
G.P. Kuiper
|
|
Dimension
|
472 km
|
|
Période de révolution
|
1j 19h 56m
|
|
Rayon orbital
|
129 900 km
|
|
excentricité
|
0.0013
|
|
inclinaison (en degrés)
|
4.338
|
|
magnitude visuelle
|
15.8 |
|
Caractéristiques Ariel
|
|
Date de la Découverte
|
1851
|
|
Découvert par
|
W. Lassel
|
|
Dimension
|
1 158 km
|
|
Période de révolution
|
2j 12h 19m
|
|
Rayon orbital
|
190 900 km
|
|
excentricité
|
0.0012
|
|
inclinaison (en degrés)
|
0.041
|
|
magnitude visuelle
|
13.7 |
|
Caractéristiques Umbriel
|
|
Date de la Découverte
|
1951
|
|
Découvert par
|
W. Lassel
|
|
Dimension
|
1 169 km
|
|
Période de révolution
|
4j 03h 28m
|
|
Rayon orbital
|
266 000 km
|
|
excentricité
|
0.0039
|
|
inclinaison (en degrés)
|
0.128
|
|
magnitude visuelle
|
14.5 |
|
Caractéristiques Oberon
|
|
Date de la Découverte
|
1787
|
|
Découvert par
|
W. Herschel
|
|
Dimension
|
1 523 km
|
|
Période de révolution
|
13j 11h 07m
|
|
Rayon orbital
|
583 500 km
|
|
excentricité
|
0.0014
|
|
inclinaison (en degrés)
|
0.068
|
|
magnitude visuelle
|
13.7 |
|
Caractéristiques Titiana
|
|
Date de la Découverte
|
1787
|
|
Découvert par
|
W. Herschel
|
|
Dimension
|
1 578 km
|
|
Période de révolution
|
8j 16h 56m
|
|
Rayon orbital
|
436 300 km
|
|
excentricité
|
0.0011
|
|
inclinaison (en degrés)
|
0.079
|
|
magnitude visuelle
|
13.5 | |
|
N°
|
Satellites
|
Découvert en
|
Par
|
Dimensions (en km)
|
Révolution (en jours)
|
Rayon orbital (en km)
|
excentricité
|
inclinaison (en degrés)
|
Magnitude visuelle
|
|
VI
|
S/1986 U7
|
Cordelia
|
1986
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
40
|
0.335
|
49.800
|
0.0003
|
0.085
|
23,1
|
|
VII
|
S/1986 U8
|
Ophelia
|
1986
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
42
|
0.376
|
53.800
|
0.0099
|
0.104
|
22,8
|
|
VIII
|
S/1986 U9
|
Bianca
|
1986
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
51
|
0.435
|
59.200
|
0.0009
|
0.193
|
22,0
|
|
IX
|
S/1986 U3
|
Cressida
|
1986
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
80
|
0.464
|
61.800
|
0.0004
|
0.006
|
21,1
|
|
X
|
S/1986 U6
|
Desdemona / Desdemone
|
1986
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
64
|
0.474
|
62.700
|
0.0001
|
0.113
|
21,5
|
|
XI
|
S/1986 U2
|
Juliet
|
1986
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
93
|
0.493
|
64.400
|
0.0007
|
0.065
|
20,6
|
|
XII
|
S/1986 U1
|
Portia
|
1986
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
135
|
0.513
|
66.100
|
0.0001
|
0.059
|
19,9
|
|
XIII
|
S/1986 U4
|
Rosalind
|
1986
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
72
|
0.558
|
69.900
|
0.0001
|
0.279
|
21,3
|
|
XIV
|
S/1986 U5
|
Belinda
|
1986
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
80
|
0.624
|
75.300
|
0.0001
|
0.031
|
21,0
|
|
XV
|
S/1985 U1
|
Puck
|
1985
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
162
|
0.762
|
86.000
|
0.0001
|
0.319
|
19,2
|
|
XVI
|
S/1997 U1
|
Caliban
|
1997
|
B.J. Gladman, P.D. Nicholson, J.A. Burns, J.J. Kavelaars
|
72
|
579.73
|
7.231.000
|
0.1587
|
140.881
|
22,4
|
|
XVII
|
S/1997 U2
|
Sycorax
|
1997
|
P.D. Nicholson, B.J. Gladman, J.A. Burns, J.J. Kavelaars
|
150
|
1288.30
|
12.179.000
|
0.5224
|
159.404
|
20,8
|
|
XVIII
|
S/1999 U3
|
Prospero
|
1999
|
M. Holman, J.J. Kavelaars, B. Gladman, J.-M. Petit, H. Scholl
|
50
|
1978.29
|
16.256.000
|
0.4448
|
151.966
|
23,2
|
|
XIX
|
S/1999 U1
|
Setebos
|
1999
|
J.J. Kavelaars, B. Gladman, M. Holman, J.-M. Petit, H. Scholl
|
47
|
2225.21
|
17.418.000
|
0.5914
|
158.202
|
23,3
|
|
XX
|
S/1999 U2
|
Stephano
|
1999
|
B. Gladman, M. Holman, J.J. Kavelaars, J.-M. Petit, H. Scholl
|
32
|
677.36
|
8.004.000
|
0.2292
|
144.113
|
24,1
|
|
XXI
|
S/2001 U 1
|
Trinculo
|
2001
|
M. Holman, J. Kavelaars et D. Milisavljevic
|
18
|
749.24
|
8.504.000
|
0.2200
|
167.050
|
25,4
|
|
XXV
|
S/1986 U 10*
|
Perdita
|
1986/2003
|
E. Karkoschka/Voyager 2
|
20
|
0.638
|
76.417
|
0.0116
|
0.470
|
24,0
|
|
XXIV
|
S/2001 U2
|
Ferdinand
|
2001
|
D. Milisavljevic, M. Holman, J. Kavelaars, and T. Grav
|
21
|
2887.21
|
20.901.000
|
0.3682
|
169.840
|
25,1
|
|
XXVI
|
S/2003 U1
|
Mab
|
2003
|
Showalter/Lissauer/Hubble Space Telescope
|
16
|
0.923
|
97.736
|
0.0025
|
0.134
|
26,0
|
|
XXVII
|
S/2003 U2
|
Cupid
|
2003
|
Showalter/Lissauer/Hubble Space Telescope
|
10
|
0.613
|
74.392
|
0.0013
|
0.099
|
26,0
|
|
XXII
|
S/2001 U3
|
Francisco
|
2001
|
Holman, J. Kavelaars. Measurers M. Holman, J. Kavelaars, D. Milisavljevic, T. Grav
|
22
|
266.56
|
4.276.000
|
0.1459
|
145.220
|
25,0
|
|
XXIII
|
S/2003 U3
|
Margaret
|
2001/2003
|
S.S. Sheppard, D.C. Jewitt
|
20
|
1687.01
|
14.345.000
|
0.6608
|
56.630
|
25,2 | |
|

Giordano Bruno
Filippo Bruno naît en Janvier 1548 à San Giovanni del Cesco, petite bourgade de Nola, près de la cité napolitaine (alors sous domination espagnole). Issu d’une famille aux revenus modestes, il est instruit par l’école la plus proche de chez lui. Il étudie le latin, les auteurs classiques, dont Aristote. Pétri d’humanisme, il supporte mal l’arrogance et le pédantisme du monde enseignant. A 14 ans, il se rend à l’université publique de Naples pour y apprendre notamment la mnémotechnique (l’art de la mémoire), matière dans laquelle il excellera. Parallèlement il suit des cours particuliers de philosophie, alors dominée par les modèles de Platon et Aristote. Filippo, alors empreint de culture humaniste et philosophique, va alors se tourner vers la théologie. Le 15 Juin 1565, il entre chez les Frères prêcheurs de San Domenico Maggiore. Ce couvent est, outre un refuge incontestable en ces temps de disette et d’épidémies de peste, symbole de prestige dans toute l’Italie du XVIème siècle (ses titres sont réputés dans tout le pays). Son maître, Giordano Crispo, lui enseigne la métaphysique. Le jeune Bruno adoptera désormais son prénom, en son hommage. Pendant une dizaine d’années, Giordano Bruno sera un dominicain modèle soumis à une culture dogmatique et pluridisciplinaire (philosophie naturelle, dialectique, rhétorique, métaphysique …) et à une devise : « par le verbe et par l’exemple ». D’abord élève brillant, il est ordonné prêtre en 1573. Deux ans plus tard, il devient Lecteur en théologie. En apparence, il continue à vivre en dominicain modèle, soutenant des thèses sur la pensée de Thomas d’Aquin (dont l’influence est très forte) et de Pierre Lombard. Néanmoins, sa curiosité native et son goût de l’éclectisme vont rapidement le pousser à entrer en rupture avec la vision dogmatique. Giordano Bruno se passionne pour la magie, l’hermétisme (doctrine occulte de l’alchimie) et la cosmologie, ce qui est en complet détachement par rapport à la théologie. En parallèle, il étudie avec assiduité les œuvres d’Erasme, humaniste considéré par la Sainte Eglise comme hérétique depuis 1559 et dont les livres sont interdits. Il fini ainsi par entrer silencieusement en rébellion avec le dogme, qu’il finit par ressentir comme un véritable carcan théologique. Dès sa première année de noviciat, il est accusé de profanation du culte chrétien, car il a ôté des images saintes de sa chambre, en particulier des images de la Vierge Marie. Au fil du temps, Bruno se heurte de plus en plus fréquemment et violemment à sa hiérarchie, notamment à propos du dogme de la Trinité, qu’il renie. La rupture est consommée, une instruction est menée contre lui pour le déclarer hérétique, mais il anticipe la sentence et abandonne le froc dominicain. Il fuit et quitte Naples en février 1576. Le prix à payer sera pour lui une vie d’errance et de clandestinité, ou la promiscuité matérielle ira de pair avec la brièveté des séjours. De 1576 à 1578, Giordano Bruno parvient à survivre tant bien que mal en Italie. Il subsiste en donnant des leçons de grammaire ou d’astronomie, mais sa condition d’apostat l’oblige à changer très fréquemment d’endroit : Gênes, Noli, Savone, Turin, Venise, Padoue, Brescio, etc … Il parvient toutefois à publier un ouvrage, dont il ne reste aujourd’hui que le titre : « Des signes des temps ». Ne supportant plus cette situation, il s’exile. D’abord en France, Chambéry, puis en Suisse, à Genève. Il entre dans la communauté évangélique italienne du marquis de Vico, mais entre rapidement en conflit avec sa hiérarchie, dont il discute la compétence d’un des membres. En effet, il n’est alors qu’étudiant et affirme à un de ses professeurs qu’il en connaît plus que lui sur Aristote (rappelons qu’il est anti-aristotélicien). L’esclandre est d’importance, d’autant qu’il humilie en public le pédant. Cette incartade lui vaut une arrestation et une excommunication, le 6 Août 1578.
Il fuit de nouveau, retourne en France, à Lyon puis à Toulouse. Celle qu’on appelle aujourd’hui la « ville rose » est alors sous l’autorité d’un dogmatisme religieux sévère. Bruno est néanmoins toléré et est autorisé à enseigner les mathématiques et la physique, il devient aussi « lecteur odinaire » de philosophie. Il publie également un ouvrage de mnémotechnique : « Clavis Magna ». Il se fait connaître par le roi Henri III, qui est impressionné par sa capacité mémorielle et par son ouvrage. Il le fait venir à sa cour (à Paris) et devient son protecteur, ce qui offrira cinq ans de paix, de stabilité et de sécurité à Giordano Bruno. Figurant parmi les philosophes attitrés de la cour, il enseigne au Collège des lecteurs royaux (le Collège de France) où il est nommé « lecteur extraordinaire et provisionné », ce laps de temps paisible lui permet de développer sa pensée. D’autant qu’il a le double avantage d’être dispensé de messe, alors que les autres professeurs y sont obligés, et de bien gagner sa vie. Après tant de déboires et de tensions religieuses, il décide d’arrondir ses discours et d’adopter une position plus tolérante, notamment envers les protestants et les ligueurs. En 1582, il écrit une comédie satirique nommée Candelaio (Le Chandelier) ; cette œuvre, mêlant humour raffiné et satyre brutale, confirme son talent d’écrivain satirique, lyrique et ironique. En Avril 1583, Bruno se rend en Angleterre avec une recommandation du roi Henri III, d’abord à Londres puis à Oxford où il se voit attribuer une chaire par la reine Elisabeth. Il y reçoit un accueil froid et hostile. Bien que jouissant d’une brillante réputation, il est connu pour sa personnalité sulfureuse, et ses pensées dérangent fortement l’Eglise Anglicane. Face au géocentrisme ambiant, il s’oppose violemment aux docteurs universitaires anglais en soutenant publiquement les théories coperniciennes. Durant deux ans, il essuiera de nombreuses critiques, suscitant les passions, méprisant ses détracteurs qu’il traite de pédants et d’aristotéliciens. L’image orgueilleuse qu’il véhicule lui donne l’aspect d’un philosophe, théologien, et scientifique novateur, mais impertinent. Souvent attaqué, il réplique par la plume. En 1584, il sort 4 ouvrages : La Cena de le Ceneri (Le banquet des cendres), De la causa, principio, et Uno (La cause, le principe, et l’un), De l’infinito unverso et Mondi (De l’infini, l’univers et les mondes).
Dans ces parutions, Giordano Bruno fait preuve d’une grande audace, et également d’une grande clairvoyance. Sa conception du monde y apparaît comme révolutionnaire, voire visionnaire. Il soutient en effet les thèses coperniciennes (héliocentrisme), il dépasse même son idée en affirmant : « L’Univers est infini, peuplé d’une multiplicité de mondes analogues au nôtre ». Bruno ira même plus loin que Copernic, en affirmant que la sphère des étoiles fixes n’existe pas, mais que ces étoiles ne sont ni plus ni moins que des soleils ! Il pressent que l’Univers est en mouvement, composé de mondes clos indépendants les uns des autres. Bruno, de part son intuition et sa logique, est un précurseur de l’astronomie moderne. Néanmoins, il reste pétri des croyances de son époque (alchimie, magie, etc …), il pense par exemple que la matière possède une âme sensible. L’année d’après, il sort trois nouveaux livres qui approfondissent encore un peu plus ses idées et positions : Spaccio de la Bestia Trionfante (L’expulsion de la bête triomphante, œuvre ouvertement anti-calviniste et catholique), Cabala del cavallo Pegaseo (La cabale du cheval de Pégase, œuvre anti-Aristote), et enfin De gl’heroici furori (Les fureurs héroïques, oeuvre contre l’idée de centre du monde et de présence de Dieu).
Malheureusement pour Bruno, l’obscurantisme et l’inquisition régnant à cette époque se durcit encore un peu plus, et son retour dans la capitale française voit sa position se détériorer. En effet, en ces temps où les rois sont soumis à l’autorité du Vatican, Henri III ne peut se permettre d’avantage d’apporter son soutient à un révolutionnaire de la pensée et du savoir, jugé comme hérétique. Un incident vient se rajouter à cette méfiance envers Bruno : Le géomètre Mordante accuse Bruno de vouloir s’accaparer l’invention du compas différentiel (précurseur du compas de Galilée). En effet celui-ci n’écrit pas le latin, et Bruno se propose donc de publier à sa place pour annoncer la découverte. Mais Bruno s’empare de l’idée pour l’améliorer et lui donner une utilité d’ordre métaphysique. Il publie donc un ouvrage dans lequel il ridiculise et insulte Mordante qui s’est contenté de découvrir les aspects scientifiques et géométriques de son invention, sans avoir eu l’ingéniosité de mettre à jour les applications ésotériques et magiques du compas ! Mordante enrage à la lecture de la publication, et rachète tous les exemplaires en jurant de se venger. Il dénonce donc l’hérétique à la Ligue Catholique qui se met immédiatement en chasse. L’affaire est grave, et le penseur doit de nouveau s’exiler … Il se rend donc en Allemagne, où les universités de Marbourg, puis de Wittenberg vont l’accueillir. Il intègre ainsi la communauté luthérienne. Remerciant ses hôtes, il dit : « Vous avez permis à un étranger, à un homme qui n’appartenait pas à votre religion, d’enseigner en public. Vous l’avez autorisé à être simplement un ami de la sagesse. Vous ne l’avez pas empêché d’exposer des opinions, même lorsqu’elles étaient contraires aux doctrines reçues par vous ». Pourtant, au bout de deux ans, fidèle à lui-même et à son esprit rebelle, Bruno se heurte violemment à sa hiérarchie, et il se fait une nouvelle fois excommunier par le pasteur de l’église luthérienne. Cette vie d’exil l’emmène cette fois à Helmstadt, Francfort, mais toujours en Allemagne. La fuite ne l’empêche pas d’être productif, puisqu’il écrit de nouveau 4 livres où il développe sa pensée sur l’astrologie, l’influence des astres et de leurs symboles : De innumerabilibus, immenso, et infigurabili (les fondations de sa cosmographie), De monade numero et figura (mathématiques et géométrie, il établie une corrélation entre nombres et figures géométriques), De triplici minimo et mensura (réflexions sur l’infiniment petit, les atomes), De imaginum, signorum et idearum compositione (méthode mnémotechnique).
A la suite d’une N-ième expulsion, Giordano Bruno se voit proposer en 1591 l’invitation d’un praticien, Giovanni Mocenigo. Bruno accepte et retourne finalement en Italie, à Venise, dans l’intention finale d’obtenir la chaire de mathématiques de Padoue, libre depuis 1588 (l’histoire voudra que cette chaire soit finalement attribuée à Galilée, qui se verra lui aussi intenter un procès pour hérésie, 33 ans après celui de Bruno) … Malheureusement, il se rend compte que Mocenigo l’a fait venir pour lui enseigner la mnémotechnique et l’art d’enseigner la magie, ce qui le déçoit terriblement. Il finit par accepter mais il entre rapidement en conflit avec son hôte. Si Bruno estime que sa présence est déjà un honneur pour Mocenigo, ce dernier estime lui qu’il n’en a pas pour son argent. Voulant repartir, Giordano froisse son hôte. Celui-ci, déjà choqué par les positions peu cléricales de Bruno, décide de l’emprisonner pour le soumettre, mais devant le refus du rebelle penseur, il enrage et le dénonce à l’inquisition vénitienne, le 23 Mai 1592. Giordano Bruno va alors se retrouver seul face au Saint Office, qui ouvre un procès à son encontre pour hérésie. Ce procès devra durer 8 ans. Le premier acte d’accusation porte sur les positions théologiques jugées hérétiques de l’accusé, à savoir sa pansée anti-dogmatique, son rejet de la transsubstantiation (que le Concile de Trente vient de confirmer), son rejet de la Trinité, son blasphème contre le Christ, son rejet de l’immaculée conception. L’accusation relève rapidement les activités philosophiques et scientifiques : pratique de l’art divinatoire, croyance en la métempsycose, vision cosmologique révisionniste. Bruno se défend bec et ongles, de façon habile, jouant parfois la comédie, feignant un certain repentir sur des points minimes. Grâce à son habileté, les tribunaux vénitiens le blanchissent. Malheureusement, son passé d’apostat le rattrape et la Curie romaine obtient son extradition en 1593, après que le Pape lui-même soit intervenu auprès du doge (procédure tout à fait exceptionnelle). Il se retrouve alors dans les geôles du Vatican. 10 nouveaux chefs d’accusation sont ajoutés à son procès. Un procès interminable s’ensuit alors, ponctué d’une vingtaine d’interrogatoires dirigés par le Cardinal Robert Bellarmin (qui instruira également le procès de Copernic en 1616) où on lui administrera à plusieurs reprises la torture. Il lui arrive dans ces moments de se rétracter, mais il se reprend aussitôt. Il considère que le procès qui lui est fait par la Sainte Inquisition est caduque car ses pensées sont d’ordre philosophique et non théologique. Il dit également à propos de son attachement à la magie : « Le roi Henri III me fit appeler un jour, et me demanda si cette mémoire que je possédais et que j’enseignais était une mémoire naturelle ou si elle était obtenue par la magie, je lui démontrais qu’elle n’était pas obtenue par la magie mais par la science ». Le Pape Clément VIII voulant en finir rapidement, exhorte Bruno à la soumission et au repentir, mais le philosophe astronome réplique : « Je ne crains rien et je ne rétracte rien, il n’y a rien à rétracter et je ne sais pas ce que j’aurais à rétracter ». Devant l’obstination de l’accusé, le Pape ordonne au tribunal de l’inquisition de prononcer son jugement, le 20 Janvier 1600. Condamnation qui est sans appel, puisque Giordano Bruno est condamné au bûcher. Le condamné commente cette sentence par : « Vous éprouvez sans doute plus de craintes à rendre cette sentence que moi à l’accepter ». Giordano Bruno est donc supplicié sur le bûcher, ce 17 Février 1600, sur le Campo Dei Fiori. Dernier soubresaut d’orgueil et de rébellion, il refuse le crucifix qu’on lui tend. |
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Galileo Galilei
Fils d’un musicien et compositeur florentin, Galilée naît en 1564 à Pise. Il commence sa scolarité au collège du monastère de Vallombrosa, puis suit des études de médecine à l’université de Pise. Pourtant, ce sont les mathématiques qui l’attirent, alors il quitte ses études de médecines sans avoir obtenu de diplôme (un point commun avec Copernic)… En 1588, il obtient grâce à l’aide de Guidolbado del Monte la chaire de mathématiques de Pise. C’est alors qu’il s’affaire à étudier la chute des corps, bien avant Newton : Du sommet de la Tour de Pise, il lâche des boules de plomb, de bois et de papier. Il en déduit alors que, lors d’une chute, tous les corps sont animés du même mouvement quelle que soit leur masse. Galilée est un visionnaire, il est le premier à émettre une ébauche d’idée de ce qu’est la relativité : « Lorsqu’on est à bord d’un navire qui vogue en ligne droite et à vitesse constante, on ne ressent aucun mouvement. On est immobile par rapport au navire, mais le navire se meut par rapport à la Terre. En fait, rien n’est absolument immobile et tout dépend du référentiel dans lequel on se place. ».
Presque trois cent cinquante ans plus tard, Einstein a dit : «Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité. ». On voit bien que les deux citations découlent de la même façon de penser les choses, du même raisonnement. Faute d’argent et afin de mener à bien ses propres expériences, Galilée entreprend la construction d’une lunette en Mai 1609. Fabricant lui-même ses lentilles, il arrive à un grossissement de l’image de six fois sans aucune déformation. Puis une deuxième lentille grossissant neuf fois. Fort de cette réussite, il soumet son invention en août de la même année aux sénateurs de la république de Venise qui, totalement séduits, y voient déjà une utilité militaire … Mais pour Galilée, la vocation de cet outil n’était pas d’observer l’horizon, mais le ciel.
C’est ainsi qu’en 1610, il est le premier être humain à explorer un univers alors inconnu de son œil … Et il découvre les quatre premiers satellites de Jupiter ! Galilée est un disciple de Copernic depuis alors plus d’une vingtaine d’années, pourtant il enseigne à ses élèves la théorie de Ptolémée, foncièrement opposée mais couramment admise (et appuyée par le clergé), selon laquelle la Terre se trouve au centre de l’univers et des neufs sphères concentriques (contenant les planètes et les étoiles) qui tournent autour d’elle. En fait, en donnant ces cours, il se protège de ses collègues (qui ne lui pardonnent pas le fait de critiquer ouvertement l’enseignement d’Aristote) et surtout de l’inquisition qui fait rage à cette époque, cherchant à débusquer coûte que coûte les hérétiques qui conteste les Ecritures, représentant une menace pour le catholicisme. En Juillet 1610, il devient Premier mathématicien du studium de Pise et Premier mathématicien et Philosophe du Grand Duc de Toscane. Il s’installe à Florence en septembre contre l’avis de ses amis qui préfèrent le savoir à Venise, la seule puissance qui échappe encore au pouvoir du Pape. Une fois installé, Galilée publie les premiers résultats de ses observations dans un livre rédigé en latin : Sidereus Nuncius (Le Messager des étoiles). Il y démontre notamment que la Lune n’est pas une sphère parfaite mais qu’elle est montagneuse et accidentée.
1610 est une année de référence dans la vie de Galilée, une année faste. Il est au sommet de sa gloire et de son influence sur de grands astronomes comme Kepler et Clavius, pourtant chef des astronomes du Pape. Il ne s’arrête néanmoins pas là, il poursuit ses recherches et ses observations, et découvre les phases de Vénus. En observant ces phases, identiques à celles de la Lune, il aperçoit des variations et un changement de taille évident … Pour lui, le doute n’est plus permit : Vénus tourne bien autour du Soleil, et elle se déplace par rapport à la Terre. Cette découverte renforce ses convictions héliocentriques et coperniciennes. Le succès attirant les rancoeurs et la jalousie, Galilée se fait des ennemis, ceux-ci s’attaquent à lui en 1612, sur l’aspect scientifique et religieux de ses travaux. Les universitaires conservateurs, adeptes d’Aristote, récusent les théories héliocentriques de Copernic et s’acharnent sur Castelli, un disciple de Galilée. Mais la plus grande menace qui pèse sur Galilée, ce sont les théologiens qui accusent le système copernicien d’être contraires aux Saintes Ecritures. Galilée essaie alors de se défendre en tentant de démontrer la compatibilité entre les Ecritures et les travaux de Copernic. En 1616, il décide de se rendre à Rome afin de convaincre les ecclésiastiques du bien fondé de ses théories. Il rédige un essai sur les marées des océans, preuve indiscutable du mouvement de la Terre. Mais le mal était fait et, en février 1616, la théorie héliocentrique dans laquelle le Soleil est le centre du monde immobile et la Terre tourne autour est jugée comme étant une hérésie. Le mois suivant, l’ouvrage de Copernic (De Revolutionibus Orbium Coelestium) est mis à l’index et Galilée est vivement conseillé de ne plus faire l’apologie d’un tel sacrilège. Galilée reste ainsi muet sur ses idées pendant sept années…
En 1623, un nouveau Pape est nommé. Anciennement cardinal Maffeo Barberini, celui-ci prend le nom d’Urbain VIII. Il est jeune, sportif, plutôt libéral… Bref, il représente un espoir et un progrès pour les milieux intellectuels et progressistes. Galilée, le connaissant bien, en profite pour tenter de réhabiliter Copernic. L’année d’après, il reçoit l’autorisation de rédiger un ouvrage établissant de manière totalement objective la contradiction entre les différents modèles du monde, le Ptoléméen et le Copernicien. Galilée met sept ans pour rédiger son œuvre, il faut en effet attendre 1631 pour qu’il reçoive l’autorisation d’imprimer, après avoir effectué quelques corrections. Il sort des presses florentines en février 1632. Contre toute attente, le pape ordonne la saisie du livre… Galilée est alors convoqué au Saint Office en septembre de la même année. Il ne s’y rendra finalement qu’en hiver, menacé d’arrestation. Il semblerait que Galilée n’ait pas respecté son serment d’impartialité dans son ouvrage et aurait fait l’apologie des théories coperniciennes, d’où la colère du Pape. La colère du Pape déroute, étant lui-même libéral et ami de l’astronome… Il apparaît en fait que Galilée est victime de la raison d’état. En effet, Urbain VIII est alors dans une position délicate, soupçonné de favoriser les idées novatrices au détriment des valeurs traditionnelles et conservatrices. En outre, il est mal vu par les catholiques car sa politique est favorable à la France, ce pays qui soutient les protestants. Pour être clair, Urbain VIII offrit le procès de Galilée pour calmer les catholiques … Les audiences débutent en avril 1632. Galilée est accusé d’avoir enfreint l’interdiction de 1616 de faire l’éloge des théories de Copernic. En juin de la même année, il est jugé coupable, doit abjurer ses erreurs et est assigné à résidence. Il s’installe donc dans une maison à côté de Florence, dans laquelle il terminera sa vie, le 8 Janvier 1642. Galilée ne sera réhabilité qu’en 1757, avec le retrait de l’interdiction de 1616. |
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Neptune
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Neptune - Caractéristiques Orbitales
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Distance moyenne au Soleil
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4 498,253 millions de km
(30,1 ua)
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Distance maximale au Soleil
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4 540 millions de km
|
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Distance minimale au Soleil
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4 460 millions de km
|
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Distance maximale à la Terre
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4 650 millions de km
|
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Distance minimale à la Terre
|
4 350 millions de km
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Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
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1,76917°
|
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Excentricité de l'orbite
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0,008 585 87
|
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Période de révolution sidérale
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60 224,9036 jours
soit 164 ans 323 jours 21,7 heures
|
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Période de révolution synodique
|
367,4857 jours
soit 1 an 2,2 jours
|
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Vitesse orbitale moyenne
|
5,4317 km/s |
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Neptune - Caractéristiques Physiques
|
|
Diamètre équatorial
|
49 922 km
|
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Diamètre polaire
|
48 574 km
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Aplatissement
|
0,0171
|
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Masse
|
1,0243×1026 kg
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Masse (Terre = 1)
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17,2
|
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Masse volumique moyenne
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1,638×103 kg/m³
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Gravité à la surface
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11,00 m/s²
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Période de rotation sidérale
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0,67 j
soit 16h 6,64mn
|
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Inclinaison de l'équateur sur l'orbite
|
29,58°
|
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Albedo
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0,41
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Vitesse de libération
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23,5 km/s
|
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Température au niveau des nuages
|
-145 °C
|
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Pression atmosphérique
|
variable selon l'altitude
|
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Atmosphère
|
-Dihydrogène : > 84%
-Hélium : > 12%
-Méthane : 2%
-Ammoniac : 0,01%
-Éthane : 0,00025%
-Acétylène : 0,00001%
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Nbre de Satellites connus
|
13 + anneaux*
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*les anneaux ont été découverts en 1984 |
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Caractéristiques Protée
|
|
Date de la Découverte
|
1989 (S/1989 N1)
|
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Découvert par
|
S.Synnott (Voyager Science Team/Voyager 2)
|
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Dimension
|
416 km
|
|
Rayon orbital
|
117 647 km
|
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Période de révolution
|
0.555 j
|
|
excentricité
|
0.0005
|
|
inclinaison (en degrés)
|
0.026
|
|
Magnitude visuelle
|
20.0 |
|
Caractéristiques Triton
|
|
Date de la Découverte
|
1848
|
|
Découvert par
|
W. Lassel
|
|
Dimension
|
2 707 km
|
|
Rayon orbital
|
354 800 km
|
|
Période de révolution
|
5j 21h 03m
|
|
Densité
|
2.8
|
|
excentricité
|
0.0000
|
|
inclinaison (en degrés)
|
156.834
|
|
Magnitude visuelle
|
13.0 |
| |
|
|
N°
|
Satellites
|
Découvert en
|
Par
|
Dimensions (en km)
|
Révolution (en jours)
|
Rayon orbital (en km)
|
excentricité
|
inclinaison (en degrés)
|
Mag. visuelle
|
|
II
|
-
|
Néréïde / Nereid
|
1949
|
G. P. Kuiper
|
340
|
360.14
|
5.513.400
|
0.7512
|
7.232
|
19,2
|
|
IV
|
S/1989 N2
|
Larissa
|
1989
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
190 x 210
|
0.555
|
73.548
|
0.0014
|
0.205
|
21.5
|
|
V
|
S/1989 N3
|
Despina
|
1989
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
148
|
0.335
|
52.526
|
0.0002
|
0.064
|
22,0
|
|
VI
|
S/1989 N4
|
Galatée / Galatea
|
1989
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
158
|
0.429
|
61.953
|
0.0000
|
0.062
|
22,0
|
|
VII
|
S/1989 N5
|
Thalassa
|
1989
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
80
|
0.311
|
50.075
|
0.0002
|
0.209
|
23,4
|
|
VIII
|
S/1989 N6
|
Naïade / Naiad
|
1989
|
Voyager Science Team/Voyager 2
|
58
|
0.294
|
48.227
|
0.0004
|
4.746
|
24,1
|
|
IX
|
S/2002 N1
|
Halimede
|
2002
|
M. Holman, J.J. Kavelaars, T. Grav, W. Fraser, D. Milisavljevic
|
61
|
1879.71
|
15.728.000
|
0.5711
|
134.101
|
24,5
|
|
XI
|
S/2002 N2
|
Sao
|
2002
|
M. Holman, J.J. Kavelaars, T. Grav, W. Fraser, D. Milisavljevic
|
40
|
2914.07
|
22.422.000
|
0.2931
|
48.511
|
25,4
|
|
XII
|
S/2002 N3
|
Laomedeia
|
2002
|
M. Holman, J.J. Kavelaars, T. Grav, W. Fraser, D. Milisavljevic
|
40
|
3167.85
|
23.571.000
|
0.4237
|
34.741
|
25,4
|
|
XIII
|
S/2002 N4
|
Neso
|
2002
|
M. Holman et al., B. Gladman et al.
|
60
|
9373.99
|
48.387.000
|
0.4945
|
132.585
|
24,6
|
|
X
|
S/2003 N1
|
Psamathe
|
2003
|
D.C. Jewitt, J. Kleyna, S.S. Sheppard
|
38
|
9115.91
|
46.695.000
|
0.4499
|
137.391
|
25,6 | |
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La ceinture de Kuiper et le nuage d'Oort
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La ceinture de Kuiper sous l'oeil d'un nouveau télescope
En décembre 2007 entrera en service un nouveau télescope à l'Observatoire de Lowel à Flagstaff (Arizona) : le Discovery Channel Telescope.
D'un coût de 30 millions de dollars, l'appareil et son unique miroir de 4,3 mètres de diamètre seront dédiés à l'étude de la ceinture de comètes de Kuiper, au-delà de Neptune. Seuls 800 des quelque 100 000 corps célestes de cette région ont pour l'instant été découverts, de quoi garantir de longues heures d'observation.
Une ancienne controverse occupera par ailleurs les astronomes qui travailleront sur le futur Discovery Channel Telescope : Pluton est-il réellement une planète ? Découverte en 1930 depuis le même Observatoire de Lowel, Pluton continue d'intriguer les scientifiques en raison de sa faible masse et de son orbite inhabituelle.
Certains pensent même pouvoir découvrir dans la ceinture de Kuiper des objets aussi grands, voire plus, que l'étrange Pluton.
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Johannes Kepler
Astronome et physicien allemand, Johannes Kepler est né le 27 Décembre 1571 à Weil der Stadt, dans le Wurtemberg. (Sud-ouest de l’Allemagne). Kepler vit chez ses grands-parents de 1574 à 1576, il part ensuite avec ses parents à Léonberg où il entre à l’école latine. A trois ans, il attrape la petite vérole, il s’en sort avec les mains déformées, des yeux affaiblis et une santé précaire. Il garde néanmoins une intelligence au dessus de la normale. En 1584, il entre au séminaire protestant d’Adelberg , mais il est repéré en 1587 par le duc de Wurtemberg qui décide de le prendre sous sa tutelle. Il fréquente alors l’université de Tübingen où il suit les cours de Michael Maestlin, son professeur de mathématiques (qui fut l’un des premiers à adhérer au système héliocentrique de Copernic). Maestlin se contentait pourtant de donner des cours sur le système géocentrique de Ptolémée, mais il donnait en secret des précisions aux élèves les plus doués (comme Kepler) sur l’héliocentrisme. A l’université, Kepler lit beaucoup et s’intéresse fortement à la théologie, il est également initié à l’astrologie et à la philosophie de la nature d’Aristote, à laquelle il restera longtemps attaché. Il dira qu’il adhéra à la théorie de Copernic grâce à Maestlin, pour des raisons métaphysiques. Il passe son examen de fin d’études en 1591 et poursuit en tant qu’étudiant diplômé. Il ambitionne alors de devenir ministre luthérien. Pourtant, après la mort du professeur de mathématiques du séminaire protestant de Gratz, Tübingen recommande Kepler pour prendre le poste vacant. Il accepte, à contre cœur. Pendant six années, il y enseignera la géométrie, l’arithmétique, Virgil et la rhétorique.
En 1595, en traçant un triangle dans un cercle, il a une idée qu’il juge extraordinaire : « Il y a six planètes parce qu’il y a cinq solides parfaits, un solide parfait s’intercalant exactement entre deux planètes ».Kepler croyait que le nombre et la disposition des planètes était une manifestation de la volonté de Dieu et non le fruit du hasard. Il encastre alors les 6 planètes connues à l'époque dans les 5 solides parfaits platoniciens. A chaque sphère est associée une planète, le rayon de la sphère donne la distance moyenne de la planète au soleil. Chaque polyèdre est inscrit dans une sphère et circonscrit dans une autre. Selon Kepler, Vénus correspond à l'octaèdre, la Terre à l'icosaèdre, Mars au Dodécaèdre, Jupiter au tétraèdre et Saturne au cube. Il pense donc que les distances entre les planètes et le Soleil dans le système héliocentrique sont déterminées en fonctions des cinq solides réguliers (établis par Platon), si on suppose que l’orbite d’une planète est circonscrite à un solide et déterminée par un autre solide (il croit encore, à l’époque, que les orbites sont circulaires). Il entame alors des travaux qu’il approfondit à l’aide de calculs et les publie en 1596 sous le titre de Mysterium Cosmographicum. A l’exception de Mercure, les travaux de Kepler produisent des résultats étonnants. Il envoie une copie de son œuvre à Tycho Brahé, alors mathématicien impérial. Ce dernier est impressionné par le talent du jeune Kepler et l’invite à venir l’assister à Prague pour calculer les nouvelles orbites des planètes (notamment Mars) pour ses observations. Johannes Kepler part de Gratz en 1600. Brahé meurt en 1601 et Kepler lui succède alors en tant que mathématicien impérial, le poste le plus prestigieux en Europe. En 1604, il publie Astronomia pars Optica, dans lequel il expose une théorie sur la réfraction atmosphérique, il traite également de l’optique en donnant une explication moderne sur le fonctionnement de l’œil.
A cette époque, les autres astronomes s’obstinent à suivre le vieux précepte selon lequel l’étude des planètes est un problème de cinématique, Kepler pencha pour une optique plus dynamique, il introduit la physique en astronomie. 2 ans plus tard, il publie De Stella Nova, au sujet d’une nouvelle étoile apparut dans le ciel en 1604. En 1609, il sort Astronomia Nova, contenant deux de ses nouvelles lois du mouvement planétaire, appelées « lois de Kepler ». La première, stipule que les planètes se meuvent autour du Soleil selon des orbites elliptiques, la seconde (règle des aires) dit que la ligne imaginaire que l’on tracerait entre le Soleil et une planète balaie des aires identiques d’une ellipse pendant des intervalles de temps égaux. Pour simplifier, plus la planète se rapproche du Soleil, plus sa vitesse est importante
Tétraèdre Il est composé de 4 faces qui sont des triangles équilatéraux. Il a 4 sommets et 6 arêtes. Il a 3 arêtes en chacun des sommets. Chez les grecs, il était le symbole du feu. Cube Il est composé de 6 faces qui sont des carrés. Il a 8 sommets et 12 arêtes. Il a 3 arêtes en chacun des sommets. Chez les grecs, il était le symbole de la Terre. Octaèdre Il est composé de 8 faces qui sont des triangles équilatéraux. Il a 6 sommets et 12 arêtes. Il a 4 arêtes en chacun des sommets. Chez les grecs, il était le symbole de l'air. Dodécaèdre Il est composé de 12 faces qui sont des pentagones réguliers. Il a 20 sommets et 30 arêtes. Il a 3 arêtes en chacun des sommets. Chez les grecs, il était le symbole de l'univers. Icosaèdre Il est composé de 20 faces qui sont des triangles équilatéraux. Il a 12 sommets et 30 arêtes. Il a 5 arêtes en chacun des sommets. Chez les grecs, il était le symbole de l'eau. En 1610, Galilée découvre, à l’aide du télescope qu’il vient d’inventer, les quatre satellites de Jupiter. Johannes Kepler envoie aussitôt une lettre de soutient à l’astronome italien qu’il publie sous le titre de Dissertio cum Nuncio Sidero (conversation avec le messager des étoiles). L’année suivante, il obtient l’autorisation d’observer les quatre satellites de Jupiter au télescope et publie ses observations dans un ouvrage intitulé Narratio de Observatis Quator Jovis Satellibus (récit des quatre satellites de Jupiter observés). Cette publication fut alors un appui de poids pour Galilée qui avait du mal à faire admettre ses observations.
Humainement, Kepler a de gros problèmes personnels malgré le succès. Il est souvent à cours d’argent car il a de nombreux créanciers qui le harcèlent, et on lui paie mal ses honoraires… Il doit également fréquemment fuir, car il est souvent la cible de l’inquisition qui traquent sans relâche les hérétiques à cette époque. Sa vie familiale n’est pas non plus une réussite, la première de ses deux épouses meurt brutalement en 1610 à Prague, et il voit également deux de ses enfants mourir. En 1612, Kepler est nommé mathématicien des Etats de la Haute-Autriche. Il publie sept ans plus tard Harmonices Mundi. Dans cet ouvrage, il expose sa troisième loi. Le cube de la distance entre une planète et le Soleil divisé par la période orbitale de cette planète au carré est une constante et est la même pour toutes les planètes. Dans la foulée, il publie un recueil de toutes ses découvertes : Epitome Stronomiae Copernicanae (Abrégé d’astronomie copernicienne), qui devient la plus influente introduction à l’astronomie de type copernicien. Parallèlement à ses recherches astronomiques, Kepler s’intéresse toujours à la théologie et il publie, en 1613, un ouvrage sur la chronologie et la naissance du Christ (De Vero Anno quo Aetermus Dei Filius Humanam in Utero Benedictae Virginis Mariae Assumpsit) dans lequel il démontre que le calendrier chrétien est erroné de cinq ans et que Jésus Christ serait en fait né en -4 av J.C (avant lui-même !!). Conclusion désormais acceptée. En 1618 débute la Guerre de Trente ans, qui envahi la plupart des régions allemandes et autrichiennes. Les opposants à la Réforme commencent à persécuter les protestants en Autriche : Kepler en fait partie (il réside à Linz, capitale de cette province), mais il n’est pas inquiété du décret qui bannit tous les protestants de cette province, du fait de son statut officiel. La dernière œuvre majeure de Kepler est Tabulae Rudolfinae (Tables rudolfines), en 1625, œuvre contenant les nouvelles tables basées sur les observations de Tycho Brahé et calculées en partenariat avec l’astronomie de Kepler. Isaac Newton s’inspira fortement des théories et des observations de Kepler pour formuler sa théorie sur l’attraction universelle. En raison de la guerre, l’imprimerie qui éditait ses œuvres fut détruite et on a perdu toute trace de son monument. Ses manuscrits ont été sauvés par Catherine de Russie, ils se trouvent désormais à l’Observatoire de Polkovo, à Saint-Pétersbourg. Johannes Kepler meurt en 1630, à l’âge de 59 ans.
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Jean-Dominique Cassini
Jean-Dominique Cassini, italien naturalisé français, est née (sous le prénom de Giovanni Domenico) le 8 Juin 1625 à Périnaldo, une petite ville situé dans le comté de Nice, faisant à l’époque partie de l’Italie. Il est d’abord élevé au collège Jésuite de Gênes, où il développe très tôt des qualités pour la poésie. Il y suit ensuite des études de lettres, de théologie et de droit. Après ses études, il se rend à l’abbaye de San Fructuoso. Il montre un grand intérêt pour la poésie, l’astrologie, les mathématiques et l’astronomie. Il s’aperçoit bientôt que l’astrologie, cette prétendue science, est selon lui vaine et arbitraire. En 1644, le marquis Cornelio Malvasia, alors sénateur de la ville italienne de Bologne, amateur d’astrologie, invite le jeune Cassini dans son observatoire. Il y travaillera avec les pères jésuites Giovanni Riccioli et Francesco Grimaldi, deux astronomes de grande notoriété, qui complèterons son éducation. Talentueux et gagnant en célébrité de par ses publications astronomiques à succès, il deviendra, dès 1650, professeur de mathématiques et d’astronomie à l’université de Bologne. Il arrive peu après à obtenir le retraçage d’une méridienne avec une plus grande précision que celle précédemment tracée par Dante, ce qui lui permet d’effectuer plusieurs observations d’importance. Ce résultat fut incertain car il fut contraint de demander l’autorisation au sénateur présidant à l’administration de l’église Sainte-Pétrone, qui était assez réticent à cette idée. On lui demande également d’arbitrer un différent entre les villes de Bologne et Ferrare, concernant la régulation des cours du Reno et du Pô. Le Pape le nommera ainsi en 1663 directeur des fortifications du fort d’Urbain. C’est le début d’une longue collaboration de plusieurs années avec le Pape. En 1652-53, il publie les observations d’une comète. Dans son ouvrage, il place la Terre au centre du système solaire, ce qui est très étonnant compte tenu de son talent, et après les influences laissées par Copernic et les observations de Galilée et de Kepler… Il rectifie en outre le gnomon de la méridienne de l’église San Petronio. Il bénéficie alors d’une solide réputation. En 1662, il étudie le Soleil, catalogue les satellites de Jupiter et leurs éphémérides … En 1664, il observe une nouvelle comète et établit une nouvelle théorie sur les orbites des comètes. Mais ses théories sur les origines cométaires sont fausses, puisqu’il leur attribue une origine extrasolaire, notamment en provenance de Sirius. Il reçoit cette même année de nouvelles lunettes, fabriquées par l’opticien romain Campani, et entame des observations de Jupiter. Il découvre la surface faite de bandes nuageuses et de taches, il constate donc le mouvement de rotation de la planète sur son axe ainsi que sa durée (il décèle aussi un léger aplatissement aux pôles). En 1666, il observe également les mouvements de Vénus et de Mars. Concernant Mars, il mesure sa période de rotation à moins de 3 minutes près. Deux ans plus tard, il découvre des erreurs sur ses tables des satellites joviens, et en déduit ingénieusement que la vitesse de la lumière est finie !! Mais, grave erreur, il rejette ensuite cette hypothèse. Néanmoins, c’est grâce à ce raisonnement et à ces tables que, quelques années plus tard, Olaüs Roemer calculera la vitesse de la lumière …
Cassini est alors de renommée internationale et, en 1668, Colbert (à la demande de Louis XIV et suivant la recommandation de Picard) lui propose d’entrer à la nouvelle Académie des sciences de Paris. Le Pape l’y autorise en l’assurant de garder ses titres et émoluments … Il accepte et décide de se rendre en France. Colbert offre à Cassini la somme de 1 000 écus pour ses frais de voyage et lui propose un revenu annuel de 9 000 livres. Il arrive à Paris le 4 avril 1669 et est royalement reçue par Louis XIV. Il commence par critiquer les plans de l’observatoire qui est en construction mais l’architecte (Perrault) garde raison. En effet, son français hésitant, son caractère autoritaire et son appui du Roi n’est pas du goût des autres académiciens. De plus, Cassini, pensant n’effectuer qu’un court séjour en France, ne fait aucun effort pour apprendre la langue ni pour s’adapter aux mœurs. Il s’intègre néanmoins au fur et à mesure, et son talent s’impose ; il gagne de précieuses collaborations et vainc de nombreuses oppositions.
En 1671, malgré les rappels de Pape, il décide de rester et de s’installer à l’observatoire –encore en construction-, afin d’effectuer des observations avec les instruments fournis par Colbert. La même année (puis en 1672 et 1684), il découvre grâce à ses lunettes quatre satellites de Saturne (on en connaît qu’un à cette époque) : Japet, Rhéa, Tethys et Dione. En 1672 a lieu une opposition de Mars ; en collaboration avec son collègue Richer situé à Cayenne, il mesure le parallaxe solaire (avec seulement 10% d’erreur), cela lui permet de mesurer les distances dans le système solaire. En 1673, il décide de demander sa naturalisation française. S’appelant à l’époque Giovanni Domenico, son prénom devient alors Jean-Dominique. L’année suivante, à 49 ans, il se marie avec Geneviève de Laistre.
Devenu directeur de l’observatoire de Paris, il enchaînera les observations pendant quarante années. En 1675, il observe le premier une division dans les anneaux de Saturne, qui porte désormais son nom : division Cassini. Il est ingénieux au point d’imaginer, à juste titre, la composition des anneaux de Saturne comme étant constituée de milliers de petits satellites. En 1679, il réalise l’exploit de présenter à l’Académie des sciences une cartographie de la Lune qui ne sera égalée qu’à partir de l’invention de la photographie !! En 1683, il observe la lumière zodiacale, l’étudie et en déduit qu’elle a une origine cosmique et non météorologique comme on pouvait le croire à l’époque. Il mesure également le méridien qui relie Dunkerque à Perpignan, qui est une mesure nécessaire pour connaître la forme de la planète, allongée aux pôles où à l’équateur. Beaucoup doutent de la sincérité de Cassini, qui avait tendance à vouloir s’approprier les travaux des autres pour voir son nom en haut de la liste (il était très ambitieux), et pensent que c’est Picard qui effectua les mesures à partir de calculs connus depuis l’antiquité. Malheureusement, Colbert meurt l’année suivante, ce qui met un terme au financement des travaux.
Dix ans plus tard, en 1693, Cassini découvre les lois de libration de la Lune, grâce au travail de Kepler et Hévélius. Dès 1709, son fils Jacques prend les fonctions de Directeur de l’observatoire, Jean-Dominique ayant 84 ans. En fin de vie, il devient aveugle en 1711 et meurt le 14 Septembre 1712 à l’âge avancé de 87 ans. Il est inhumé à Saint-Jacques-du-Haut-Pas, sa paroisse. Jean-Dominique Cassini est le premier d’une lignée de directeurs de l’observatoire de Paris (quatre générations couvrant une période de 122 ans !!) du même nom. |
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Pluton
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Pluton - Caractéristiques Orbitales
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Distance moyenne au Soleil
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5 906,38 millions de km
(39,5 ua)
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Distance maximale au Soleil
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7 400 millions de km
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Distance minimale au Soleil
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4 425 millions de km
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Distance maximale à la Terre
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7 500 millions de km
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Distance minimale à la Terre
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4 300 millions de km
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Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
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17,14175°
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Excentricité de l'orbite
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0,2488
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Période de révolution sidérale
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90 613,3058 jours
soit 248 ans 31 jours 7,34 heures
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Période de révolution synodique
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366,7352 jours
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Vitesse orbitale moyenne
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4,74 km/s |
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Pluton - Caractéristiques Physiques
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Diamètre équatorial
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2 290 km
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Aplatissement
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?
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Masse
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1,314×1022 kg
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Masse (Terre = 1)
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~0.002
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Masse volumique moyenne
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2,0×103 kg/m³
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Gravité à la surface
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0,655 m/s²
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Période de rotation sidérale
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6,387 j
soit 06 jours 9 heures 17 mns
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Inclinaison de l'équateur sur l'orbite
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119,61°
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Albedo
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0,60
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Vitesse de libération
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1,3 km/s
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Température moyenne
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-230 °C
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Pression atmosphérique
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0 - 0,0003 kPa
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Atmosphère
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-Azote : 90%
-Méthane : 10%
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Nbre de Satellites connus
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3 |
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Caractéristiques Charon
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Date de la Découverte
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1978 (S/1978 P1)
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Découvert par
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James Christy
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Diamètre
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1 186 km
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Rayon orbital
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17 536 km
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Période de révolution
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6j 06h
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excentricité
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0.0022
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inclinaison (en degrés)
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0.001
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magnitude visuelle
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17.3 | |
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N°
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Satellites
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Découvert en
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Par
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Dimensions (en km)
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Révolution en
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Rayon orbital (en km)
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excentricité
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inclinaison (en degrés)
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Magnitude visuelle
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III
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Hydra (S/2005 P1)
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2005
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Alan Stern (SwRI), Hal Weaver (JHU APL), Max Mutchler (STScI), Andrew Steffl (SwRI), Bill Merline (SwRI), Marc Buie (Lowell Observatory), John Spencer (SwRI), Eliot Young (SwRI), and Leslie Young (SwRI)
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-
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38.2 +/- 0.8 jours
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64,700 +/- 850 km
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0.0051
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0.212
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22.96 +/- 0.15
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II
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Nix (S/2005 P2)
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2005
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Alan Stern (SwRI), Hal Weaver (JHU APL), Max Mutchler (STScI), Andrew Steffl (SwRI), Bill Merline (SwRI), Marc Buie (Lowell Observatory), John Spencer (SwRI), Eliot Young (SwRI), and Leslie Young (SwRI)
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-
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25.5 +/- 0.5 jours
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49,500 +/- 600 km
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0.0030
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0.195
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23.41 +/- 0.15 |
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Nicolas Copernic
Nicolas Copernic, fils de boulanger, est né le 12 Février 1473 à Thorn, capitale de la Prusse polonaise. Il y passe sa scolarité, apprenant les langues anciennes. En 1491, à dix-huit ans, son oncle - l’évêque de Cracovie Lukas Watzenrode - l’envoie à l’université de Cracovie afin qu’il y reçoive une éducation solide. Il passe quatre années à étudier les arts libéraux, puis part en Italie (sans diplôme) afin de se consacrer au droit et à la médecine ; Copernic suit également les cours d’astronomie d’Albert Brudzewski, ce qui se révèlera être sa véritable vocation.
Avant de partir pour l’Italie, son oncle le nomme chanoine de Frombork, à un poste financier, sans devoir religieux. Copernic commence donc ses études à l’université de Bologne et trouve un logement chez un professeur de mathématiques du nom de Domenico Maria Novara. Celui-ci l’encourage dans la voie de l’astronomie, les deux hommes observeront d’ailleurs ensemble l’éclipse d’Aldébaran par la Lune le 9 Mars 1497. En 1499, Copernic commence par donner des cours de mathématiques à Rome devant un auditoire de haute compétence. L’année d’après, il organise des conférences sur l’astronomie au même endroit. Copernic décide alors de partir pour Padoue étudier la médecine, entre temps il obtient son doctorat en droit canon à Ferrare. Il stoppe alors ses études de médecine et décide de retourner en Pologne pour remplir son devoir de chanoine. Il vit alors pendant sept ans chez son oncle Lidzbark Warminski, dans un palais épiscopal, et participe à l’administration du diocèse. Se consacrant toujours à ses méditations astronomiques, il travaille surtout auprès des malades, mettant en avant ses connaissances en médecine … Son éclectisme le poussera à créer un projet de réforme monétaire en 1521, à faire valoir son doctorat de droit dans des tribunaux et à inventer une machine hydraulique qui permit de distribuer l’eau dans toute la ville de Frombork. Parallèlement à toutes ces activités, il publie son premier livre, une traduction de textes en latins sur la morale, écrits par un écrivain byzantin du VIIème siècle. Il rédige également un traité sur l’astronomie (De Hypothesibus Motuum Coelestium a se Constitutis Commentariolus). Cet ouvrage énonce déjà les principes de l’héliocentrisme, mais ne sera pas publié avant le XIXème siècle… En 1512, il s’affaire sur son œuvre majeure : De Revolutionibus Orbium Coelestium (Révolution des sphères célestes). Il met dix-huit ans à l’achever. Copernic conserva ses manuscrits pendant vingt-sept ans, mais les principaux résultats furent publiés. Son livre a d’ailleurs été publié à Nuremberg en 1543.
Au début du XVIème siècle, les idées sur la cosmologie tranchaient singulièrement avec les théories de Copernic. Les croyances reposaient sur un univers se limitant à un système solaire dont le centre était la Terre. La Terre y était fixe et les planètes tournaient autour dans un ordre différent que celui que nous connaissons : la plus proche était la Lune, puis Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter, Saturne … et on notait aussi la présence d’une sphère bien plus éloignée qui portaient les étoiles fixes qu’on observait dans le ciel (sphère des fixes). On pensait également que les planètes tournaient autour d’un cercle nommé « épicycle » dont le centre tournait lui-même autour de la Terre sur un autre cercle nommé « déférent ». La vision de Copernic était radicalement différente… Pour lui, le système solaire reposait principalement sur le fait que la Terre n’était pas le centre de l’univers, mais qu’elle tournait, à l’instar des autres planètes, autour de son étoile : le Soleil. Il avait également compris que la Terre n’était pas fixe mais qu’elle tournait sur elle-même, telle une toupie. Copernic garda néanmoins les principes de sphère des fixes et de sphères solides (celles qui tiennent les planètes). De ce constat, il en découle l’explication du mouvement journalier du Soleil, de la Lune et des étoiles (par rotation de la Terre sur elle-même) et le mouvement annuel du Soleil (par rotation de la Terre autour de lui). Il explique également les mouvements rétrogrades des planètes et le fait que Mercure et Vénus restent à la même distance du Soleil.
Cette théorie fut assez mal acceptée par la majorité des lecteurs de l’époque, qui étaient bien ancrés dans leurs convictions d’une Terre centre du monde. Conviction fortement renforcée par le pouvoir tout puissant de l’église catholique. Si certains éléments sont appréciés, le noyau dur de sa théorie est ignoré, voire réfuté, rejeté. Jusqu’en 1600, cette théorie héliocentrique n’aura que dix adeptes, parmi lesquels les plus connus : l’italien Galileo Galilei et l’allemand Johannes Kepler. Certains prendront leurs libertés avec le système copernicien : Ainsi, en 1588, le danois Tycho Brahé pense que la Terre est immobile au centre de l’univers, et si les planètes tournent autour du Soleil, l’ensemble tourne autour de la Terre. On appelle cela le système géo-héliocentrique. Après la condamnation de Galilée en 1633, certains restent fidèles à Copernic malgré tout. Mais l’opinion générale adopte alors le géo-héliocentrisme de Brahé. Enfin, à la fin du XVIIème siècle, grâce à l’élaboration de la mécanique céleste par Isaac Newton, la plupart des pays européens sont coperniciens … Même si certains pays resteront hostiles à l’héliocentrisme pendant encore plus d’un siècle…
Nicolas Copernic meurt à Frombork le 23 Mai 1543, en ayant la satisfaction de tenir dans ses mains le premier exemplaire de son ouvrage que son disciple Rhéticus venait de lui envoyer … Vous avez apprecié cet article? Inscrivez vous à la newsletter pour être informé lorsqu'Astrofiles.net publiera de nouveaux articles! Vous pouvez également soutenir Astrofiles en faisant un don!
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Tycho Brahé
Tycho Brahé est né le 13 Décembre 1546 à Knudstorp, en Scanie, province soumise à cette époque au royaume du Danemark. Sa famille était issue de la plus ancienne noblesse du royaume. Le jeune Tycho, qui ne suit pas un enseignement poussé de la part de ses parents (son père refuse de lui faire enseigner le latin), est placé à l’insu de sa famille par son oncle maternelle dans une école, là où son intelligence peut enfin s’exprimer. Il se passionne alors pour les choses du ciel et dévore tous les livres d’astronomie et d’astrologie. Pourtant, il suit à l’époque des études de Droit, études qui pâtiront beaucoup de cette passion. En 1560, une éclipse de Soleil a lieu (en quasi concordance avec les prévisions des éphémérides), ce qui provoque son enthousiasme et décide sa vocation, il se met à l’étude du ciel. La même année, il est envoyé à Leipzig pour suivre une instruction très basique, suffisante à cette époque pour pouvoir permettre à un membre de la noblesse d’occuper un emploi public. Mais, à l’insu de son gouverneur, il se consacre aux mathématiques et à l’astronomie, il devient également féru d’astrologie. Tycho reçoit régulièrement de l’argent pour satisfaire ses plaisirs, il en consacre la totalité à l’achat de livres et d’instruments.
En 1563, il observe une nouvelle fois un évènement céleste prévu par les éphémérides en usage (les tables prussiennes) : une conjonction de Jupiter et Saturne produite à plusieurs jours d’écart, avec le moment prédit par les tables prussiennes. Tycho Brahé réfutait le système héliocentrique de Copernic au profit d’un système géo-héliocentrique (tel celui d’Héraclide), car les théories coperniciennes contredisent la Bible et on n’y observe pas de parallaxes annuelles. Tycho croit que la Terre est le centre du monde, que les planètes tournent toutes autour du Soleil et que le tout tourne autour de la Terre. Il croit aussi que les étoiles lointaines influencent le mouvement des planètes, et que ces étoiles sont placées non loin de Saturne car il réfute l’idée d’espace vide entre les étoiles et les planètes. Il pense que la matière est uniformément répartie au sein de l’univers. Cependant, malgré ces malheureuses convictions, on doit à Tycho Brahé d’avoir brisé les croyances de sphère de cristal, la sphère des fixes, contenant les étoiles au-delà du système solaire. Brahé est un maniaque de l’observation, il ne porte d’ailleurs que peu d’intérêt pour la spéculation cosmologique. Frustré par le manque d’observation directe du ciel (le télescope de Galilée ne sera inventé qu’en 1610), il se met à fabriquer lui-même de nouveaux instruments de mesure et d’observation, évidemment sans composante optique. Galilée critiquera ces instruments pour leur coût exorbitant et leur complexité pas toujours justifiée, mais il demeure que Tycho exécutera beaucoup d’observations d’une grande précision avec ses instruments, un demi siècle avant l’invention de la lentille. En 1565, il retourne à Copenhague mais il est peu apprécié par les hommes de sa caste, qui le considèrent comme un excentrique et un individualiste, il se résout donc à partir pour l’Allemagne … Il rencontre là-bas plusieurs astronomes célèbres, tels le landgrave de Hesse-Cassel, Guillaume IV. Il visite alors tous les observatoires du pays, et commande de nouveaux instruments pour étudier le mouvement de la voûte céleste.
On raconte une anecdote sur Brahé pendant son séjour en Allemagne : A Rostock, il eut une querelle avec l’un de ses compatriotes qui n’était pas d’accord avec lui sur un problème de géométrie. Les deux hommes se provoquèrent en duel et Tycho y perdit son nez ! Pour masquer cette balafre, il se fabriqua un faux nez, fait d’or et d’argent … On peut d’ailleurs l’observer sur certains portraits de l’astronome. Il retourne assez rapidement à Copenhague pour y vivre dans la retraite. Le 11 novembre 1572, il découvre une nouvelle étoile dans la constellation de Cassiopée, une étoile si brillante qu’elle est visible même en plein jour. Tycho, subjugué comme tous ses contemporains par le phénomène, découvre que l’étoile ne possède pas de parallaxe et en déduit donc qu’elle est située à très grande distance. Tycho mesura la brillance de l’étoile, ses résultats furent tellement précis que les astrophysiciens utilisent encore aujourd’hui ces mesures pour étudier les supernovae … Car effectivement, l’objet mystérieux n’était pas une étoile à proprement parler, mais l’explosion de étoile en supernovae. Il publie l’année suivante son ouvrage De Nova Stella anni 1572.
Ces observations firent l’admiration du Chancelier Oxe et du roi Frédéric II, ami des sciences. En 1576, ce dernier offre à Tycho Brahé la petite île d’Hween, située dans le détroit de Sund, entre Elseneur et Copenhague. Il ajoute également une pension de 500 écus, un fief situé en Norvège, et un bénéfice de chanoine (2 000 écus) afin d’entretenir un observatoire, nommé Uraniborg, construit aux frais du roi. Brahé détient alors l’autorité suprême sur les habitants de l’île et, tel un monarque, perçoit des revenus à même le travail de ces derniers. Son caractère autoritaire et individualiste fit de lui, grâce à l’obtention du pouvoir, un véritable dictateur. Brahé équipe son observatoire d’imprimeries et d’instruments fabriqués par ses soins dans son atelier, instruments qui coûtaient une fortune, puisée dans ses richesses personnelles. Ces instruments étaient très imposants : 2 à 2.5 mètres, ils étaient tous munis de limbes de cuivre et fabriqués avec la plus grande précision. Brahé décrit ses instruments dans son ouvrage Astronomiae instauratae Mechanicae. Parmi ces instruments, Brahé fabrique des horloges graduées à la seconde, dont l’une qui mesure près d’un mètre de diamètre et qui possède 1 200 dents. Il possède aussi une équipe de vingt à trente collaborateurs s’occupant des observations ou des calculs. Uraniborg renferme également un laboratoire de chimie où l’on prépare des médicaments qui sont, paraît-il, distribués gratuitement aux pauvres. Cette généreuse entreprise ne fut pas du goût des médecins de Copenhague. L’observatoire d’Uraniborg est achevé en 1580. Son propriétaire y travaillera pendant dix-sept années … En 1588, il publie De mundi aetherei recentioribus phaenomenis. En 1591, sort Tychonis Brahae, apologetica responsio ad cujusdum patetici in scolia dubia, sibi de parallaxi cometarum opposita. Puis, en 1596 : Tychonis Brahae, Dani, epistolarum astronomicarum libri. Tycho se marie avec une roturière (une fille de paysan) qui lui donnera huit enfants. C’est le roi en personne qui consacre l’union pour faire taire la noblesse qui s’oppose évidement à ce mariage. A la mort de Frédéric II, les nobles et certains médecins de Copenhague, par jalousie et désir de vengeance, profitent de la minorité de Christian IV pour priver Brahé de ses droits de pension et bénéfices qui lui permettaient de poursuivre ses travaux et d’assurer l’entretien de son observatoire. Le sénateur Walckendorp est l’instigateur de cette injustice. Plus tard, Laplace dira de lui : « Son nom, comme celui de tous les hommes qui ont abusé de leur pouvoir pour arrêter le progrès de la raison, doit être livré au mépris de tous les âges. » Petite cause, grands effets… En effet la haine qui s’instaura entre Brahé et Walckendorp a une origine aussi futile que ridicule. Un jour, le jeune roi Christian IV vint rendre visite à Brahé à Uraniborg en compagnie du sénateur Walckendorp ; ce dernier ne supportant pas les aboiements de deux dogues anglais appartenant à Brahé (et offerts par le roi Jacques VI) leur donna des coups de pied. Brahé prit parti pour ses chiens, une dispute s’ensuivit, et c’est ainsi que les deux personnes devinrent ennemies … au final, la principale victime de cette inimitié étant l’astronomie ! Brahé est donc contraint de quitter son île avec ses instruments et les six enfants qui lui restent pour se rendre au Danemark. Mais il quitte aussitôt le Danemark pour Prague car on ne lui permet pas de s’installer comme il le souhaitait. Là-bas, l’empereur Rodolphe II lui fait rencontrer le jeune Johannes Kepler (1571-1630), qui travaillera avec lui et qui s’affairera sur les calculs des orbites de Mars. Kepler rédigera également les tables rudolphines, qui sont des annales astronomiques. Il est vrai que Tycho Brahé connaissait les écrits du jeune astronome Allemand, et Kepler rêvait d’étudier les observations du grand maître (Brahé a été nommé « Astronome Impérial » par l’Empereur)… Tycho Brahé meurt le 24 Octobre 1601, à 54 ans, d’une rétention d’urine. Kepler lui succède à la demande de l’Empereur. |
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